Wall Street vue dans le vert, l'Europe rebondit avec l'accalmie sur le pétrole
information fournie par Reuters 25/09/2026 à 13:18

Un écran affiche les cours de la Bourse après la cloche d'ouverture à la Bourse de New York (NYSE), à New York

par Diana Mandia

Wall Street est attendue en légère hausse et les Bourses européennes rebondissent vendredi à mi-séance, la flambée ‌des cours du pétrole marquant une pause dans l'espoir de voir se dessiner des avancées diplomatiques au Moyen-Orient.

Les rendements obligataires se détendent en conséquence, ce qui donne un peu d'élan aux actions, ce qui devrait permettre au ​CAC 40 d'enregistrer sa première semaine de gains depuis début août. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,24% pour le Dow Jones, de 0.23% pour le Standard & Poor's-500 et de 0,51% pour le Nasdaq À Paris, le CAC 40 est stable à 8.080,46 points vers 10h54 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,66% et à Londres, le FTSE 100 prend 0,23%.

L'indice EuroStoxx 50 gagne 0,68%, le FTSEurofirst 300 0,52% et ​le Stoxx 600 0,51%.

Les cours du pétrole reculent légèrement vendredi, dans un contexte de renouveau des espoirs quant à une avancée dans les négociations entre les États-Unis et l'Iran visant à mettre fin au conflit qui perturbe les marchés énergétiques depuis fin février.

Selon des sources au fait du dossier, les ​négociateurs américains et iraniens réunis à New York étudient actuellement une sortie progressive de la guerre, qui impliquerait ⁠que Téhéran rouvre le détroit stratégique d'Ormuz et que Washington lève son blocus économique contre l'Iran.

Les tentatives visant à sortir de l'impasse se sont révélées jusqu'à présent peu fructueuses, et la récente escalade ‌des Houthis du Yémen, pro-iraniens, autour de la mer Rouge n'a fait qu'aggraver les perspectives concernant l'approvisionnement en pétrole saoudien.

L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan vont par ailleurs tenir une réunion urgente de haut niveau dans le cadre de leur pacte de défense afin de discuter des moyens de soutenir Ryad visé par des attaques lancées par les ​rebelles houthis du Yémen, tandis que le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi ‌soir que la France allait envoyer des moyens militaires en Arabie saoudite pour protéger le site de Yanbou, crucial pour les exportations d'hydrocarbures.

"Les marchés ont ⁠tendance à réagir aux rumeurs dès qu'ils perçoivent des signes d'une amélioration de la situation au Moyen-Orient (...) Mais il n'y a pas de solution rapide et le week-end approche, ce qui pourrait inciter à une certaine prudence", tempère Jan von Gerich, stratège chez Nordea.

La semaine qui touche à sa fin aura en tout cas été difficile pour les actions, les investisseurs ayant renforcé leurs paris sur des hausses des taux d'intérêt par les banques centrales ⁠pour lutter contre l'inflation, surtout après que plusieurs ‌séries de données, tant aux États-Unis qu'en Europe, ont montré que l'économie résiste pour l'instant à la flambée des prix.

"La hausse de l'inflation jusqu'au début de l'année prochaine et ⁠une croissance probablement plus forte que nous l'anticipions dans les prochains mois justifieraient en effet un recalibrage un peu plus important des taux directeurs que ce que nous intégrons dans notre scénario central", écrivent vendredi les analystes ‌de LBP AM.

Les marchés tablent sur un taux de dépôt de la Banque centrale européenne (BCE) à 2,86% d'ici décembre, contre 2,50% actuellement, ce qui implique une hausse de taux d'un quart de ⁠point et une probabilité de près de 50% d'un deuxième relèvement. Le taux d'intérêt de référence devrait remonter jusqu'à 3,46% d'ici fin 2027, toujours selon ⁠les opérateurs.

Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed), qui a relevé ‌ses taux la semaine dernière pour la première fois depuis plus de trois ans, a laissé entendre que d'autres hausses suivraient.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

À Paris, Airbus perd 2,5% après avoir signalé ​un défaut de qualité sur un certain nombre d'avions A321neo.

Arcelormittal gagne XXX% malgré l'annonce par le groupe d'une charge de dépréciation ‌hors flux de trésorerie d'environ un milliard de dollar.

Au niveau sectoriel, les valeurs du voyage du Stoxx 600 avancent de 1,19%, aidées par le léger recul des prix du pétrole.

TAUX Les rendements des obligations d'État de la zone euro s'apprêtaient à enregistrer leur ​septième hausse hebdomadaire consécutive, la flambée des prix de l'énergie et les signaux de plus en plus "hawkish" émis par les banques centrales ayant renforcé les anticipations concernant le resserrement de la politique monétaire.

Le rendement du Bund allemand à dix ans baisse légèrement pour s'établir à 3,6056%, après avoir atteint jeudi 3,6114%, son plus haut niveau depuis juin 2009. Le deux ans, qui a touché la veille un pic depuis septembre 2023, affiche une petite ⁠hausse à 3,2955%.

En France, le rendement de l'OAT à dix ans abandonne 2,5 points de base à 4,6892%

Le "spread", ou l'écart entre les rendements des obligations d'État françaises et allemandes à 10 ans a atteint cette semaine les 114,06 points de base, son plus haut niveau depuis juin 2012.

Aux Etats-Unis le rendement des Treasuries à dix ans prend 1,3 points de base à 5,1751% après un pic de 19 ans connu également cette semaine, à environ 5,22%.

CHANGES Le dollar perd 0,24% face à un panier de devises de référence mais reste proche de son plus haut niveau en deux mois grâce aux paris renforcés sur les hausses de taux de la Fed.

L'euro gagne 0,15% à 1,1396 dollar.

PÉTROLE

Le Brent perd 1,04% à 105,49 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 1,8% à 92,91 dollars.

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 25 SEPTEMBRE :

PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT

USA 14h00 Moral des ménages (Université septembre 47,6 47,8

du Michigan)

(Certaines données peuvent ​accuser un léger décalage)

(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)