Zone euro-L'inflation ralentit à 2,8% sur un an en juin information fournie par Reuters 01/07/2026 à 12:17
(Actualisé tout du long avec contexte, détails)
L'inflation dans la zone euro est restée bien au-dessus de la cible de 2% de la Banque centrale européenne (BCE) mais a ralenti bien plus que prévu en juin, atténuant la pression exercée sur l'institution pour qu'elle relève à nouveau ses taux d'intérêt ce mois-ci, montrent mercredi les données préliminaires publiées par Eurostat.
L'inflation IPCH dans les 21 pays qui partagent l'euro s'est établie à 2,8% le mois dernier, alors que les analystes tablaient sur 3,0% après 3,2% en mai, les prix des denrées alimentaires, de l'énergie et des services ayant tous connu un ralentissement.
L'indicateur des prix sous-jacents, qui exclut les coûts volatils de l'alimentation et de l'énergie, ressort à 2,4% contre 2,6% en mai.
Bien que le chiffre de juin reste nettement supérieur à l’objectif de la BCE, la récente baisse des cours du pétrole, alimentée par les espoirs d’un accord de paix au Moyen-Orient, a fait naître l’espoir que les pressions sur les prix s’atténuent et que les répercussions plus larges de la flambée des prix de l’énergie restent limitées.
La BCE craint tout particulièrement que le choc énergétique initial ne commence à faire grimper les prix d’autres biens et services, entraînant à terme une hausse des salaires.
Néanmoins, la grande majorité des économistes et des investisseurs estime que la BCE devrait relever ses taux à nouveau en septembre ou en octobre, même si elle marque une pause en juillet.
En effet, les prix de l’énergie restent bien supérieurs aux niveaux d’avant-guerre et le conflit au Moyen-Orient pourrait prendre une nouvelle tournure inattendue, comme cela s’est produit à maintes reprises par le passé, ce qui maintiendrait la volatilité des anticipations de prix.
On craint également que la pénurie d’engrais en provenance du Moyen-Orient et la vague de chaleur en Europe ne réduisent les rendements agricoles et n’exercent une certaine pression à la hausse sur les prix alimentaires, faisant grimper l’inflation au moment même où les coûts énergétiques s’apaisent.
La prochaine décision de politique monétaire de la BCE est attendue le 23 juillet.
(Rédigé par Matthieu Huchet et Etienne Breban, avec Balazs Koranyi, édité par Augustin Turpin)