Washington obtient de Kiev l'arrêt des frappes contre les pétroliers liés au brut kazakh
information fournie par AOF 12/08/2026 à 08:15

(Zonebourse.com) - Le vice-président américain JD Vance aurait demandé à Volodymyr Zelensky de cesser les attaques en mer Noire contre les navires et infrastructures liés à l'oléoduc CPC, crucial pour les exportations de pétrole kazakh, révèle le Financial Times.

Kiev a accepté cette demande alors que les perturbations provoquées par ses frappes inquiétaient Washington et affectaient notamment les intérêts de Chevron et ExxonMobil.

Washington a demandé à l'Ukraine de cesser ses attaques contre les pétroliers transportant du brut kazakh vers le terminal du Caspian Pipeline Consortium (CPC), dans le port russe de Novorossisk, en mer Noire. JD Vance a formulé cette demande à Volodymyr Zelensky lors d'un appel le 31 juillet.

Depuis cet échange, l'Ukraine n'a plus frappé de pétroliers à proximité du terminal, selon des responsables ukrainiens et une analyse de sources ouvertes du FT. Kiev s'est engagé à épargner les infrastructures du CPC et les navires non russes, à condition qu'ils ne soient pas sous sanctions ukrainiennes et ne transportent pas de cargaisons russes.

Les champs du Kazakhstan ont un intérêt stratégique pour les Etats-Unis et pour l'Europe

Le dossier est particulièrement sensible pour Washington. Chevron et ExxonMobil détiennent des participations dans le CPC ainsi que dans des champs pétroliers de l'ouest du Kazakhstan qui l'alimentent. L'administration américaine considère le CPC comme une voie d'approvisionnement essentielle pour acheminer le pétrole kazakh vers l'Europe et réduire sa dépendance à l'énergie russe.

Les attaques menées en juillet contre le terminal, parallèlement à une campagne contre des navires russes en mer d'Azov, avaient fortement perturbé les exportations kazakhes. Selon Kpler, les chargements du CPC sont tombés à 1,3 million de barils par jour en juillet, soit plus de 300 000 de moins qu'en juin et 600 000 de moins qu'en mai. Ces perturbations ont également fait plus que doubler les coûts de transport et d'assurance.

Cette concession ukrainienne pourrait faciliter la négociation sur la licence de production de missiles intercepteurs Patriot, estime le FT. En revanche, Kiev n'a pas ralenti ses attaques sur les capacités de raffinage russes.

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