Wall Street sur la défensive, minée par la tech
information fournie par AFP 13/07/2026 à 16:20

Un opérateur à la Bourse de New York, le 11 mai 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )

La Bourse de New York est orientée à la baisse lundi, débutant une semaine chargée en données économiques et résultats d'entreprises, par un renouvellement des craintes sur la valorisation des valeurs technologiques.

Vers 14H00 GMT, l'indice Nasdaq perdait 0,76% et l'indice élargi S&P 500 reculait de 0,17%. Seul le Dow Jones, moins sensible aux variations technologiques, parvenait à avancer, gagnant 0,32%.

Après des premiers pas réussis à Wall Street vendredi, le géant sud-coréen des puces mémoire SK hynix relâchait une grande partie de ses gains. Son titre perdait 6,54% à 157,02 dollars.

Le groupe a déjà chuté de plus de 10% à Séoul plus tôt dans la journée, là où se situe sa principale cotation.

"Cela se répercute un peu sur les autres valeurs du secteur des semi-conducteurs, mais certainement pas de la même ampleur", commente auprès de l'AFP Art Hogan, du gestionnaire de fortune B. Riley Wealth Management.

Broadcom cédait 2,49%, Micron tombait de 5,48%, Nvidia lâchait 0,99%.

Pour David Morrison, de Trade Nation, les acteurs du marché "se demandent si les valeurs technologiques restent surévaluées, malgré leur récent recul lié au secteur des puces électroniques".

Le secteur a connu une hausse spectaculaire depuis le début d'année, avec certains titres qui ont bondi de plus de 600% comme le spécialiste des puces mémoire SanDisk.

En parallèle, selon M. Morrison, "les investisseurs font plutôt abstraction de la guerre" au Moyen-Orient.

La région est secouée par des frappes américaines et iraniennes d'une ampleur sans précédent depuis le cessez-le-feu du 8 avril, une situation qui a fait voler en éclats le protocole d'accord de mi-juin censé mettre fin aux hostilités.

Les deux pays s'écharpent aussi à propos du détroit d'Ormuz. Donald Trump a assuré lundi que les Etats-Unis seront "payés" pour protéger ce passage stratégique sur lequel l'Iran veut garder le contrôle.

Mais pour Patrick O'Hare, de Briefing.com, "c'est une rengaine familière", qui ne chahute pas le marché boursier.

Les cours du pétrole sont en hausse d'environ 3,5%, tendant quelque peu le marché obligataire. Vers 14H00 GMT, le taux d'emprunt de l'Etat américain à échéance dix ans passait à 4,59%, contre 4,56% à la clôture vendredi.

"La semaine s'annonce chargée", prévient Art Hogan. "Trente entreprises du S&P 500 vont publier leurs résultats, dont la plupart sont des banques", marquant officiellement le lancement d'une nouvelle saison de publications trimestrielles.

"Les bénéfices nets par action sont désormais attendus en hausse de 20,9% au deuxième trimestre par rapport à la même période un an plus tôt, selon le consensus publié par S&P Capital IQ", souligne Sam Stovall, analyste du cabinet CFRA.

Comme pour les cours boursiers sur la période, ce sont les valeurs technologiques qui devraient apporter la hausse la plus marquée.

En parallèle, les investisseurs attendent de nouvelles données d'inflation aux Etats-Unis avec la publication mardi de l'indice des prix à la consommation (CPI) et mercredi de celui côté producteurs (PPI).

Ils donneront de nouvelles indications sur la trajectoire que pourra poursuivre la Réserve fédérale (Fed) dans les prochains mois.

La banque centrale dispose d'un double mandat: maintenir l'inflation autour d'une cible fixée à 2% et faire en sorte que les Etats-Unis soient dans une situation de plein emploi.

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