Vers une reprise poussive au retour du long week-end pascal information fournie par Zonebourse 07/04/2026 à 08:33
Les principales Bourses européennes devraient évoluer en ordre dispersé mardi dans les premiers échanges au sortir du long week-end pascal, le risque géopolitique continuant de peser sur la tendance alors que le dernier ultimatum lancé par Donald Trump à l'égard de Téhéran est censé expirer cette nuit.
Après quatre jours de fermeture pour les fêtes de Pâques, les contrats à terme sur l'indice CAC 40 signalent un gain de 0,1% à l'ouverture, tandis que Francfort (-0,1%) et Londres ( 0,2%) affichent des scores contrastés.
Le climat reste globalement défavorable aux actifs risqués avec la persistance des tensions dans le Golfe, largement entretenues hier par une série de déclarations virulentes de la part de Donald Trump.
Lors d'une conférence de presse organisée à la Maison Blanche, le milliardaire new-yorkais a prévenu que l'Iran "tout entier" pourrait être détruit "en une seule nuit" si le pays n'acceptait pas un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz d'ici ce soir à 20h00 (heure de New York, soit 2h00 du matin à Paris).
Alors que le conflit entre aujourd'hui dans son 40ème jour, le président américain a notamment insisté sur le fait que la destruction des centrales électriques et des ponts iraniens pourrait "arriver en quatre heures si nous le voulons".
Une équation géopolitique insoluble ?
Selon les analystes, rien dans le contexte diplomatique actuel n'est de nature à justifier un réel regain d'optimisme sur les marchés. Le fossé entre Washington et Téhéran demeure trop profond, rendant improbable toute résolution d'ici à la date limite fixée par Donald Trump.
"Alors que la diplomatie semble atteindre ses limites et que les options militaires entrent davantage en ligne de compte dans l'équation, l'asymétrie des scénarios reste marquée et c'est à la désescalade de s'imposer", constate Ahmad Assiri, stratégiste chez Pepperstone.
"Tant qu'aucune avancée n'est observée sur la réouverture d'Ormuz, le maintien de positions défensives demeure la seule réponse rationnelle", estime-t-il.
Avec des sujets de stress qui ne manquent pas, la récente phase de consolidation pourrait donc bien être appelée à se poursuivre lors de cette semaine écourtée, les scénarios optimistes établis par de nombreux investisseurs semblant de plus en plus remis en cause.
La perspective de voir perdurer les tensions au Moyen-Orient contribue à la hausse de la volatilité et à la progression des cours pétroliers.
Les prix du brut ont atteint dans la nuit de nouveaux plus hauts de près de quatre ans, soutenus par les propos virulents du président américain.
Le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grimpe de 2,2% à 115,7 dollars après avoir touché un pic depuis le 6 juin 2022. Le Brent monte quant à lui de 1,6% à 111,6 dollars.
Si la progression de l'or noir devrait soutenir les valeurs de l'énergie, elle devrait en revanche pénaliser les compartiments du transport, du tourisme et des loisirs, l'envolée des prix du pétrole alourdissant la facture carburant pour les compagnies aériennes.
En dépit de la rhétorique guerrière de Donald Trump, Wall Street a fini en légère hausse lundi, sur des écarts allant de 0,3% à 0,5%, les investisseurs ayant mis de côté leurs préoccupations géopolitiques pour se concentrer sur la réalisation de quelques rachats à bon compte.
Prudence de mise avant des chiffres clés
Les intervenants ont cependant adopté des positions prudentes avant les nombreux indicateurs économiques attendus cette semaine.
Les chiffres de l'inflation PCE et des prix à la consommation aux Etats-Unis, prévus jeudi et vendredi, constitueront un test important pour les marchés sachant que la persistance des tensions inflationnistes forcerait les investisseurs à abandonner définitivement leurs espoirs d'un pivot rapide de la part de la Fed.
Ce mardi, l'agenda s'annonce plutôt allégé du côté des statistiques, même s'il sera animé par les derniers indices PMI d'activité dans les services en Europe et les commandes de biens durables aux Etats-Unis.
Les premiers résultats trimestriels vont également commencer à occuper les investisseurs puisque cette nouvelle semaine sera marquée, entre autres, par les publications de Delta Air Lines ou BlackRock.
Mais la saison des résultats ne commencera à battre son plein aux USA qu'à partir de la semaine prochaine, avec les comptes des poids lourds bancaires JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley.
Sur le marché des taux, le rendement des Treasuries à dix ans s'adjuge plus de deux points de base à 4,3350%, profitant de la hausse des cours du brut qui alimente les anticipations d'inflation.
Sur le marché des changes, où les variations sont limitées, l'euro est quasiment à l'équilibre face au billet vert, autour de 1,1535 dollar.
