Wall Street recule face aux incertitudes autour de la Fed, de l'inflation et des résultats d'entreprises
information fournie par Zonebourse 30/01/2026 à 22:08

Les marchés américains ont terminé la séance de vendredi en baisse, dans un climat de nervosité marqué par des incertitudes monétaires croissantes, des données inflationnistes peu rassurantes et une série de publications d'entreprises contrastées. La nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Réserve fédérale par Donald Trump a agi comme un catalyseur de la volatilité, provoquant également un violent mouvement de correction sur les métaux précieux.

Dans ce contexte, le S&P 500 recule de 0,43% à 6 939 points, le Dow Jones cède 0,36% à 48 892,4 points, tandis que le Nasdaq 100 accuse la plus forte baisse avec -1,28%, à 25 552,3 points.

L'annonce par Donald Trump de la nomination de Kevin Warsh, ancien gouverneur de la Fed, à la tête de la banque centrale a fortement perturbé les marchés. Perçu comme un profil plutôt "faucon", Warsh est connu pour ses positions favorables à une réduction du rôle de la Fed dans l'économie et à une refonte de sa stratégie monétaire.

Même s'il s'est montré par le passé favorable à des taux d'intérêt plus bas, sa vision plus restrictive de l'intervention monétaire et son alignement politique avec le président américain inquiètent les investisseurs. S'il est confirmé par le Sénat, il succédera à Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai prochain.

La réaction des marchés ne s'est pas limitée aux actions. Les métaux précieux ont subi une correction spectaculaire. L'or a chuté de près de 10%, à 4 870,30 dollars l'once, tandis que l'argent s'est effondré d'environ 30%, à 81,90 dollars, après avoir atteint des sommets historiques.
Dans le même temps, le dollar américain s'est apprécié de 0,95%, porté par la perspective d'une politique monétaire potentiellement plus restrictive sous la future direction de la Fed.

Ces tensions ont été accentuées par la publication de données montrant une hausse des prix à la production plus forte que prévu en décembre, ravivant les craintes d'un regain inflationniste dans les mois à venir.

Du côté des entreprises, American Express a reculé de 1,66%, après avoir publié des résultats trimestriels légèrement inférieurs aux attentes. Visa a cédé 2,9%, pénalisée par des perspectives de croissance jugées décevantes.

À l'inverse, Verizon s'est envolé de 11,82%, signant l'une des meilleures performances de la séance, grâce à des résultats trimestriels solides et à une prévision de bénéfice annuel supérieure aux estimations.

Dans le secteur technologique, Apple a progressé de 0,46% malgré des résultats robustes, soutenus par les ventes de l'iPhone 17. Le groupe a toutefois averti que la hausse des prix des puces mémoire commençait à peser sur ses marges, un signal suivi de près par les investisseurs dans un contexte de pression sur les coûts.