Vendredi à Wall Street : les indices minés par les craintes de hausse des taux
information fournie par Zonebourse 23/03/2026 à 07:35

Les marchés américains ont terminé la séance de vendredi en nette baisse, pénalisés par le repli marqué des grandes valeurs technologiques et par un contexte géopolitique toujours plus tendu au Moyen-Orient. La perspective d'un regain d'inflation, combinée à celle d'un durcissement de la politique monétaire, a aussi pesé sur le sentiment de marché. Dans ce climat, le S&P 500 a reculé de 1,51% à 6 506,5 points, le Dow Jones a cédé 0,96% pour s'établir à 45 577,5 points, tandis que le Nasdaq 100 a chuté de 1,88% à 23 898,1 points.

La prolongation du conflit au Moyen-Orient, entré dans sa quatrième semaine, nourrissait les inquiétudes des investisseurs. Sur le terrain, aucun signe d'accalmie ne se profilait. L'armée américaine a déployé un navire d'assaut accompagné de milliers de Marines dans la région. De son côté, le nouveau guide suprême iranien a salué "l'unité" et la "résistance" du pays, illustrant la fermeté du discours de Téhéran.

Dans ce contexte incertain, les grandes capitalisations ont toutes évolué dans le rouge. Nvidia et Tesla ont perdu près de 3%, tandis qu'Alphabet, Microsoft et Meta Platforms ont reculé d'environ 2%.

Le spectre d'un resserrement monétaire

Les anticipations de marché évoluaient également. Selon l'outil FedWatch du CME, les investisseurs envisageaient plus probable une hausse des taux d'intérêt qu'une baisse d'ici la fin de l'année 2026, un changement notable qui contribuait à la pression sur les actifs risqués.

Sur le front des entreprises, Super Micro Computer s'est effondré de 33,3% après l'inculpation de trois personnes liées au groupe, accusées d'avoir orchestré la contrebande d'au moins 2,5 milliards de dollars de technologies vers la Chine. À l'inverse, son concurrent Dell a progressé de 1%.

Enfin, FedEx, souvent considéré comme un baromètre de l'activité économique mondiale, a relevé ses prévisions et assuré que la demande restait stable malgré les tensions géopolitiques. Le titre a ainsi terminé en hausse de 0,6%.