Wall Street ouvre en nette baisse, Trump menace à nouveau l'Iran information fournie par Reuters 02/04/2026 à 15:45
La Bourse de New York, plombée par les dernières déclarations de Donald Trump qui éloignent la perspective d'un cessez-le-feu rapide en Iran, a ouvert en nette baisse jeudi pour la dernière séance d'une semaine écourtée en raison du Vendredi Saint.
Dans les premiers échanges, l'indice Dow Jones .DJI perd 620,34 points, soit 1,33%, à 45.945,40 points.
Le Standard & Poor's 500 .SPX , plus large, recule de 81,87 points, soit 1,25%, à 6.493,45 points.
Le Nasdaq Composite .IXIC cède 365,51 points, soit 1,67%, à 21.475,44 points.
Le président américain Donald Trump a déclaré lors d'une allocution télévisée dans la nuit de mercredi à jeudi que les Etats-Unis continueraient de frapper durement l'Iran pendant encore deux ou trois semaines, ne suggérant ainsi aucune issue à court terme au conflit, entré dans son deuxième mois.
"Le problème est que nous n'avons rien appris de nouveau. Nous sommes de nouveau dans une situation où nous en savons moins, pas plus, sur la façon de trouver une rampe de sortie à cette guerre", commente Art Hogan, chef stratège marchés chez B Riley Wealth.
Il ajoute s'attendre à ce que le marché efface une partie des gains observés lors des deux dernières séances, quand Donald Trump avait évoqué un horizon d'encore deux ou trois semaines de guerre.
Le discours télévisé du président américain a d'ores et déjà provoqué une nouvelle flambée des cours du pétrole, désormais très proches de la barre symbolique des 110 dollars.
Parallèlement l'indice de la volatilité à Wall Street
.VIX , baromètre de la peur sur les marchés, a bondi de plus de 12%, à environ 30 points, alors qu'il avait touché mercredi un creux d'environ une semaine. Sur le marché obligataire, les rendements longs et courts sont également repartis à la hausse, tout comme le dollar, autre actif considéré comme refuge.
Selon le baromètre FedWatch de CME Group, les marchés excluent désormais tout assouplissement monétaire de la part de la Réserve fédérale américaine (Fed) d'ici la fin de l'année, les craintes inflationnistes liées à l'énergie ayant assombri les perspectives. Avant le début du conflit au Moyen-Orient, deux baisses des taux de la Fed étaient anticipées.
En Bourse, le secteur de l'énergie .SPNY se distingue avec un gain de 2,54%, porté notamment par Exxon Mobil XOM.N (+2,49%) et Chevron CVX.N (+2,93%) dans le sillage de la hausse plus de 8% des cours du pétrole. Le compartiment du transport aérien .SPCOMAIR (-5,14%) souffre logiquement, tandis que la hausse des rendements obligataires souverains américains US10YT=RR pèse sur le secteur des semi-conducteurs
.SOX (-3,45%) et des nouvelles technologiques .SPLRCT (-2%), très gourmands en capitaux financés par la dette.
Globalstar GSAT.O bondit de 9% après que le Financial Times a rapporté mercredi qu'Amazon AMZN.O (-2,41%) était en pourparlers pour racheter le groupe de télécommunications par satellite.
Dans le secteur spatial, Planet Labs PL.N (+2,26%) et Intuitive Machines LUNR.O (+1,58%) progressent encore, alors que SpaceX, la société d'Elon Musk, a déposé une demande d'introduction en Bourse (IPO) aux Etats-Unis, selon des sources.
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(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Benoit Van Overstraeten)