Wall Street : pâtit des tensions géopolitiques persistantes
information fournie par Zonebourse 18/08/2026 à 22:50

Les indices US clôturent tous dans le rouge : le Nasdaq Composite lâche 1,3%, le S&P 500 -0,69% (il retombe sous les 7 700), le Dow Jones s'effrite de -0,22%. C'est le Nasdaq-100 qui témoigne d'une vague de prises de profit avec -1,7% à 29.490 : il décroche dans le sillage de Corewave (-12%), Seagate (-9,2%), Sandisk (-9%), Micron (-7%), ARM (-6,7%)...

Le contexte géopolitique a encore pesé ce mardi mais une légère embellie se dessine du côté de l'obligataire, après une matinée qui laissait craindre le pire.

L'amorce d'un reflux des actions génère un regain d'intérêt pour les T-Bonds, lesquels se détendent de -1,7Pt pour le "10 ans" à 4,7070%, de -2Pts sur le "30 ans" (à 5,2900%), après un pic historique en séance à 5,335%, le pire score depuis juillet 2007.

Wall Street a pâti du niveau élevé des prix du pétrole (91 USD pour le "Brent", 84,2 USD pour le "WTI") alors que les pourparlers de résolution du conflit avec l'Iran -incluant un cessez-le-feu- sont terminés et ne reprendront pas selon les dires de Donald Trump., lequel rajoute : "l e blocus naval reste pleinement en vigueur. "... ce qui apparaît moins lunaire que sa menace de bombarder le sultanat d'Oman la veille.

Il a confirmé que Washington n'était plus en discussion avec l'Iran, qui de son côté annoncer faire passer sa doctrine de défensive à offensive.

Wall Street dispose d'un bon prétexte pour souffler un peu, alors que les positions spéculatives sur les semiconducteurs et l'I.A ont atteint des records (420Mds USD d'exposition notionnelle sur les EFT à effet de levier).

Le "chiffre US du jour" était jugé "mineur", mais à l'image des "stats" publiés depuis 1 semaine, il confirme que les signaux "macro" se détériorent.

La production industrielle aux Etats-Unis a de nouveau augmenté en juillet, mais plus modestement que prévu : 0,2% au lieu de 0,4% le mois précédent.

La production de biens durables a progressé de 0,7% tandis que celle de biens non durables a reculé de 0,4%.

Hors véhicules et pièces automobiles, la production manufacturière globale a crû de 0,4%... mais cela démontre que la hausse durable des carburants et des taux (le coût du crédit auto devient un frein puissant) commence à pénaliser l'activité des constructeurs.