Wall Street hésite face au risque d'escalade au Moyen-Orient information fournie par Zonebourse 13/05/2026 à 17:26
Les Bourses américaines se dispersent, face aux tensions géopolitiques persistantes dans le Golfe persique, plus de 90 minutes après l'ouverture des marchés. Le conflit entre dans son 75ème jour. Donald Trump a affirmé que le cessez-le-feu avec l'Iran ne tenait "qu'à un fil", lui qui l'a prolongé jusqu'à nouvel ordre. Les Etats-Unis n'écartent pas une reprise des affrontements. Vers 17h10, le Dow Jones recule de 0,50% à 49 513,39 points. Le Nasdaq gagne en revanche 0,59% à 26 240,82points.
Si le cessez-le-feu échouait, les Etats-Unis se tiendrait prêt à mener une nouvelle opération militaire contre l'Iran sous le nom de "Sledgehammer" (une manière métaphorique de désigner un coup de massue sur l'Iran). Elle se substituerait alors à l'opération " Epic Fury, qui avait marqué le commencement de la guerre au Moyen-Orient en février dernier.
Par ailleurs, Donald Trump est arrivé à Pékin pour une visite d'Etat de trois jours. C'est la première fois depuis 2017 qu'il se rend dans l'Empire du Milieu. Le président américain doit s'entretenir avec son homologue chinois Xi Jinping au sujet du commerce et des droits de douane, mais aussi du conflit en cours au Moyen-Orient.
D'ailleurs, le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, a "appelé le Pakistan à intensifier ses efforts de médiation et à contribuer à traiter de manière appropriée les questions liées à l'ouverture du détroit d'Ormuz", rapporte l'agence d'Etat chinoise Chine Nouvelle, mercredi. "La Chine continuera de soutenir les efforts de médiation du Pakistan et apportera sa propre contribution à cette fin", a-t-il ajouté.
Dans ce contexte géopolitique pesant, les cours du pétrole fluctuent. Le Brent recule de 0,33% à 107,22 dollars. Le WTI progresse de 0,64% à 102,72 USD.
Birkenstock trébuche avec ses sandales
Dans l'actualité des sociétés cotées, Alibaba bondit de près de 7% après un solide quatrième trimestre. La plateforme de commerce B2B a vu son bénéfice part du groupe bondir de 106% pour s'établir à 25,48 milliards de yuans (3,75 MdsUSD) contre 12,38 MdsCNY un an plus tôt (1,82 MdUSD). Le chiffre d'affaires a augmenté de 3% pour s'élever à 243,38 MdsCNY (35,83 MdsUSD).
A l'inverse, Birkenstock chute de 13%. Le marché sanctionne des résultats inférieurs aux attentes et une érosion des marges plus forte que prévu au deuxième trimestre de son exercice 2025/2026. Sur cette période, les ventes du fabricant allemand de sandales ont atteint 618 MEUR, soit une hausse de 14% à taux de change constants (contre 15% attendue). La marge brute ajustée de 54,6% est en baisse de 310 points de base par rapport aux 57,7% de la même période l'année précédente. L'entreprise a publié un BPA ajusté de 0,50 EUR (en repli de 9%), alors que les analystes tablaient sur environ 0,59 EUR.
Brown-Forman (-1,47%), le fabricant du whisky Jack Daniel's, évolue sans grand changement ce mercredi à la Bourse de New York alors que le Wall Street Journal rapporte que le groupe de spiritueux aurait rejeté une offre de 15 MdsUSD de la part de Sazerac, un géant mondial du secteur des spiritueux. Le quotidien financier, qui cite des sources proches du dossier, explique que les conseillers financiers de Brown-Forman ont informé lundi dernier les dirigeants de Sazerac de leur volonté ne pas donner suite à l'offre de rachat libellée à 32 USD par action en numéraire faite par son rival.
