Wirecard dément toute irrégularité financière, le titre chute
information fournie par Reuters 01/02/2019 à 18:55

 (Actualisé avec communiqué de Wirecard et cours de clôture)
    MUNICH/FRANCFORT, 1er février (Reuters) - Wirecard  WDIG.DE 
a rejeté vendredi les soupçons d'irrégularités financières à
nouveau rapportés par le Financial Times, des informations qui
ont fait chuter l'action de la société allemande de paiement.
    Le titre a terminé en baisse de 25,02% à 108,50 euros à la
Bourse de Francfort, plus fort recul de l'indice des valeurs
européennes Stoxx 600  .STOXX  (+0,29%). Ce plongeon a fait
fondre la capitalisation boursière du groupe d'environ 5
milliards d'euros.
    Selon le Financial Times https://www.ft.com/content/79f23db0-260d-11e9-8ce6-5db4543da632,
 une enquête confiée par Wirecard à Rajah & Tann, un cabinet
d'avocats externe, a abouti à la conclusion préliminaire de faux
en écriture et/ou de falsifications comptables dans le bureau du
groupe à Singapour.
    Ce rapport a servi de base à une présentation interne à la
direction de Wirecard le 8 mai 2018, précise le journal.
    Dans un communiqué, Wirecard rejette ces informations et les
qualifie "d'inexactes, trompeuses et diffamatoires".
    Mercredi, le groupe allemand avait déjà réagi de façon
identique à un autre article du Financial Times faisant état de
présumées malversations financières.
    "Rajah & Tann Singapore LLP est l'un des nombreux conseils
juridiques de Wirecard et effectue régulièrement des missions de
conseil liées à la conformité et à la gouvernance pour
Wirecard", ajoute le groupe dans le communiqué.
    "Il est faux que Rajah & Tann ait découvert des fautes
graves commises par des employés de Wirecard en matière de
pratiques comptables. Aucune présentation n'a été faite à la
direction de Wirecard le 8 mai 2018 sur l'affaire présumée",
dit-il.
    Les représentants de Rajah & Tann n'ont pu être joints dans
l'immédiat.
    Le groupe munichois a été une cible récurrente des vendeurs
à découvert - les investisseurs misant sur la chute des cours
des actions - qui ont remis en question ses méthodes comptables
et son expansion internationale rapide ces dernières années.
    De son côté, une porte-parole du parquet de Munich a déclaré
que concernant Wirecard, une enquête sur une éventuelle
manipulation de marché était en cours mais qu'à ce stade, il n'y
avait pas de preuve que l'entreprise se soit livrée à des actes
répréhensibles.

 (Joern Poltz et Douglas Busvine
Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par
Jean-Michel Bélot et Bertrand Boucey)