Wall Street en baisse, consolide après une série de records
information fournie par AFP 03/06/2026 à 16:17

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE) à l’ouverture de la séance, à New York, le 27 mai 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )

La Bourse de New York recule mercredi, reprenant son souffle après avoir volé de records en records lors des dernières semaines, en pleine remontée des prix du pétrole et des taux obligataires.

Vers 14H05 GMT, le Dow Jones cédait 0,58%, l'indice Nasdaq à forte coloration technologique perdait 0,51% et l'indice élargi S&P 500 reculait de 0,38%.

Le mois de mai a été très propice aux indices boursiers et la place américaine a prolongé cette dynamique en début de semaine en atteignant de nouveaux sommets à chaque clôture.

"Il est tout à fait normal et sain de voir le marché se consolider après une forte hausse, avant de pouvoir entamer une nouvelle phase de progression. C'est généralement ainsi que fonctionnent les marchés haussiers", commente auprès de l'AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.

Depuis le début de l'année, l'indice phare S&P 500 a réalisé une vingtaine de records.

Il a profité d'un engouement pratiquement sans contestation pour les valeurs technologiques, en particulier les entreprises de semi-conducteurs, qui "constituent actuellement le secteur le plus performant du marché", selon M. Sarhan.

Même lorsque ces entreprises sont quelque peu délaissées, "les capitaux ne quittent pas le marché, mais trouvent simplement un nouveau refuge dans un secteur ou un concept émergent de l'écosystème technologique", souligne Ken Mahoney, de Mahoney Asset Management.

Cet intérêt pour les valeurs technologiques est tel que le marché boursier "ferme les yeux" sur le blocage du détroit d'Ormuz et le conflit au Moyen-Orient, assure l'analyste.

Les Etats-Unis et l'Iran se sont attaqués mutuellement dans la nuit de mardi à mercredi, chacun accusant l'autre de violer un cessez-le-feu toujours plus fragile.

Mais malgré ce regain de tensions, "les prix du pétrole n'ont augmenté que de quelques dollars, ce qui signifie que le marché croit qu'un accord va être conclu", estime Adam Sahran.

Le baril de Brent, la référence internationale, reste sous le seuil symbolique des 100 dollars.

Dans ce contexte, sur le marché obligataire, l'échéance à dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait autour de 4,49% vers 14H00 GMT, contre 4,44% la veille en clôture.

Côté indicateurs, les créations d'emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis ont progressé à un rythme plus élevé qu'attendu le mois dernier, selon l'enquête régulière ADP/Stanford Lab.

"Ce rapport constitue un bon avant-goût du rapport sur l'emploi plus complet qui sera publié vendredi, et il rappelle une fois de plus pourquoi la Fed ne devrait pas abaisser de sitôt ses taux des fonds fédéraux", note Patrick O'Hare, de Briefing.com.

Au tableau des valeurs, le spécialiste des puces Marvell (+3% à 299,65 dollars) continuait d'être recherché.

En début de semaine, le patron de Nvidia Jensen Huang a assuré que Marvell était un maillon indispensable dans la course au développement de centres de données, propulsant l'action de plus de 32% mardi.

Les fonds d'investissement étaient à nouveau dans le viseur des acteurs du marché. Le suisse Partners Group a imposé mardi une limite de retrait pour l'un de ses fonds, ravivant les inquiétudes sur la santé du secteur.

KKR cédait 4,11%, Blackstone lâchait 3,40%, Carlyle reculait de 5,16%.

Depuis le début de l'année, leur cours a fondu d'environ 25%, la pression se faisant de plus en plus forte sur ces organismes spéculatifs qui se sont entre autres imposés comme des alternatives aux banques lorsqu'il s'agit de prêter de l'argent aux entreprises.

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