Wall Street ouvre en hausse, les fabricants de puces rebondissent
information fournie par Reuters 08/06/2026 à 15:53

L'enseigne Wall Street est suspendue à l'extérieur du bâtiment de la Bourse de New York (NYSE), mardi, à la suite de la vente massive de lundi à New York

La Bourse de New York a ouvert ‌en hausse lundi, le secteur des semi-conducteurs rebondissant après avoir chuté à son plus bas niveau depuis ​plus de deux semaines vendredi dernier, tandis que la situation au Moyen-Orient maintient les investisseurs en haleine.

Dans les premiers échanges, l'indice Dow Jones gagne 212,86 points, soit 0,42% à 51.079,64 points et le ​Standard & Poor's 500, plus large, progresse de 0,93% à 7.452,49 points.

Le Nasdaq Composite prend 1,47% à 26.088,13 points après avoir chuté de ​4,18% vendredi dernier.

Les valeurs technologiques, et en particulier ⁠les fabricants de puces, se redressent lundi après avoir été lourdement sanctionnées à la suite ‌des perspectives de Broadcom, les investisseurs ayant été refroidis mercredi par le fait que le groupe américain s'est contenté de confirmer ses prévisions.

Le plongeon du secteur ​la semaine dernière a fait perdre ‌1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière aux fabricants de puces cotés ⁠aux États-Unis.

La séance s'ouvre sur un ton bien plus favorable lundi, Nvidia progressant de 1,56%, Broadcom de 3,1% et Micron Technology de 9%.

L'action Marvell, également pénalisée la semaine dernière, bondit de 7,9%, portée par ⁠l'annonce de son intégration ‌dans l'indice S&P 500 à partir du 22 juin prochain.

Les investisseurs restent en ⁠outre attentifs à la situation au Moyen-Orient, qui a connu un nouvel épisode de tension en ‌ce début de semaine avec la reprise des hostilités entre Israël et l'Iran, les ⁠premières entre ces deux pays depuis le début du cessez-le-feu il y ⁠a deux mois.

Même si ‌les dernières informations indiquent qu'Israël et l'Iran ont désormais cessé leurs attaques, l'incertitude reste grande.

Par ailleurs, au ​vu des dernières données sur le marché du ‌travail, il ne semble pas que la Réserve fédérale (Fed) soit dissuadée par la fragilité du marché du travail lorsqu'il s'agit de ​lutter contre l'inflation par une politique monétaire plus restrictive, ce qui a également pesé sur les actions vendredi dernier et continuera d'inquiéter les marchés tant que la situation géopolitique ne s'apaisera ⁠pas.

Selon l'outil Fedwatch du CME Group, le marché estime à 42% la possibilité que la banque centrale relève ses taux de 25 points de base cette année.

Le rapport sur les prix à la consommation du mois de mai, attendue mercredi, devrait donner aux investisseurs un nouvel aperçu de l'impact de la hausse des prix de l'énergie.

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(Rédigé par Diana Mandiá, ​édité par Benoit Van Overstraeten)