Vers une hausse timide à Wall Street, les marchés restent sur leur garde information fournie par Zonebourse 03/09/2026 à 14:52
Une heure avant que la cloche ne retentisse, les futures sur indices laissent présager d'une ouverture des marchés en timide hausse à Wall Street : le Dow Jones devrait s'adjuger 0,4% devant le S&P 500 ( 0,2%) tandis que le Nasdaq 100 est attendu à l'équilibre.
La situation continue de se tendre au Moyen-Orient : après les frappes américaines des derniers jours, l'Iran a mené une riposte d'envergure ciblant notamment des systèmes de communication et des hangars de bases américaines situées au Koweït et aux Émirats arabes unis.
En début de semaine, le président iranien Massoud Pezeshkian avait participé à une rencontre de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Hier, cette structure a clairement pris parti pour l'Iran, soutenant Téhéran dans sa guerre contre les États-Unis ainsi que son droit absolu à disposer d'installations nucléaires civiles.
"Dans les faits, il s'agit d'une opposition frontale aux États-Unis, qui pourrait servir de catalyseur à une reprise des négociations afin de sortir de l'impasse autour du détroit d'Ormuz", note-t-on chez AlphaValue.
Néanmoins, les tensions se font sentir sur le marché de l'or noir, avec un Brent qui a franchi les 96,5 USD le baril ( 1,3%) et un WTI à 92,4 USD ( 2%).
C'est dans ce contexte que Donald Trump a fait part au monde de sa dernière excentricité : il envisagerait désormais de renommer le détroit d'Ormuz "détroit de Trump"...
Scénario macro "relativement favorable"
Dans une note publiée ce matin, Goldman Sachs se dit favorable aux actions à 12 mois, mais se montre plus défensif à court terme. Concrètement, la banque maintient une position neutre sur les actions à 3 mois, mais les surpondère à 12 mois, soutenues par une croissance des bénéfices toujours solide. La banque privilégie l'Asie et les États-Unis et sous-pondère l'Europe.
Le scénario macroéconomique reste jugé relativement favorable, avec une croissance robuste, un faible risque de récession aux États-Unis et une modération de l'inflation. Les rendements obligataires élevés constituent toutefois un frein croissant pour les actions.
Par ailleurs, Goldman Sachs reste neutre sur les obligations et les matières premières à 3 et 12 mois, tout en sous-pondérant le crédit à 12 mois, pénalisé notamment par des spreads serrés et l'augmentation des émissions de dette liées aux investissements dans l'intelligence artificielle.
Pour rappel, le rendement des Treasuries à 10 ans atteint désormais 4,78%, un niveau inexploré depuis janvier 2025 et qui reste porté par la probable hausse des taux de la Fed le 16 septembre. Le marché estime la probabilité de ce relèvement à 60%, un chiffre toutefois en léger repli (il était de 68% hier), après la parution, hier, de chiffres décevants concernant les créations d'emplois outre-Atlantique (38 000 créations, contre 47 000 attendues par le consensus).
Dans ces conditions, Bank of America (BofA) a cible toujours une croissance du PIB américain au 3e trimestre de 2,5%, inchangée en rythme trimestriel annualisé.
Des statistiques à digérer
Sur le front des statistiques, le Département du Travail des Etats-Unis indique avoir comptabilisé 206 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la semaine du 24 août, en hausse de 2 000 par rapport au niveau de la semaine précédente (qui a été relevé de 203 000 à 204 000). A titre de comparaison, le consensus anticipait 205 000 nouvelles inscriptions.
Par ailleurs, la balance commerciale des Etats-Unis a fait ressortir un déficit de 88,6 MdsUSD pour le mois de juillet 2026, un peu en dessous du consensus, qui était de 90 MdsUSD, mais tout de même en forte hausse par rapport aux 71,2 MdsUSD du mois précédent.
Enfin, il faudra attendre 16 h pour prendre connaissance de l'indice ISM des services au titre du mois d'août. Celui-ci était ressorti à 54,1 en juillet, et le consensus cible 54,3 ce mois-ci.
En attendant, le dollar s'échange contre 0,86 euro.