Wall Street : la lourdeur l'emporte, malgré la détente des taux
information fournie par Zonebourse 08/01/2026 à 07:32

Après une entame d'année tonitruante du Dow Jones et du S&P 500, avec de nouveaux records absolus, cette séance de mercredi a brièvement entretenu l'espoir que la dynamique se prolonge une journée de plus avec de nouveaux "plus hauts" en début de séance.

Mais les gains initiaux n'ont pas "tenu" : même si le Nasdaq reste dans le vert avec 0,16% (à 23 584), c'est très éloigné des 1% de la matinée (plus haut intraday à 23 723, à seulement 1% de son record des 23 958 du 29 octobre dernier).

Au final, l'indice Dow Jones lâche -0,94% à 48 996, le S&P 500 perd -0,34% à près de 6921, et le Russell 2000 s'effrite de -0,3% vers 2575.

Le Nasdaq Composite a bénéficié des hausses d'Alphabet 2%, puis de Zscaler 4,1%, Palo Alto 4,3%, Crowdstrike 4,5%, puis surtout d'Intel avec 6,5%.

A noter que malgré l'envol d'Intel, le "SOXX", locomotive de Wall Street depuis le 2 janvier, a fini en repli de -1%.

Le secteur le plus "lourd" ce mercredi fut celui des foncières (spécialisées dans la location aux particuliers) après que Donald Trump a annoncé qu'il allait interdire aux grands investisseurs de Wall Street d'acheter des maisons individuelles (ce qui assèche le marché), une mesure destinée à faire baisser les prix (tirés vers le haut par une situation de pénurie).

Le géant Blackstone et Apollo Global Management ont cédé plus de 5%, American Homes 4 Rent plus de 4,3%.

Parmi les aspects positifs de cette séance, on a observé une nette détente des rendements sur l'obligataire, la première depuis des semaines : les T-Bonds US effacent -2 points de base sur le "10 ans" (à 4,151%) et -3,6 pbs sur le "30 ans" à 4,83%... et stabilité du "2 ans" à 3,472%.

Sur le front des statistiques, les investisseurs attendaient avec curiosité l'enquête ADP sur l'emploi dans le secteur privé : il s'avère très proche du consensus avec la création de 41 000 postes en décembre, là où les analystes tablaient sur 49 000 créations (après 32 000 destructions d'emplois en novembre, liés au "shutdown").

Les marchés ont ensuite pris connaissance cet après-midi des commandes de biens durables : hors défense, elles se sont contractées de 1,5%, comme prévu par les analystes (après -1,5% le mois précédent).

Côté secteur tertiaire, l'indice ISM des services a accéléré sa croissance en passant à 54,4 points en décembre, après 52,6 en novembre (les analystes tablaient à l'inverse sur une décélération à 52,2).

Enfin, Wall Street a découvert l'indice "JOLTS" (Job Openings and Labor Turnover Survey) des offres d'embauche : le nombre des ouvertures de postes a atteint 7,146 millions contre 7,449 millions en octobre. A titre de comparaison, le consensus des économistes l'attendaient autour de 7,60 millions.

Le nombre d'embauches a également ralenti pour atteindre 5,115 millions en novembre, contre 5,368 millions le mois précédent, un chiffre qui témoigne là encore du moindre dynamisme de l'emploi américain.