Vendredi à Wall Street : une fin de semaine au plus bas avec le chaos au Moyen-Orient information fournie par Zonebourse 30/03/2026 à 07:38
Wall Street a terminé la semaine dernière dans la déprime, les principaux indices actions américains ayant fini la séance de vendredi sur de lourdes pertes de -1,67% pour le S&P 500 à 6 369 points, -2,15% sur le Nasdaq Composite à 20 948 points et -1,73% sur le Dow Jones à 45 167 points : la situation apparaissait de plus en plus chaotique et sans issue au Moyen-Orient, faisant grimper à la fois le pétrole, le "VIX" (considéré souvent comme le baromètre de la peur) et les rendements obligataires.
Wall Street a clôturé en net repli vendredi, avec des chutes de -1,67% pour le S&P 500 à 6 369 points (-2,1% hebdo), -2,15% sur le Nasdaq Composite à 20 948 points (-3,1% en hebdo), alors que les cours du pétrole "WTI" ont poursuivi leur ascension, au-delà des 100 USD... ce qui a fait plonger les compagnies aériennes et de croisières. Le "SOXX" (ETF semi-conducteurs) a lâché encore -1,6% après -4,75% la veille dans le sillage de Nvidia -2,2%, Broadcom -2,8%, Palo Alto -6%, ARM -6,9%, Datadog -7,9%.
Le Dow Jones Industrial a également lâché -1,73% ce vendredi (à 45 167 points, au plus bas depuis le 21/08/2025), et il affiche désormais un repli de 10% par rapport à son record de clôture du 10 février ; il perd -7% depuis le 1er janvier, et les autres indices effacent tous leurs gains depuis le 20 août dernier (S&P) et le 5 août (Nasdaq) respectivement.
La situation apparaissait de plus en plus chaotique et sans issue au Moyen-Orient : l'Iran n'a pas donné suite aux conditions posées par les États-Unis (proposition en 15 points), qui se sont engagés à suspendre les frappes sur ses installations énergétiques jusqu'au 6 avril... et, dans le même temps, Israël revendiquait avoir bombardé simultanément les trois plus grandes aciéries iraniennes, puis le réacteur à eau lourde de Khondab ainsi que des sites de production et de conversion d'uranium.
L'escalade continue, Tsahal poursuit ses opérations au Liban (Téhéran a prévenu que cela entraînerait une riposte dévastatrice) et les Houthis se préparent à fermer le détroit de Bab el-Mandeb si la situation dégénère.
Le "VIX" a grimpé de 13,2%, au-delà des "31" ( 20% hebdo, 68% sur la semaine écoulée), signalant un niveau de stress très élevé ; la variable inflation l'emporte largement sur le "risk off" (recherche de sécurité) aux yeux des détenteurs de dettes souveraines.
Les marchés obligataires véhiculent tous - simultanément - des signaux d'alarme comme on n'en avait plus observé depuis le printemps 2001. De grosses résistances moyen terme sont pulvérisées, des seuils psychologiques franchis résolument : le "30 ans" ( 5 points de base à 4,986%) tutoie les 5,00% (4,997% au plus haut), le "20 ans" les dépasse allègrement, le "10 ans" prend 2 points de base à 4,44%, le "2 ans" a fait une incursion au-delà des 4% (4,025%) avant de faire machine arrière vers 3,92%... le mouvement le plus significatif du jour avec 11 points de base de volatilité.
Le "10 ans" US se tend de 5 points de base sur la semaine (cela ne paraît pas trop impressionnant), mais il se dégrade de 50 points de base depuis le 27 février : les anticipations monétaires se sont retournées et c'est désormais une hausse de taux qui se dessine d'ici fin 2026, au lieu d'une ou 2 baisses comme la FED le laissait présager.
Le spread entre le rendement des Treasuries à deux ans (3,93%) et dix ans (4,42%) se réduit encore à 49 points de base, témoignant là encore d'une intensification des craintes d'une récession... en plus des anticipations inflationnistes : c'est la double peine, l'effet de ciseaux le plus préjudiciable.
La principale statistique du jour trahit les premiers signaux d'alerte sur la consommation des ménages aux États-Unis. L'indice de confiance des consommateurs calculé par l'Université du Michigan a reculé de -3,3 points à 53,3 points en mars, contre 53,5 points attendus après 56,6 le mois précédent.
