Wall Street : léger repli, le SOXX maintient les indices à flot en 'hebdo'
information fournie par Zonebourse 04/09/2026 à 23:38

La publication du très attendu "NFP" n'a pas fait "bouger les lignes", ni sur le front des taux, ni sur le FOREX, ni à Wall Street qui termine la semaine sur une consolidation anodine (-0,3% pour le Nasdaq, -0,38% pour le "S&P", -0,5% sur le "Dow") qui laisse les principaux indices terminer la semaine dans le vert... de façon symbolique mais qui préserve la dynamique haussière de la fin août. Une fois de plus les valeurs liées à "l'I.A", notamment les semi-conducteurs avec 3,5% ce vendredi ont maintenu Wall Street à flot sur la semaine écoulée : le S&P 500 grappille 0,1% cette semaine, le Nasdaq 0,5%, le Dow Jones s'effrite de 0,2%.

Le SOXX a une fois de plus largement gommé l'impact d'un ratio advance/decline négatif, avec 2 tiers de titres en repli... ce qui n'est pas différent des séances de progression au cours des semaines passées.

Les investisseurs ne s'en sont jamais souciés depuis près de 6 mois, pas plus que de la progression de 50Pts du rendement des T-Bonds depuis fin juin : le "SOXX" a toujours servi d'amortisseur.

La dynamique haussière repose plus que jamais sur un faible nombre de titres, moins de 5% de l'ensemble, mais qui pèsent plus de 50% de la capitalisation globale.

Les 10 plus massifs (plus de 1 000 MdsUSD de "capi") pèsent près de 40% de l'ensemble : tant qu'ils ne consolident pas, ce vendredi en fournit une nouvelle démonstration, Wall Street poursuit sur sa lancée.

La publication des chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis était très attendue, les enjeux étaient élevés, la volatilité de la veille semblait annonciatrice d'une révision des stratégies en cas de "surprise".

Il y a bien eu surprise, mais peu de réactions : encore un "non-événement" pour les marchés.

Pourtant les chiffres de créations d'emplois sont bien meilleurs que prévus et dissipent le doute sur l'imminence d'un tour de vis monétaire, Christophe Waller ayant la veille ranimé l'espoir d'un statu quo de la FED le 16 septembre... alors que l'inflation vient de passer la barre des 60 mois consécutifs à plus de 2%.

Le véritable "fait du jour", c'est le gallon de diesel qui bat son record absolu, au-delà des 5,65 USD sur le territoire américain, certaines chaines financières citent même un prix moyen de 5,8 USD, et cela va impacter le prix du fret routier, des productions céréalières, des aliments en général... mais Wall Street a montré hier que les investisseurs étaient prêts à s'accrocher à tout espoir que la FED "patiente" encore 6 semaines de plus.

Les investisseurs digèrent dans le calme les données du Département du Travail qui prennent à revers les récentes données témoignant d'un ralentissement de l'activité : pas moins de 162 000 emplois non agricoles ont été créés au mois d'août, près de 3 fois le consensus de 55 000 en moyenne.

De plus, les créations de postes pour les mois de juin et juillet ont été révisées à la hausse, passant respectivement de 20 000 à 31 000 et de -23 000 à 21 000, soit un solde de révision positif de 55 000 pour ces 2 mois, soit au total 217 000 emplois de plus que prévu en 3 mois.

Autre signe positif, le taux de chômage s'est maintenu, comme prévu, à 4,1% le mois dernier, avec une hausse du taux de participation à 61,6% qui prouve que l'économie reste en situation de plein emploi.

La réaction des bons du Trésor a été étrangement modeste : le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans se tend de 2Pts vers 4,782% (4,82% au plus haut vers 14H45, cela faisait 10Pts hebdo), le "30 ans" finit inchangé à 5,245% et le "2 ans", plus réactif aux anticipations de court terme a grimpé de 4Pts vers 4,3740%, son plus haut niveau depuis janvier 2025 (on a même vu un zénith de 4,404% en intraday).

Le consensus table de nouveau à 65% (comme lundi) sur une hausse lors de la réunion de la Fed des 15 et 16 septembre, contre environ 55% avant le rapport "NFP".

Il faudrait une rechute miracle de l'indice des prix à la consommation (CPI) la semaine prochaine pour modifier un scénario qui semble inéluctable.