Wall Street clôture en hausse au terme d'une semaine agitée
information fournie par AFP 09/10/2026 à 22:54

Des opérateurs à la Bourse de New York, le 28 septembre 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

La Bourse de New York a terminé en hausse vendredi, aidée par la vigueur de certains géants technologiques et par une stabilisation des taux obligataires, à l'issue d'une semaine mouvementée sur les deux fronts.

Le Nasdaq a progressé de 0,64 %, le Dow Jones a gagné 0,83 % et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 0,59 %, s'établissant à quelques points seulement de son record en clôture.

"Les rendements des emprunts d'État américains semblent se stabiliser", soulageant quelque peu la place américaine, souligne auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, analyste chez Edward Jones.

Sur fond de craintes inflationnistes alimentées par la flambée des prix de l'énergie, le rendement à échéance dix ans s'est envolé cette semaine jusqu'à 5,36 %, un niveau inédit depuis 2002.

Vendredi, vers 20H15 GMT, il évoluait autour de 5,24 %.

Les actions ont également été soutenues en fin de séance par les déclarations de Donald Trump, selon lesquelles son homologue russe Vladimir Poutine s'est engagé à fournir plusieurs millions de tonnes de diesel "pour le marché américain et mondial".

Les prix des carburants ayant fortement grimpé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, cette annonce "atténue certains des scénarios les plus pessimistes, tant sur le front de l'approvisionnement en produits raffinés que sur celui de l'inflation", souligne Angelo Kourkafas.

La place américaine a aussi profité des gains enregistrés par certaines capitalisations géantes de la tech américaine, à l'image de Microsoft (+2,38%), Amazon (+3,29 %) ou encore Alphabet, maison mère de Google (+0,97 %).

"Étant donné leur poids considérable (dans les indices, ndlr), cela apporte indéniablement un soutien au marché dans son ensemble", note M. Kourkafas.

"Les valeurs des semi-conducteurs continuent de montrer des signes de faiblesse" au lendemain d'une frayeur pour le secteur de l'IA, remarquent néanmoins les analystes de Briefing.com (Nvidia -0,52 %, AMD -2,03 %, Micron -0,66 %).

Un article du Financial Times a en effet rapporté jeudi qu'OpenAI, le créateur de ChatGPT, avait évoqué à des investisseurs un chiffre d'affaires annualisé de 50 milliards de dollars, loin des 70 milliards mentionnés par plusieurs médias en septembre.

L'estimation du Financial Times a rapidement été contestée par une source proche du dossier citée par la chaîne CNBC, selon laquelle la différence entre les deux montants correspondait aux revenus tirés par OpenAI de ses partenariats.

L'épisode illustre la fébrilité des marchés face au secteur de l'IA, principal moteur des marchés d'actions mais qui fait face à des doutes croissants sur la rentabilité future des dépenses massives des géants de la tech pour développer cette technologie.

Les investisseurs espèrent que la saison des résultats - qui démarre officiellement la semaine prochaine avec les grandes banques - apportera un aperçu plus précis.

Toujours côté entreprises, les opérateurs téléphoniques ont décroché à l'instar de Verizon (-8,75 %), AT&T (-9,81 %) ou T-Mobile (-13,27 %).

SpaceX (+1,25 % à 162,57 dollars) a révélé jeudi avoir acheté un portefeuille de licences de basse fréquence, une acquisition qui le rapproche du lancement de son propre réseau mobile.

L'entreprise, qui offre déjà un accès à internet à haut débit via son réseau de satellites Starlink, a dit s'adresser à tous les Américains, là où beaucoup d'observateurs attendaient surtout une proposition pour les résidents de zones mal desservies.

Nasdaq