Wall Street portée par les semi-conducteurs information fournie par AFP 15/01/2026 à 16:14
La Bourse de New York évolue en hausse jeudi, profitant du dynamisme du secteur des semi-conducteurs après les résultats de TSMC et voyant d'un bon œil la forte baisse des cours du pétrole.
Vers 15H00 GMT, le Dow Jones prenait 0,38%, l'indice Nasdaq gagnait 0,73% et l'indice élargi S&P 500 avançait de 0,54%.
"Le principal moteur de la tendance du jour n'est même pas une entreprise basée aux États-Unis", souligne Patrick O'Hare, de Briefing.com.
Le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC est applaudi pour ses résultats du quatrième trimestre, notamment le bond de 35% de son bénéfice net sur la période.
L'entreprise, qui fabrique entre autres les puces du mastodonte Nvidia , est portée par la demande pour les technologies d'intelligence artificielle (IA) malgré des "défis" à prévoir sur ses coûts liés à son expansion accélérée.
Vers 15H00 GMT son titre prenait 6,61% à 348,71 dollars.
En prévoyant des investissements de 56 milliards de dollars cette année, TSMC a entraîné dans son sillage le néerlandais ASML, qui construit les machines de pointe indispensables à la fabrication de semi-conducteurs.
Plus globalement, tous les grands noms du secteur sont dans le vert, à l'image de Nvidia (+2,74%), AMD (+5,22%) ou Broadcom (+1,93%).
Pour Adam Sarhan, de 50 Park Investments, cette réaction aux résultats de TSMC tranche avec ce qui avait été observé en fin d'année dernière, "lorsque les investisseurs s'interrogeaient sur la santé des actions liées à l'IA".
"D'avril à octobre, nous avons connu une très forte progression" des capitalisations technologiques, "puis au quatrième trimestre le marché a stagné et maintenant, nous sommes en train de sortir de cette phase", assure l'analyste auprès de l'AFP.
En parallèle, "le fait que les risques géopolitiques se soient considérablement atténués, associé à la baisse des prix du pétrole, donne au marché un grand élan de soulagement", relève M. Sarhan.
Le président américain Donald Trump a assuré mercredi que les "tueries" en Iran avaient "pris fin", une déclaration perçue comme un signe de désescalade entre Washington et Téhéran.
Les acteurs du marché pétrolier, qui craignaient jusqu'alors un embrasement régional et une perturbation de l'approvisionnement mondial, se sont montrés soulagés. La référence américaine du brut a perdu jusqu'à 5% jeudi.
Côté emploi, les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties en deçà des attentes jeudi, atteignant un plus bas depuis fin novembre à 198.000 demandes.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans se tendait à 4,15%, contre 4,13% à la clôture la veille.
Au tableau des valeurs, la banque d'affaires américaine Morgan Stanley (+2,96% à 186,26 dollars) est portée par des résultats supérieurs aux attentes, notamment grâce à sa banque d'investissement.
Le bénéfice net s'affiche à 4,4 milliards de dollars, en hausse de 19% sur un an. Rapporté par action, indicateur scruté par Wall Street, il atteint 2,68 dollars, soit mieux que les 2,41 dollars anticipés par les analystes, selon un consensus établi par FactSet.
Autre acteur du monde bancaire, Goldman Sachs était aussi dans le vert (+2,86% à 959,33 dollars) après la publication de ses performances financières. Sur les trois derniers mois de 2025, l'établissement a vu son bénéfice net augmenter de 12% (sur un an) grâce à l'essor de sa banque d'affaires et des commissions sur les opérations de marchés.
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