De plus, Wedbush réaffirme son opinion "surperformance" sur Oracle ( 1,62%) avec un objectif de cours relevé de 225 USD à 275 USD. Le broker estime qu'Oracle se forge un positionnement solide pour la prochaine grande phase de la révolution de l'IA, pensant que le groupe s'impose comme "l'une des rares entreprises capables de prendre en charge les charges de travail d'IA les plus exigeantes à grande échelle".
Après la clôture de Wall Street, les investisseurs seront attentifs à la publication des résultats du géant des technologies de réseaux Cisco avant celles de l'équipementier pour semiconducteurs Applied Materials le lendemain.
Les prix à la production d'avril dépassent nettement les attentes
Côté statistiques, aux Etats-Unis, l'indice des prix à la production, un indicateur clé de l'inflation surveillé par la Fed, a augmenté nettement plus que prévu en avril. Attendu en hausse de 0,5%, il a finalement progressé de 1,4%, après 0,7% en mars, chiffre révisé à la hausse de 0,5%. Il s'agit de la progression la plus importante depuis mars 2022 ( 1,7%). En rythme annuel, la hausse est de 6%, loin des 4,9% espérés par les analystes, soit l'augmentation la plus importante depuis décembre 2022 ( 6,4%).
Enfin, en données core, hors produits alimentaires et énergétiques, cet indice a connu une hausse de 1% le mois dernier, contre une prévision à seulement 0,3%.
Selon le Bureau of Labor Statistics, pour les services de demande finale, la hausse a été de 1,2%, tandis que pour les biens de demande finale elle a été de 2% et près de 75% de cette augmentation a été due au bond de 7,8% des prix de l'énergie.
En outre, les données publiées par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) montrent que les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis s'élevaient à 452,9 millions de barils lors de la semaine du 4 mai, signalant une baisse de 4,3 millions de barils par rapport à la semaine précédente. Les analystes tablaient sur un repli plus limité de 1,6 million de barils.
Dans le détail, l'agence rapporte que les stocks de produits distillés, incluant le fioul domestique, ont augmenté de 0,2 million de barils tandis que les stocks d'essence ont reculé de 4,1 millions de barils (les analystes tablaient là aussi sur une baisse plus contenue de 2,55 millions), toujours par rapport à la semaine précédente.
L'EIA précise enfin que les raffineries ont fonctionné à 91,7% de leur capacité opérationnelle au cours de cette même semaine, avec une production moyenne de 9,8 millions de barils/jour.
Si le cessez-le-feu échouait, les Etats-Unis se tiendrait prêt à mener une nouvelle opération militaire contre l'Iran sous le nom de "Sledgehammer" (une manière métaphorique de désigner un coup de massue sur l'Iran). Elle se substituerait alors à l'opération " Epic Fury, qui avait marqué le commencement de la guerre au Moyen-Orient en février dernier.
Par ailleurs, Donald Trump est arrivé à Pékin pour une visite d'Etat de trois jours. C'est la première fois depuis 2017 qu'il se rend dans l'Empire du Milieu. Le président américain doit s'entretenir avec son homologue chinois Xi Jinping au sujet du commerce et des droits de douane, mais aussi du conflit en cours au Moyen-Orient.
D'ailleurs, le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, a "appelé le Pakistan à intensifier ses efforts de médiation et à contribuer à traiter de manière appropriée les questions liées à l'ouverture du détroit d'Ormuz", rapporte l'agence d'Etat chinoise Chine Nouvelle, mercredi. "La Chine continuera de soutenir les efforts de médiation du Pakistan et apportera sa propre contribution à cette fin", a-t-il ajouté.
Dans ce contexte géopolitique pesant, les cours du pétrole fluctuent. Le Brent recule de 0,33% à 107,22 dollars. Le WTI progresse de 0,64% à 102,72 USD.
Birkenstock trébuche avec ses sandales
Dans l'actualité des sociétés cotées, Alibaba bondit de près de 7% après un solide quatrième trimestre. La plateforme de commerce B2B a vu son bénéfice part du groupe bondir de 106% pour s'établir à 25,48 milliards de yuans (3,75 MdsUSD) contre 12,38 MdsCNY un an plus tôt (1,82 MdUSD). Le chiffre d'affaires a augmenté de 3% pour s'élever à 243,38 MdsCNY (35,83 MdsUSD).
