Wall Street vue sans direction, l'Europe dans le rouge, avant l'IPO de SK Hynix
information fournie par Reuters 10/07/2026 à 14:30

Un panneau indiquant « Wall Street » devant la Bourse de New York (NYSE), à New York

par Coralie Lamarque

Wall Street est attendue sans direction et les Bourses européennes basculent ‌dans le rouge à mi-séance, les investisseurs se préparant à la fulgurante entrée au Nasdaq du fabricant de puces sud-coréen SK Hynix, tout en restant ​prudents face à la situation au Moyen-Orient.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,21% pour le Dow Jones, tandis que le Standard & Poor's-500 et le Nasdaq sont vus en baisse de 0,05% et de 0,33% respectivement. À Paris, le CAC 40 perd 0,07% à 8.320,89 ​points vers 11h32 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,05% et à Londres, le FTSE 100 grignote 0,05%.

L'indice EuroStoxx 50 recule de 0,21%, le FTSEurofirst 300 de 0,04% et le Stoxx 600 ​de 0,05%.

Outre-Atlantique, la séance s'annonce marquée par l'arrivée au Nasdaq du fabricant de ⁠puces sud-coréen SK Hynix, en passe de devenir la deuxième plus importante introduction en Bourse (IPO) au monde derrière celle de Space X ‌le mois dernier.

Cette entrée devrait également faire office de test pour l'ensemble du secteur des semi-conducteurs, sujet à des craintes récurrentes concernant notamment la pérennité de l'engouement pour les valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA).

La demande pour l'IPO aux États-Unis du ​géant sud-coréen, déjà coté à Séoul, a dépassé de plus ‌sept fois le nombre d'actions disponibles, a déclaré une source au fait du dossier.

En parallèle de la ⁠technologie, le contexte géopolitique appelle de nouveau les marchés à la prudence, face à des reprises de frappes au Moyen-Orient et aux déclarations du président américain Donald Trump indiquant en milieu de semaine que le cessez-le-feu avec l'Iran était terminé.

En Europe, les données définitives de l'inflation pour le mois de juin ⁠en Allemagne et en France ‌ont confirmé vendredi le ralentissement constaté en première estimation, avant que le regain de tensions au Moyen-Orient ne vienne tempérer ⁠cette perspective.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

À Londres, la compagnie aérienne à bas prix easyJet s'envole de 14,8% après avoir donné son ‌accord de principe à une offre de rachat d'Apollo Global, écartant ainsi une offre inférieure de Castlelake.

À Paris, ArcelorMittal grimpe de 6,1%, ⁠se hissant ainsi en tête du CAC 40, après un relèvement de la recommandation de la part ⁠de JP Morgan.

PÉTROLE

Les cours pétroliers augmentent ‌légèrement et sont en passe d'enregistrer une hausse hebdomadaire.

La reprise des affrontements entre les États-Unis et l'Iran vient perturber le trafic maritime dans le détroit ​d'Ormuz, attisant les craintes de perturbations de l'approvisionnement.

Le Brent prend 0,69% à 76,83 dollars ‌le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 0,54% à 72,47 dollars.

TAUX

Outre-Atlantique, le rendement des Treasuries à dix ans abandonne 0,2 point de base à 4,5372%, ​tandis que le deux ans avance de 0,8 point de base à 4,1702%.

Outre-Rhin, le rendement du Bund allemand à dix ans perd 1,4 point de base à 3,0381% et le deux ans lâche 0,7 point de base à 2,6431%.

CHANGES

Hormis le yen, le marché des changes observe peu de ⁠fluctuations, le dollar abandonnant 0,05% face à un panier de devises de référence tandis que l'euro grappille 0,03% à 1,1430 dollar.

La monnaie nippone a rebondi vendredi après l'annonce de l'intention du Japon d'encourager les fonds de pension à accroître leurs placements dans des actifs financiers nationaux, une mesure qui, selon les analystes, pourrait apporter un soutien plus important à la devise malmenée qu'une intervention sur les marchés.

Le yen (JPY=) s’échangeait en fin de séance en hausse de 0,4% à 161,70 pour un dollar.

PLUS AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L'AGENDA DU 10 JUILLET

LA SITUATION SUR LES MARCHÉS

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé ​par Coralie Lamarque, édité par Benoit Van Overstraeten)