PARIS, 20 avril (Reuters) - L'audit interne de l'activité
Eau France de Veolia VIE.PA lancée après des opérations
opaques de certains dirigeants n'a pas révélé de nouvelles
irrégularités, a déclaré jeudi Antoine Frérot, le PDG du numéro
un mondial du traitement de l'eau et des déchets.
Cet audit avait été lancé fin 2016 après des informations de
presse révélant que deux cadres de la branche concernée étaient
devenus actionnaires d'une société basée au Luxembourg, Olky
Payment Service Provider, peu après l'attribution à celle-ci
d'un contrat pour gérer la facturation de services d'eau de
Veolia en France.
A la suite de ces informations, Veolia avait aussi décidé de
suspendre les deux cadres concernés, puis de les licencier, et
de nommer un nouveau dirigeant à la tête de l'activité Eau
France.
"L'audit a confirmé notamment la prise d'intérêts indirecte
par nos deux cadres au sein de la société Olky Pay. Il y est
également révélé que le directeur général de Veolia Eau en
France a prêté de l'argent à son frère (l'un des deux cadres mis
en cause, NDLR), ce qui a permis à ce dernier d'acquérir les
titres Olky Pay", a dit Antoine Frérot lors de l'assemblée
générale des actionnaires de Veolia.
"Mais l'audit n'a par ailleurs pas relevé d'autres actions
incorrectes ou délictueuses dans le périmètre audité", a-t-il
ajouté.
Le PDG a cependant indiqué que le Parquet financier avait
ouvert une enquête préliminaire sur le même dossier, après le
dépôt par le groupe d'une plainte contre X, et que Veolia
comptait renforcer le dispositif de contrôle du respect de ses
règles internes, avec une application du nouveau système prévue
pour l'été.
Antoine Frérot a également fait savoir que Veolia avait mis
un terme à ses relations contractuelles avec Olky Payment en
février et que celle-ci avait engagé une procédure devant le
tribunal de commerce de Paris pour contester cette décision.
(Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)