19 avril (Reuters) - Yahoo YHOO.O a publié mardi un
chiffre d'affaires trimestriel légèrement supérieur aux attentes
mais en baisse de plus de 11%, une chute qui illustre les
difficultés du groupe à trouver des relais de croissance pour
ses activités de recherche et de publicité ciblée, dont il
prévoit de se séparer.
L'action Yahoo gagnait près de 1% dans les transactions hors
séance à 36,66 dollars, dans des volumes peu nourris.
Le chiffre total du premier trimestre, à 1,09 milliard de
dollars (960 millions d'euros), est en repli de 11,3%. Il accuse
sa première baisse après quatre trimestres consécutifs de
croissance.
Les analystes financiers tablaient en moyenne sur un chiffre
d'affaires de 1,08 milliard pour les trois premiers mois de
l'année selon Thomson Reuters I/B/E/S.
Une fois déduites les commissions reversées à des sites
partenaires, le CA revenant à Yahoo ressort à 859,4 millions de
dollars, contre 1,04 milliard un an plus tôt.
Le chiffre d'affaires avait culminé en 2008 et si Yahoo
possède toujours l'une des adresses internet les plus visitées
au monde, il est incapable depuis des années de tenir tête à
Google GOOGL.O et Facebook FB.O sur le marché publicitaire.
Sous pression d'actionnaires activistes, le groupe a mis en
vente son coeur de métier en février, après avoir renoncé à
scinder sa participation dans le géant chinois du commerce en
ligne Alibaba BABA.N . Il n'a pas exclu de scinder les
activités mises en vente.
Les premières offres d'achats des repreneurs potentiels
devaient lui parvenir au plus tard lundi, selon plusieurs
médias. L'opérateur de télécommunications Verizon VZ.N est
donné favori mais l'éditeur du quotidien britannique Daily Mail
est également sur les rangs.
"Nous restons concentrés sur le processus d'alternatives
stratégiques, qui est une priorité", a déclaré Yahoo dans son
communiqué de résultats mardi, sans plus de précision.
Le trimestre janvier-mars se solde par une perte nette part
du groupe de 99,2 millions de dollars, soit 10 cents par action,
contre un bénéfice de 21,2 millions (deux cents par action) un
an plus tôt.
En données ajustées, la société affiche toutefois un
bénéfice par action de huit cents. Sur cette base, les analystes
attendaient un bénéfice de sept cents par titre.
(Anya George Tharakan; Marc Angrand pour le service français)