Wall Street en ordre dispersé, Morgan Stanley et Bank of America en forme
information fournie par Zonebourse 15/04/2026 à 17:08

Les marchés américains évoluent en ordre dispersé plus de 90 minutes après l'ouverture de la séance. Ils surveillent toujours des signes tangibles d'une détente diplomatique entre les Etats-Unis et l'Iran. L'objectif est d'amorcer un processus de paix durable afin de résoudre cette crise qui affecterait longuement l'économie mondiale. Vers 17h, le Dow Jones cède 0,30% à 48 391,78 points et le Nasdaq progresse de 0,82% à 23 832,81 points.

L'Iran a affirmé ce mercredi que les échanges avec les Etats-Unis se poursuivaient, par l'intermédiaire du Pakistan, après l'échec de leurs discussions à Islamabad le week-end dernier.

"Depuis dimanche, lorsque la délégation iranienne est rentrée à Téhéran, plusieurs messages ont été échangés via le Pakistan", a affirmé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei. "Aujourd'hui (mercredi), nous devrions très probablement recevoir une délégation pakistanaise en guise de continuation des discussions à Islamabad", a-t-il ajouté, lors d'un point presse hebdomadaire.

Jugeant la guerre avec l'Iran "presque finie", Trump évoque une possible reprise des négociations cette semaine au Pakistan : "quelque chose pourrait arriver au cours des deux prochains jours" a affirmé hier le président américain à un journaliste du New York Post.

En revanche, les Etats-Unis démentent avoir accepté de prolonger le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran, alors que des informations font état d'un accord de principe entre ces deux nations en faveur d'une prolongation afin de laisser plus de temps aux négociations.

"Les États-Unis n'ont pas formellement accepté une prolongation du cessez-le-feu. Les discussions se poursuivent entre les États-Unis et l'Iran en vue de parvenir à un accord", a indiqué un haut responsable américain à CNN.

En outre, le Premier ministre britannique Keir Starmer a affirmé mercredi qu'il ne céderait pas aux pressions américaines pour entraîner le Royaume-Uni dans la guerre contre l'Iran, malgré les menaces de Donald Trump de remettre en cause l'accord commercial entre les deux pays.

Au 47ème jour du conflit au Moyen-Orient, les prix du pétrole fluctuent. Vers 17h, le Brent cède 0,20% à 95,15 dollars. A l'inverse, le WTI gagne 1,59% à 91,71 USD.

Au sujet de l'or noir d'ailleurs, dans une interview à la chaîne américaine Fox Business Trump a assuré que le prix de l'essence diminuera. "Je pense qu'il sera bien plus bas avant les élections de mi-mandat. Cela part du principe que nous empêchons un pays qui ne peut pas posséder l'arme nucléaire... Si vous donnez l'arme nucléaire à l'Iran, vous voulez voir les marchés boursiers s'effondrer ? Vous n'aurez plus de pays. En supposant que nous ayons réglé cette question, espérons-le bien avant cela... une fois que ce sera réglé, les prix de l'essence vont baisser considérablement."

Concernant les affrontements, l'armée israélienne a annoncé ce mercredi avoir frappé au cours des dernières 24 heures plus de 200 sites d'infrastructures terroristes du Hezbollah dans le sud du Liban". Les frappes se poursuivent alors qu'Israël et le Liban ont mené des discussions hier à Washington en vue d'assurer une paix durable entre les deux pays. David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien a salué ce mercredi ce dialogue engagé et y voit une "occasion historique de mettre fin à des décennies d'emprise" du mouvement islamiste Hezbollah sur le Liban.

Morgan Stanley et Bank of America performent

Dans l'actualité des valeurs, Morgan Stanley progresse de plus de 5% à la faveur de ses solides résultats au premier trimestre 2026. La banque d'affaires a dévoilé un bénéfice net part du groupe en croissance de 29% à près de 5,57 milliards de dollars, soit un BPA de 3,43 USD, battant d'environ 13% l'estimation moyenne des analystes. A 20,58 MdsUSD, ses revenus se sont accrus de 16%, tandis que son ratio d'efficacité s'est amélioré de 3 points à 65%, "démontrant son levier opérationnel tout en continuant d'investir dans ses activités".

Bank of America gagne près de 1% après avoir aussi dévoilé de bons résultats sur les trois premiers mois de l'année 2026. Son BPA est en hausse de 25% à 1,11 USD, dépassant ainsi d'environ 10% le consensus de marché, grâce notamment à une croissance de 7% de ses revenus nets d'intérêts, à 30,3 MdsUSD.

En outre, Snap, la maison mère de la messagerie Snapchat, introduite en Bourse en 2017, progresse de plus de 7%. La firme américaine s'apprête à supprimer environ 16% de ses effectifs mondiaux dans le cadre d'une restructuration destinée à rationaliser ses opérations et à concentrer ses investissements sur les activités les plus rentables. La restructuration portera sur environ 1 000 employés à temps plein et s'accompagnera également de la suppression de plus de 300 postes vacants, a précisé le directeur général Evan Spiegel dans une lettre aux salariés.

Au chapitre statistiques, aux Etats-Unis, l'indice Empire State de la Fed de New York, qui mesure le niveau de l'activité manufacturière dans cette région, a vivement rebondi en avril. Attendu en très légère amélioration de 0,20 à 0,30 point, il s'est finalement installé à 11 points, son plus haut niveau depuis novembre 2025.