Wall Street vue en hausse après le rapport sur l'emploi, accalmie sur le pétrole
information fournie par Reuters 02/10/2026 à 15:26

Des courtiers travaillent dans la salle des marchés de la Bourse de New York (NYSE), à New York

par Coralie Lamarque

Wall Street est attendue en hausse vendredi et les Bourses européennes restaient dans le vert à ‌mi-séance à la faveur d'une accalmie sur les cours pétroliers et du rapport sur l'emploi américain, tandis que l'inflation et l'obligataire demeurent sous surveillance. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de ​Wall Street en hausse de 0,95% pour le Dow Jones, de 0,80% pour le Standard & Poor's-500 et de 1,10% pour le Nasdaq.À Paris, le CAC 40 gagne 0,59% à 7.881,78 points vers 12h46 GMT. À Francfort, le Dax avance de 1,08% et à Londres, le FTSE 100 monte de 0,32%.

L'indice EuroStoxx 50 progresse de 0,72%, le FTSEurofirst 300 de 0,69% et le Stoxx 600 de 0,70%.

L'inflation en ​zone euro s'établirait à 3,8% en septembre sur un an, montrent les données préliminaires publiées en fin de matinée.

Ce chiffre s'avère supérieur aux prévisions des économistes interrogés par Reuters (+3,6%) et se rapproche davantage du double de l'objectif fixé par Francfort (+2,0%).

"Néanmoins, l’élément positif de cette ​publication est la confirmation de l’absence d’effets de second tour", a écrit Juliette Cohen, stratégiste chez CPRAM, ⁠dans une note.

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, avait déclaré lundi qu'une réponse mesurée restait appropriée pour juguler l'inflation en l'absence d'effets de second tour.

La flambée des ‌prix de l'énergie rapproche la zone euro du scénario "défavorable" en matière d'inflation esquissé par la banque centrale, mais la forte augmentation des coûts de financement à long terme limite son impact sur l'ensemble de l'économie, a déclaré vendredi Olli Rehn, membre du Conseil des gouverneurs de l'institution monétaire.

Selon les données LSEG, les ​marchés anticipent vendredi à 80% la probabilité d'un maintien des taux lors de ‌la prochaine réunion de la BCE, prévue fin octobre.

L'accélération plus que forte que prévu de la hausse des prix en zone euro apparaît ⁠également en accord avec la tendance observée dans les économies du bloc européen.

L'inflation préliminaire calculée selon les normes européennes (IPCH) pour le mois écoulé est ressortie mercredi à 3,3% en Allemagne (contre des attentes à +3,2%, après +2,9% en août) et à 3,4% en France (contre des attentes à +3,1%, après +2,6% en août).

Les investisseurs prennent également connaissance du rapport sur l'emploi aux États-Unis de septembre afin d'ajuster leurs perspectives concernant la politique monétaire.

La ⁠chute plus forte que prévu de la ‌création d'emplois renforce les anticipations d'un maintien des taux par la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de sa prochaine réunion.

En parallèle, les marchés examinent encore le projet ⁠de budget 2027, présenté jeudi par le gouvernement français, et qui doit désormais être examiné par le Parlement sans aucune garantie d'adoption.

Face aux inquiétudes croissantes concernant les finances publiques françaises, le "spread", ou écart de ‌rendement, entre les obligations allemandes et françaises à dix ans dépasse vendredi le seuil des 150 points de base (pdb), une première depuis fin 2011.

LES VALEURS À SUIVRE À ⁠WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

À Paris, Kering cède 2,5% après les déclarations de la direction du groupe français de luxe aux analystes lors d'une ⁠conférence préalable à ses résultats trimestriels.

Ailleurs en Europe, ‌Volvo Cars chute de 6,0% après avoir émis un avertissement concernant ses ventes et sa situation de trésorerie.

Puma et Adidas reculent respectivement de 1,7% et de 1,3% au lendemain des résultats de leur ​concurrent américain Nike qui prévoit une nette baisse de ses ventes annuelles.

TAUX

La vigilance reste accrue sur le marché ‌obligataire, dans un contexte de craintes inflationnistes et d'incertitudes budgétaires.

L'écart de rendement entre les obligations allemandes et françaises à dix ans atteint 157 points de base.

En France, le rendement de l'OAT à dix ans prend 5,2 points de base ​à 4,9820%, alors que le deux ans grimpe de 14,0 points de base à 3,8337%.

Outre-Rhin, le rendement du Bund allemand à dix ans chute de 12,1 points de base à 3,3981%, tandis que le deux ans perd 8,4 points de base à 2,9702%.

Outre-Atlantique, le rendement des Treasuries à dix ans cède 1,8 point de base à 5,2158% et le deux ans abandonne 1,6 point de ⁠base à 4,7705%.

CHANGES

Le billet vert se déprécie après la publication du rapport sur l'emploi.

Le dollar cède 0,21% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro abandonne 0,03% à 1,1245 dollar.

PÉTROLE

Les cours pétroliers se replient, l'annonce de discussions concernant de nouvelles mises en circulation de stocks de diesel et de brut apaisant les craintes liées à la pénurie mondiale d'énergie.

Les États membres de l'Union européenne débattent vendredi de la proposition française de débloquer 50 millions de barils de diesel européens ainsi que 50 millions de barils de brut au sein des pays membres de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), ont déclaré à Reuters deux sources proches du dossier.

Le Brent perd 2,39% à 99,86 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 3,84% à 89,30 dollars.

LA SITUATION SUR LES ​MARCHÉS

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Coralie Lamarque)