Wall Street ouvre en forte hausse après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran
information fournie par Reuters 08/04/2026 à 16:07

Les traders travaillent sur le parquet de la Bourse de New York

La Bourse de New York a ‌ouvert en nette hausse mercredi, portée par l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines au Moyen-Orient, ​qui provoque un soulagement sur les marchés financiers dans le monde entier et fait naître l'espoir d'un déblocage prochain des flux pétroliers et de gaziers via le détroit d'Ormuz.

Dans les premiers ​échanges, l'indice Dow Jones gagne 1.381,79 points, soit 2,97%, à 47.966,25 points.

Le Standard & Poor's 500, plus large, monte de 170,59 points, ​soit 2,58%, à 6.787,44 points.

Le Nasdaq Composite ⁠progresse de 771,16 points, soit 3,50%, à 22.789 points.

L'indice Russell 2000 des petites et ‌moyennes valeurs bondit de 3,4%, à un sommet de plus d'un mois.

L'annonce du cessez-le-feu est intervenue moins de deux heures avant la date butoir fixée ​par le président américain Donald ‌Trump d'un anéantissement de "toute une civilisation" si Téhéran ne rouvrait pas ⁠le détroit d'Ormuz, étroite voie navigable par laquelle passe environ un cinquième du commerce mondial du pétrole.

L'effet sur les actifs financiers a été immédiat: le pétrole chutant de plus de 15%, ⁠l'indice de la ‌volatilité refluant de près de 22% pour tomber à un creux de deux ⁠semaines, la tension retombant également sur les rendements obligataires et le dollar cédant du ‌terrain.

"Tout signe indiquant que le cessez-le-feu ne tient qu'à un fil peut rapidement ⁠inverser l'amélioration de l'appétit pour le risque observé aujourd'hui, les prix ⁠du pétrole étant susceptible ‌de réagir en premier", prévient toutefois Achilleas Georgolopoulos, analyste marchés chez le courtier XM.

Aux valeurs, les ​géants pétroliers Exxon Mobil et Chevron perdent ‌respectivement 7,60% et 6,22% avec la reflux des cours du brut, dont le compartiment sectoriel sur le S&P 500 abandonne ​6,52%.

A l'inverse le secteur du voyage est recherché: les compagnies aériennes United Airlines, Delta Air Lines et American Airlines s'envolant de plus de 10%.

Les grandes banques américaines, exposées ⁠à une détérioration de la conjoncture, profitent également du regain d'appétit pour le risque: JPMorgan Chase, Bank Of America, Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs et Morgan Stanley prennent de 3% à 6%.

Levi Strauss & Co grimpe de 12,63%, le fabricant de jeans ayant relevé sa prévision annuelle de chiffre d'affaires et de bénéfice.

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(Rédigé par Claude ​Chendjou, édité par Augustin Turpin)