17 octobre (Reuters) - Plusieurs groupes pharmaceutiques et
fournisseurs américains de médicaments proposent de verser la
somme de 22 milliards de dollars (19,9 milliards d'euros), ainsi
des médicaments et des services d'une valeur estimée à 28
milliards de dollars, pour clore les poursuites engagées à leur
encontre dans la crise des opioïdes, a-t-on appris mercredi
auprès de deux sources au fait des discussions.
L'industrie pharmaceutique doit faire face à des actions en
justice intentées par les Etats ou des centaines de
municipalités ou comtés américains qui les accusent d'avoir
sciemment alimenté l'addiction potentiellement mortelle aux
opioïdes, à l'origine d'une grave crise sanitaire ces dernières
années aux Etats-Unis.
Les trois groupes McKesson MCK.N , AmerisourceBergen
ABC.N et Cardinal Health CAH.N prévoient un versement de 18
milliards de dollars sur une période de 18 ans, tandis que le
géant de la santé Johnson & Johnson JNJ.N propose un versement
de 4 milliards de dollars, ont dit à Reuters deux sources
proches au fait des discussions.
Le laboratoire Teva TEVA.TA a proposé de fournir pour 15
milliards de dollars de médicaments dans le cadre de l’accord,
ainsi que des services de distribution estimés à plusieurs
milliards, selon une des deux sources.
L'accord proposé par Teva s'étendrait sur 10 ans, dont la
valeur totale est estimée à environ 28 milliards de dollars,
ajoutent les deux sources, sans que l'on sache cependant comment
a été calculée cette estimation.
Les négociations sont menées par les procureurs généraux du
Texas, du Tennessee, de la Caroline du Nord et de la
Pennsylvanie, souligne-t-on de même source, ajoutant qu'il n'y
avait aucune garantie qu'un accord soit conclu.
Au moins 400.000 personnes sont mortes au cours des vingt
dernières années aux Etats-Unis de surdoses liées aux opioïdes
vendus légalement ou illégalement, selon les statistiques
fédérales.
(Nate Raymond à Boston, avec la rédaction de Bangalore;
Arthur Connan pour le service français)