Mais la vraie préoccupation est que la remontée de leurs anticipations d'inflation à un an - passées de 3,4% à 3,8% en un mois - amène les ménages à réduire leurs dépenses, et le "30 ans", qui renoue avec les 5%, propulse les taux hypothécaires au-delà de 7%, niveau à partir duquel la demande de crédit immobilier s'effondre.
Wall Street a clôturé en net repli vendredi, avec des chutes de -1,67% pour le S&P 500 à 6 369 points (-2,1% hebdo), -2,15% sur le Nasdaq Composite à 20 948 points (-3,1% en hebdo), alors que les cours du pétrole "WTI" ont poursuivi leur ascension, au-delà des 100 USD... ce qui a fait plonger les compagnies aériennes et de croisières. Le "SOXX" (ETF semi-conducteurs) a lâché encore -1,6% après -4,75% la veille dans le sillage de Nvidia -2,2%, Broadcom -2,8%, Palo Alto -6%, ARM -6,9%, Datadog -7,9%.
Le Dow Jones Industrial a également lâché -1,73% ce vendredi (à 45 167 points, au plus bas depuis le 21/08/2025), et il affiche désormais un repli de 10% par rapport à son record de clôture du 10 février ; il perd -7% depuis le 1er janvier, et les autres indices effacent tous leurs gains depuis le 20 août dernier (S&P) et le 5 août (Nasdaq) respectivement.
La situation apparaissait de plus en plus chaotique et sans issue au Moyen-Orient : l'Iran n'a pas donné suite aux conditions posées par les États-Unis (proposition en 15 points), qui se sont engagés à suspendre les frappes sur ses installations énergétiques jusqu'au 6 avril... et, dans le même temps, Israël revendiquait avoir bombardé simultanément les trois plus grandes aciéries iraniennes, puis le réacteur à eau lourde de Khondab ainsi que des sites de production et de conversion d'uranium.
L'escalade continue, Tsahal poursuit ses opérations au Liban (Téhéran a prévenu que cela entraînerait une riposte dévastatrice) et les Houthis se préparent à fermer le détroit de Bab el-Mandeb si la situation dégénère.
Le "VIX" a grimpé de 13,2%, au-delà des "31" ( 20% hebdo, 68% sur la semaine écoulée), signalant un niveau de stress très élevé ; la variable inflation l'emporte largement sur le "risk off" (recherche de sécurité) aux yeux des détenteurs de dettes souveraines.
Les marchés obligataires véhiculent tous - simultanément - des signaux d'alarme comme on n'en avait plus observé depuis le printemps 2001. De grosses résistances moyen terme sont pulvérisées, des seuils psychologiques franchis résolument : le "30 ans" ( 5 points de base à 4,986%) tutoie les 5,00% (4,997% au plus haut), le "20 ans" les dépasse allègrement, le "10 ans" prend 2 points de base à 4,44%, le "2 ans" a fait une incursion au-delà des 4% (4,025%) avant de faire machine arrière vers 3,92%... le mouvement le plus significatif du jour avec 11 points de base de volatilité.
Le "10 ans" US se tend de 5 points de base sur la semaine (cela ne paraît pas trop impressionnant), mais il se dégrade de 50 points de base depuis le 27 février : les anticipations monétaires se sont retournées et c'est désormais une hausse de taux qui se dessine d'ici fin 2026, au lieu d'une ou 2 baisses comme la FED le laissait présager.
Le spread entre le rendement des Treasuries à deux ans (3,93%) et dix ans (4,42%) se réduit encore à 49 points de base, témoignant là encore d'une intensification des craintes d'une récession... en plus des anticipations inflationnistes : c'est la double peine, l'effet de ciseaux le plus préjudiciable.
La principale statistique du jour trahit les premiers signaux d'alerte sur la consommation des ménages aux États-Unis. L'indice de confiance des consommateurs calculé par l'Université du Michigan a reculé de -3,3 points à 53,3 points en mars, contre 53,5 points attendus après 56,6 le mois précédent.
Mais la vraie préoccupation est que la remontée de leurs anticipations d'inflation à un an - passées de 3,4% à 3,8% en un mois - amène les ménages à réduire leurs dépenses, et le "30 ans", qui renoue avec les 5%, propulse les taux hypothécaires au-delà de 7%, niveau à partir duquel la demande de crédit immobilier s'effondre.