Wall Street ouvre en baisse faute de signe d'accalmie au Moyen-Orient
information fournie par Reuters 12/03/2026 à 14:55

L'enseigne Wall Street à la Bourse de New York (NYSE) dans l'arrondissement de Manhattan à New York

La Bourse de New York a ‌ouvert en baisse jeudi, le Brent oscillant autour de 100 dollars le baril tandis que ​le conflit au Moyen-Orient ne montre aucun signe d'apaisement.

Dans les premiers échanges, l'indice Dow Jones perd 566,17 points, soit 1,19%, à 46.851,10 points et le Standard & Poor's 500, plus large, ​recule de 0,83% à 6.719,45 points.

Le Nasdaq Composite cède 0,88%, soit 199,09 points, à 22.517,04.

Le Brent varie autour de ​100 dollars le baril jeudi, après que deux ⁠pétroliers attaqués par des embarcations iraniennes chargées d'explosifs ont pris feu près du ‌port irakien de Bassorah, selon les autorités de Bagdad.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a déclaré jeudi que la guerre au Moyen-Orient provoque la plus importante ​perturbation de l'approvisionnement en pétrole ‌de l'histoire, l'offre mondiale devant baisser de 8 millions de barils ⁠par jour en mars.

Dans un message lu à la télévision d'État, le nouveau Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré que la fermeture du détroit d'Ormuz doit être utilisée ⁠comme un moyen de ‌pression sur l'ennemi.

En l'absence de signes d'accalmie au Moyen-Orient et avec la ⁠volatilité du pétrole, les investisseurs craignent une flambée de l'inflation. Goldman Sachs a repoussé ‌à septembre sa prévision concernant la prochaine baisse des taux de la ⁠Réserve fédérale américaine (Fed), alors que la banque américaine d'investissement tablait auparavant ⁠sur juin.

"Le problème est ‌que les investisseurs anticipent de plus en plus un conflit prolongé qui causerait des dommages ​économiques considérables", a déclaré Deutsche Bank.

Les actions ‌des compagnies aériennes telles qu'American Airlines et Southwest reculent de 3%, tout comme celles des compagnies de croisière Norwegian ​et Royal Caribbean, à nouveau pénalisées par les craintes liées à la flambée des prix du pétrole.

Morgan Stanley perd près de 5%, la banque américaine ayant limité ⁠les rachats sur l'un de ses fonds de crédit privés après une forte augmentation des demandes de retrait de la part des investisseurs.

Bumble bondit de plus de 40%, ses résultats trimestriels meilleurs que prévu et la refonte de son application de rencontre axée sur l'IA ayant ravivé l'optimisme des investisseurs.

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(Rédigé par Coralie ​Lamarque, édité par Augustin Turpin)