Wall Street ouvre en baisse, toujours guidée par les cours du pétrole
information fournie par AFP 26/03/2026 à 14:44

Des opérateurs à la Bourse de New York le 24 mars 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )

La Bourse de New York a ouvert en baisse jeudi, toujours sous l'influence des cours du pétrole, repartis à la hausse faute d'avancée diplomatique entre Etats-Unis et Iran.

Vers 13H40 GMT, l'indice Dow Jones reculait de 0,49%, le Nasdaq, à forte coloration technologique, abandonnait 1,12%, tandis que l'indice élargi S&P 500 perdait 0,83%.

"Les cours du pétrole dirigent le marché en ce moment", a résumé Peter Cardillo, analyste de Spartan Capital.

Après une nette détente, qui avait vu la référence américaine de l'or noir, le West Texas Intermediate (WTI), approcher les 80 dollars le baril, les prix ont rebondi jeudi, frôlant 95 dollars.

Plusieurs initiatives diplomatiques sont en cours pour rapprocher Etats-Unis et Iran et mettre fin à la guerre, mais les dirigeants des deux pays conservent un ton ferme.

Sur le réseau Truth Social, Donald Trump a enjoint les négociateurs iraniens à "devenir sérieux très vite, avant qu'il ne soit trop tard".

Mercredi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, avait déclaré que la République islamique voulait "mettre fin à la guerre à ses propres conditions".

"Ce matin, la guerre est de retour au premier plan" dans l'esprit des investisseurs, a abondé Patrick O'Hare, de Briefing.com, dans une note, "ce qui nourrit un mouvement d'aversion au risque."

Signe de cette crispation, le rendement des obligations d'Etat américaines à 10 ans remontait, à 4,372%, contre 4,328% à la clôutre la veille, proche de ses plus hauts depuis juillet.

"Nous sommes dans la quatrième semaine de guerre et les prix du pétrole ne pourront pas rester à ces niveaux beaucoup plus longtemps sans que cela ne joue sur l'inflation et l'économie toute entière", a prévenu Peter Cardillo.

A la cote, Meta reculait (-2,84%) au lendemain de sa condamnation par un jury de Los Angeles pour avoir contribué à la dépression d'une adolescente californienne via son réseau social Instagram.

Contraint de verser 4,2 millions de dollars dans ce dossier, le groupe se trouve exposé financièrement, des centaines de procédures similaires étant en cours aux Etats-Unis.

Google a également été condamné mercredi, au nom de sa plateforme YouTube, mais la maison mère Alphabet , aux activités incomparablement plus diversifiées que celles de Meta, limitait la casse sur la place new-yorkaise (-1,94%).

Le concurrent Snap, maison mère de Snapchat, abandonnait lui 2,55%. L'entreprise avait elle choisi, à la différence de Meta, d'éviter le procès en concluant un accord amiable avec la plaignante.

Jeudi, la Commission européenne a annoncé l'ouverture d'une enquête sur Snapchat, centrée sur la protection des mineurs.

Plusieurs acteurs des puces mémoire poursuivaient leur repli après la présentation par Google, mardi, d'un nouvel algorithme qui réduit sensiblement les besoins en mémoire des grands modèles d'intelligence artificielle (IA).

La révolution de l'IA avait créé une pénurie sur le marché des puces mémoire, utilisées en complément des processeurs qui assurent les calculs requis par l'intelligence artificielle, les GPU et CPU, faisant grimper, ces derniers mois, les cours de leurs fabricants.

Jeudi, les grands noms américains de ce secteur comme Micron (-3,23%), Sandisk (-4,37%) ou Western Digital (-2,95%) restaient nettement dans le rouge.

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