Wall Street vue en baisse, l'Europe reste dans le rouge avec le conflit au Moyen-Orient information fournie par Reuters 12/03/2026 à 13:27
par Coralie Lamarque
Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes restent dans le rouge jeudi à mi-séance, les résultats des entreprises étant assombris par le conflit au Moyen-Orient qui ne montre aucun signe d'apaisement et qui alimente les craintes inflationnistes.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,43% pour le Dow Jones, de 0,45% pour le Standard & Poor's-500 et de 0,41% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 0,31% à 8.017,26 points. À Francfort, le Dax grapille 0,06% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,20%.
L'indice EuroStoxx 50 perd 0,45%, le FTSEurofirst 300 recule de 0,22% et le Stoxx 600 baisse de 0,17%.
Entrée dans son treizième jour, la guerre en Iran ne montre aucun signe d'apaisement malgré les proclamations victorieuses de Donald Trump, menaçant un peu plus de paralyser le commerce mondial de l'énergie et de provoquer un choc des prix.
Deux pétroliers attaqués par des embarcations iraniennes chargées d'explosifs ont pris feu jeudi près du port irakien de Bassorah, selon les autorités de Bagdad, contribuant à la montée des cours du pétrole.
Le baril de Brent est momentanément repassé jeudi au-dessus de la barre des 100 dollars, malgré la proposition faite la veille par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) de débloquer 400 millions de barils de pétrole pour contenir la flambée des prix de l'énergie.
Le Brent grimpe de 6,73% à 98,17 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) monte de 6,33% à 92,71 dollars, après avoir tous deux dépassé la barre des 100 dollars en début de séance.
Avec la situation au Moyen-Orient et la volatilité du pétrole, les craintes inflationnistes persistent. Les marchés monétaires anticipent une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) d'ici juillet, avec une probabilité de 85% d'une nouvelle augmentation d'ici décembre, ce qui représente un changement radical par rapport aux prévisions avant le début du conflit, où l'on misait plutôt sur une baisse des taux.
L'institut Ifo a averti jeudi qu'une hausse prolongée des prix de l'énergie pourrait amputer de 0,2 point de pourcentage la prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) allemand pour cette année.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
VALEURS EN EUROPE
En cette fin de saison des résultats, la séance du jour est marquée par une avalanche de publications à travers l'Europe.
Zalando grimpe jeudi de 13%, après que le détaillant de mode en ligne européen a annoncé prévoir une augmentation de son bénéfice d'exploitation pour 2026 et lancer un programme de rachat d’actions pouvant atteindre 300 millions d’euros.
Le titre Leonardo a enregistré un gain record de 8% après que le groupe de défense italien a déclaré être "sur la voie d'une forte croissance" et s'attendre à une nouvelle hausse du chiffre d'affaires, des commandes et du bénéfice cette année. Le groupe vient porter le compartiment de la défense européen qui gagne 1,58%.
L'action Abivax bondit de 13% jeudi après la publication de nouvelles informations de presse faisant état d'un possible rachat du groupe biotechnologique français par le laboratoire britannique AstraZeneca.
TAUX Le marché obligataire se stabilise après avoir enregistré des gains sur fond de craintes concernant l'inflation.
Le rendement des Treasuries à dix ans grapille 0,6 point de base à 4,2121%. Le deux ans avance de 0,2 point de base à 3,6384%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans recule de 0,8 point de base à 2,9237%. Le deux ans perd 2,1 points de base à 2,3712%.
CHANGES
Le dollar est en progression jeudi pour la troisième séance consécutive, se maintenant près de ses plus hauts niveaux de cette année.
Le billet vert grapille 0,07% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro perd 0,06% à 1,1559 dollar.
PRINCIPAL INDICATEUR ÉCONOMIQUE À L'AGENDA DU 12 MARS :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Inscriptions au chômage sem. au 7 215.000 213.000
mars
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque, édité par Augustin Turpin)