Volvo Cars affiche une perte au T3, prévoit la suppression de 2.500 emplois
information fournie par Reuters 23/10/2026 à 08:39

Le SUV électrique de taille moyenne EX60 de Volvo Cars dans son usine de production de Göteborg

Volvo Cars a affiché vendredi une ‌perte d'exploitation au troisième trimestre, impacté par la lente montée en puissance de la production ​de son nouveau SUV électrique EX60 et la faiblesse de la demande en Chine et aux États-Unis, et a annoncé la suppression de 2.500 emplois pour réduire ses coûts face ​à la concurrence chinoise.

La société, détenue majoritairement par le groupe chinois Geely Holding, a enregistré une perte d'exploitation ajustée de ​3,7 milliards de couronnes suédoises (332,78 millions d'euros) au ⁠troisième trimestre, contre un bénéfice de 5,8 milliards de couronnes un an plus tôt.

“Le ‌troisième trimestre 2026 a été très décevant et reflète une année qui s’est avérée bien plus difficile que prévu initialement. Notre plan de redressement ​en cours doit donc être ‌renforcé de manière décisive”, a déclaré le directeur général Hakan Samuelsson ⁠dans un communiqué.

Volvo Cars a déclaré qu'en plus des réductions de coûts déjà mises en œuvre, le groupe allait réduire de 5 milliards de couronnes supplémentaires ses dépenses indirectes et ses ⁠coûts variables, une mesure ‌qui devrait être effective d'ici la fin de l'année prochaine.

Quelque 2.500 emplois ⁠seront supprimés à l'échelle mondiale, dont 2.000 en Suède, le groupe mettant fin aux ‌contrats des consultants, recourant aux départs naturels et proposant des "plans de départ ciblés" ⁠à ses salariés, a indiqué Volvo Cars dans un communiqué.

Ces nouveaux ⁠licenciements s'ajoutent aux 3.000 ‌suppressions d'emplois annoncées peu après le retour de Hakan Samuelsson à son poste, lorsque Volvo ​Cars a mis en place un plan de ‌réduction des coûts de 18 milliards de couronnes à l'échelle de l'entreprise et renforcé sa coopération avec les marques ​du groupe Geely.

Au début du mois, le groupe a annoncé qu'il ne serait pas en mesure d'atteindre ses prévisions de volumes et de flux de trésorerie pour 2026, ⁠invoquant une situation de marché difficile et une détérioration des perspectives à court terme.

Le cours de l'action a atteint un plus bas historique cette semaine et a baissé de 54% depuis le début de l'année, plombé par les droits de douane, la faiblesse de la demande en véhicules électriques et des coûts de développement élevés.

(Rédigé par Marie Mannes; version française Etienne ​Breban, édité par Augustin Turpin)