L'or repart à la baisse (-0,4% à 4 667,6 dollars l'once), pâtissant de la concurrence des rendements obligataires, de la fermeté du dollar et d'une phase de respiration technique en attendant d'y voir plus clair sur l'évolution de l'inflation et de la trajectoire de la politique de la Réserve fédérale.
Après quatre jours de fermeture pour les fêtes de Pâques, les contrats à terme sur l'indice CAC 40 signalent un gain de 0,1% à l'ouverture, tandis que Francfort (-0,1%) et Londres ( 0,2%) affichent des scores contrastés.
Le climat reste globalement défavorable aux actifs risqués avec la persistance des tensions dans le Golfe, largement entretenues hier par une série de déclarations virulentes de la part de Donald Trump.
Lors d'une conférence de presse organisée à la Maison Blanche, le milliardaire new-yorkais a prévenu que l'Iran "tout entier" pourrait être détruit "en une seule nuit" si le pays n'acceptait pas un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz d'ici ce soir à 20h00 (heure de New York, soit 2h00 du matin à Paris).
Alors que le conflit entre aujourd'hui dans son 40ème jour, le président américain a notamment insisté sur le fait que la destruction des centrales électriques et des ponts iraniens pourrait "arriver en quatre heures si nous le voulons".
Une équation géopolitique insoluble ?
Selon les analystes, rien dans le contexte diplomatique actuel n'est de nature à justifier un réel regain d'optimisme sur les marchés. Le fossé entre Washington et Téhéran demeure trop profond, rendant improbable toute résolution d'ici à la date limite fixée par Donald Trump.
"Alors que la diplomatie semble atteindre ses limites et que les options militaires entrent davantage en ligne de compte dans l'équation, l'asymétrie des scénarios reste marquée et c'est à la désescalade de s'imposer", constate Ahmad Assiri, stratégiste chez Pepperstone.
"Tant qu'aucune avancée n'est observée sur la réouverture d'Ormuz, le maintien de positions défensives demeure la seule réponse rationnelle", estime-t-il.
Avec des sujets de stress qui ne manquent pas, la récente phase de consolidation pourrait donc bien être appelée à se poursuivre lors de cette semaine écourtée, les scénarios optimistes établis par de nombreux investisseurs semblant de plus en plus remis en cause.
La perspective de voir perdurer les tensions au Moyen-Orient contribue à la hausse de la volatilité et à la progression des cours pétroliers.
Les prix du brut ont atteint dans la nuit de nouveaux plus hauts de près de quatre ans, soutenus par les propos virulents du président américain.
Le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grimpe de 2,2% à 115,7 dollars après avoir touché un pic depuis le 6 juin 2022. Le Brent monte quant à lui de 1,6% à 111,6 dollars.
Si la progression de l'or noir devrait soutenir les valeurs de l'énergie, elle devrait en revanche pénaliser les compartiments du transport, du tourisme et des loisirs, l'envolée des prix du pétrole alourdissant la facture carburant pour les compagnies aériennes.
En dépit de la rhétorique guerrière de Donald Trump, Wall Street a fini en légère hausse lundi, sur des écarts allant de 0,3% à 0,5%, les investisseurs ayant mis de côté leurs préoccupations géopolitiques pour se concentrer sur la réalisation de quelques rachats à bon compte.
Prudence de mise avant des chiffres clés
Les intervenants ont cependant adopté des positions prudentes avant les nombreux indicateurs économiques attendus cette semaine.
Les chiffres de l'inflation PCE et des prix à la consommation aux Etats-Unis, prévus jeudi et vendredi, constitueront un test important pour les marchés sachant que la persistance des tensions inflationnistes forcerait les investisseurs à abandonner définitivement leurs espoirs d'un pivot rapide de la part de la Fed.
Ce mardi, l'agenda s'annonce plutôt allégé du côté des statistiques, même s'il sera animé par les derniers indices PMI d'activité dans les services en Europe et les commandes de biens durables aux Etats-Unis.
Les premiers résultats trimestriels vont également commencer à occuper les investisseurs puisque cette nouvelle semaine sera marquée, entre autres, par les publications de Delta Air Lines ou BlackRock.
Mais la saison des résultats ne commencera à battre son plein aux USA qu'à partir de la semaine prochaine, avec les comptes des poids lourds bancaires JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley.
Sur le marché des taux, le rendement des Treasuries à dix ans s'adjuge plus de deux points de base à 4,3350%, profitant de la hausse des cours du brut qui alimente les anticipations d'inflation.
Sur le marché des changes, où les variations sont limitées, l'euro est quasiment à l'équilibre face au billet vert, autour de 1,1535 dollar.
L'or repart à la baisse (-0,4% à 4 667,6 dollars l'once), pâtissant de la concurrence des rendements obligataires, de la fermeté du dollar et d'une phase de respiration technique en attendant d'y voir plus clair sur l'évolution de l'inflation et de la trajectoire de la politique de la Réserve fédérale.