A l'inverse, Birkenstock chute de 13%. Le marché sanctionne des résultats inférieurs aux attentes et une érosion des marges plus forte que prévu au deuxième trimestre de son exercice 2025/2026. Sur cette période, les ventes du fabricant allemand de sandales ont atteint 618 MEUR, soit une hausse de 14% à taux de change constants (contre 15% attendue). La marge brute ajustée de 54,6% est en baisse de 310 points de base par rapport aux 57,7% de la même période l'année précédente. L'entreprise a publié un BPA ajusté de 0,50 EUR (en repli de 9%), alors que les analystes tablaient sur environ 0,59 EUR.
Brown-Forman (-1,47%), le fabricant du whisky Jack Daniel's, évolue sans grand changement ce mercredi à la Bourse de New York alors que le Wall Street Journal rapporte que le groupe de spiritueux aurait rejeté une offre de 15 MdsUSD de la part de Sazerac, un géant mondial du secteur des spiritueux. Le quotidien financier, qui cite des sources proches du dossier, explique que les conseillers financiers de Brown-Forman ont informé lundi dernier les dirigeants de Sazerac de leur volonté ne pas donner suite à l'offre de rachat libellée à 32 USD par action en numéraire faite par son rival.
De plus, Wedbush réaffirme son opinion "surperformance" sur Oracle ( 1,62%) avec un objectif de cours relevé de 225 USD à 275 USD. Le broker estime qu'Oracle se forge un positionnement solide pour la prochaine grande phase de la révolution de l'IA, pensant que le groupe s'impose comme "l'une des rares entreprises capables de prendre en charge les charges de travail d'IA les plus exigeantes à grande échelle".
Après la clôture de Wall Street, les investisseurs seront attentifs à la publication des résultats du géant des technologies de réseaux Cisco avant celles de l'équipementier pour semiconducteurs Applied Materials le lendemain.
Les prix à la production d'avril dépassent nettement les attentes
Côté statistiques, aux Etats-Unis, l'indice des prix à la production, un indicateur clé de l'inflation surveillé par la Fed, a augmenté nettement plus que prévu en avril. Attendu en hausse de 0,5%, il a finalement progressé de 1,4%, après 0,7% en mars, chiffre révisé à la hausse de 0,5%. Il s'agit de la progression la plus importante depuis mars 2022 ( 1,7%). En rythme annuel, la hausse est de 6%, loin des 4,9% espérés par les analystes, soit l'augmentation la plus importante depuis décembre 2022 ( 6,4%).
Enfin, en données core, hors produits alimentaires et énergétiques, cet indice a connu une hausse de 1% le mois dernier, contre une prévision à seulement 0,3%.
Selon le Bureau of Labor Statistics, pour les services de demande finale, la hausse a été de 1,2%, tandis que pour les biens de demande finale elle a été de 2% et près de 75% de cette augmentation a été due au bond de 7,8% des prix de l'énergie.
En outre, les données publiées par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) montrent que les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis s'élevaient à 452,9 millions de barils lors de la semaine du 4 mai, signalant une baisse de 4,3 millions de barils par rapport à la semaine précédente. Les analystes tablaient sur un repli plus limité de 1,6 million de barils.
Dans le détail, l'agence rapporte que les stocks de produits distillés, incluant le fioul domestique, ont augmenté de 0,2 million de barils tandis que les stocks d'essence ont reculé de 4,1 millions de barils (les analystes tablaient là aussi sur une baisse plus contenue de 2,55 millions), toujours par rapport à la semaine précédente.
L'EIA précise enfin que les raffineries ont fonctionné à 91,7% de leur capacité opérationnelle au cours de cette même semaine, avec une production moyenne de 9,8 millions de barils/jour.