Wall Street attendue dans le désordre après les tensions sur l'obligataire information fournie par Reuters 19/08/2026 à 15:00
par Augustin Turpin
Wall Street est attendue en ordre dispersé mercredi et les Bourses européennes évoluent dans le désordre à mi-séance, le regain de tensions et d'incertitudes au Moyen-Orient pesant toujours sur le sentiment malgré une accalmie sur le marché obligataire et alors que les investisseurs attendent le compte-rendu de la réunion de juillet de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street presque stable (+0,03%) pour le Dow Jones et le Standard & Poor's-500 et en baisse de 0,22% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,31% à 8.535,46 points vers 10:51 GMT. A Francfort, le Dax recule de 0,12% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,19%.
L'indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,05%, le FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,06% et le Stoxx 600 en baisse de 0,08%.
Les cours pétroliers touchent un record de trois semaines alors que le conflit entre l'Iran et les États-Unis autour du détroit d'Ormuz repart de plus belle, laissant planer le doute sur la navigation par cette voie de passage critique à l'approvisionnement mondial.
Donald Trump a déclaré mardi qu'aucune négociation n'était en cours avec l'Iran, mais a contredit les affirmations de Téhéran en insistant sur le fait que le détroit d'Ormuz était ouvert. Le nombre de navires l'ayant traversé est tombé à six mardi contre neuf lundi et une moyenne mobile de 11 sur 10 jours, selon des données préliminaires publiées mercredi.
Vers 11h00 GMT, le Brent progresse de 0,97% à 91,90 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,04% à 85,82 dollars.
"La confiance dans la sécurité des transits maritimes reste faible, les volumes de transport se situant toujours bien en-deçà des niveaux habituels. Cette incertitude persistante continue d'entretenir une prime de risque géopolitique intégrée dans le prix du pétrole", résume Tim Waterer, analyste chez KCM.
Les craintes d'un conflit prolongé ont renforcé les perspectives inflationnistes et mis le marché obligataire sous tension mardi, les rendements à long terme ayant atteint leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs décennies dans les principales économies, sur fond d'inquiétudes quant à l'augmentation générale des dépenses publiques et l'environnement de plus en plus concurrentiel dans les émissions de titres de dette.
Dans ce contexte d'incertitude, auquel s'ajoutent les interrogations sur la politique monétaire de la Fed et dans une semaine sans grand catalyseur, hors publication des résultats des grands détaillants américains, les investisseurs attendent également la publication des "minutes" de la dernière réunion des gouverneurs de la banque centrale américaine.
"Un débat interne plus belliciste pourrait maintenir la trajectoire attendue de la politique monétaire à un niveau élevé, mais une inflation maîtrisée et un rendement des bénéfices déjà proche de celui des bons du Trésor devraient limiter l’ampleur de la hausse des taux longs sans provoquer une réévaluation plus générale des actifs risqués", juge Florian Ielpo, gestionnaire de portefeuille chez Lombard Odier Investment Managers.
Les opérateurs prévoient que la Fed relèvera au moins une fois les taux de 25 points de base d'ici fin 2026, selon les données de LSEG, mais les probabilités d’une hausse dès septembre ont considérablement diminué depuis la données l’inflation publiées la semaine dernière.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
VALEURS EN EUROPE
Le groupe industriel danois FLSmidth & Co progresse d'environ 6,3%, en tête du STOXX 600, après un chiffre d'affaires du deuxième trimestre supérieur aux estimations des analystes.
Toujours à Stockholm, le brasseur Carlsberg, qui a fait état d'un résultat d'exploitation inférieur aux prévisions, perd 3,7%.
TAUX/CHANGES
Les rendements en zone euro reprennent leur souffle tandis que l'influent marché obligataire américain se stabilise, bien que la hausse des prix du pétrole limite le soulagement au lendemain d'une séance de fortes tensions pour la dette souveraine.
"Les marchés obligataires montrent des signes timides de stabilisation", déclare Hauke Siemssen, stratège chez Commerzbank. "Néanmoins, les rendements ont franchi des seuils cruciaux."
Le rendement des Treasuries à dix ans perd 1,0 point de base (pb) à 4,6961%. Le deux ans recule de 1,5 pb à 4,1602%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans prend 0,8 pb à 3,2682%. Le deux ans grappille 0,1 pb à 2,8445%.
Le rendement de l'OAT à dix ans progresse de 1,2 pb à 4,1231%, après avoir touché un record de 18 ans à 4,1275%, tandis que le deux ans recule de 0,4 pb à 3,0379%.
Le dollar perd 0,26% face à un panier de devises de référence. L'euro gagne 0,29% à 1,1607 dollar.
La livre sterling gagne 0,19% face au dollar, et est presque stable (-0,09%) face à l'euro.
PLUS D'INDICATEURS ÉCONOMIQUES MAJEURS À L'AGENDA DU 19 AOÛT
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Augustin Turpin, édité par Benoit Van Overstraeten)