Valeo produira ses moteurs de drones à Sainte-Florine information fournie par Reuters 24/09/2026 à 08:58
Valeo a annoncé jeudi qu'il produira des moteurs électriques de drones dans son usine de Sainte-Florine (Haute-Loire), un site fondé en 1964 qui poursuit ainsi sa mue des composants pour motorisations thermiques vers des activités pour l'électrification.
L'équipementier automobile français avait annoncé en juillet avoir été sélectionné par l'entreprise de technologies de défense Harmattan AI pour développer et produire un moteur électrique de drones "souverain" en France, nouvel exemple de synergies entre l'automobile et la défense.
La production de ce moteur, qui fonctionnera sans terres rares lourdes pour sécuriser la chaîne d’approvisionnement, doit commencer début 2027.
"Dans le cadre de notre stratégie 'beyond auto', nous avons combiné les briques technologiques de Valeo issues de l'automobile et notre empreinte industrielle française afin de proposer une première gamme de moteurs électriques souverains", a déclaré le directeur général de Valeo, Christophe Périllat, cité dans un communiqué.
Le montant de l'investissement, majoritairement porté par Valeo avec un soutien financier de la région Auvergne-Rhône-Alpes, n'a pas été communiqué.
L'usine de Sainte-Florine, au coeur d'un ancien bassin minier, emploie environ 450 personnes. Elle est spécialisée dans les petites pièces techniques alliant électronique et mécanique, comme des vannes EGR utilisées pour la dépollution des moteurs thermiques ou des boîtiers de gestion de l'arrivée d'air pour la combustion.
Le site, qui dispose de capacités d'assemblage et d'injection plastique, a déjà élargi sa gamme de produits hors du thermique pur, avec la production de cartes électroniques et de convertisseurs de puissance pour les systèmes d'hybridation 48 volts, a indiqué un porte-parole de Valeo.
L'équipementier n'a pas précisé la capacité de production de moteurs de drones qui sera installée à Sainte-Florine, mais le porte-parole a indiqué qu'elle servira à Harmattan AI mais aussi à d'éventuels futurs autres contrats.
(Reportage Gilles Guillaume, édité par Jean-Stéphane Brosse)