par Howard Schneider et Jason Lange
WASHINGTON, 1er mai (Reuters) - La Réserve fédérale a
observé le statu quo sur les taux mercredi, prenant acte d'une
croissance économique qui se poursuit et de la solidité du
marché du travail, tout en espérant toujours que l'inflation
finira par monter.
Au terme d'une réunion de deux jours, la Fed a maintenu à
2,25%-2,50% l'objectif de son taux d'intervention (taux des Fed
funds) et a ramené de 2,40% à 2,35% le taux servi sur les
réserves bancaires excédentaires afin que le taux des Fed funds
reste sûrement dans l'objectif de marge qu'elle a fixé.
Elle a répété qu'elle serait "patiente" pour ce qui est de
décider de tout changement du taux des Fed funds.
"Le marché du travail reste solide (...) l'activité
économique a crû à un rythme soutenu" ces dernières semaines,
constate la banque centrale dans son communiqué.
L'économie américaine est en bonne forme, avec une
croissance à la fois de l'économie et de l'emploi et une hausse
de l'inflation qui se présentent comme "l'issue la plus
probable".
L'institut d'émission souligne cependant que l'inflation
reste "discrète", demeurant toujours en-deçà de son objectif de
2%. Son communiqué laisse entendre qu'un récent tassement de
l'inflation risque de durer plus que prévu et ne peut être
simplement attribué à la baisse des prix de l'énergie.
L'inflation est actuellement de l'ordre de 1,5%, ce qui
pourrait être un problème en soi si les ménages et les
entreprises doutaient de la vigueur de l'économie et étaient
moins disposés à dépenser et à investir.
La Fed avait relevé les taux à quatre reprises en 2018 et
anticipait encore en décembre que le mouvement se poursuivrait
cette année. Elle ne projette plus de hausse des taux cette
année à la suite de mauvais indicateurs économiques tant aux
Etats-Unis qu'à l'étranger.
Le président Jerome Powell doit donner une conférence de
presse à 18h30 GMT.
La décision de la Fed a provoqué un rally des Treasuries,
surtout des échéances courtes, et des futures de taux, ce qui
veut dire que les investisseurs envisagent une probabilité
croissante d'une baisse des taux d'ici la fin de l'année.
Wall Street a monté et le dollar a faibli contre l'euro.
(Wilfrid Exbrayat pour le service français)