USA-La croissance du PIB accélère au T1 après un ralentissement fin 2025
information fournie par Reuters 30/04/2026 à 15:08

(Actualisé avec contexte)

La croissance économique américaine s'est accélérée au premier trimestre, portée par la reprise des dépenses publiques après un "shutdown" de l'administration fédérale fin 2025, montre la première estimation publiée jeudi par le département du Commerce.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 2,0% au cours du trimestre allant de janvier à fin mars, contre un gain de 0,5% au cours des trois derniers mois de 2025, période durant laquelle la contraction des dépenses du gouvernement fédéral avait pesé à hauteur de 1,16 point de pourcentage, la plus forte depuis le premier trimestre de 1994.

Les économistes interrogés par Reuters attendaient cependant une croissance de 2,3% sur un an au premier trimestre.

Cette accélération pourrait toutefois être de courte durée, la guerre en Iran entraînant une envolée des prix de l'essence susceptible de peser sur le budget des ménages.

La progression du PIB au cours de la période allant de janvier à fin mars reflète également une croissance robuste des investissements des entreprises en équipements, alimentée par un boom des dépenses en intelligence artificielle (IA) et la construction de centres de données.

Cependant, la croissance des dépenses de consommation, principal moteur de l'économie américaine, a encore ralenti.

Cet indicateur perdait déjà de son élan avant même que la guerre au Moyen-Iran, déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël, ne fasse grimper le prix moyen de l'essence aux États-Unis au-delà de 4 dollars le gallon.

La hausse du coût de la vie est une source de mécontentement croissant chez les Américains. Les sondages montrent que la plupart d'entre eux désapprouvent la gestion économique du président Donald Trump, ce qui représente un risque politique pour le Parti républicain à l'approche des élections de mi-mandat de novembre prochain.

Le rythme de croissance de l'économie renforce en outre les anticipations des marchés financiers selon lesquelles la Réserve fédérale (Fed) maintiendra ses taux d'intérêt inchangés cette année, à condition qu'il n'y ait pas de détérioration du marché du travail.

La banque centrale américaine a maintenu mercredi son taux dans la fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%, comme prévu, tout en signalant une inquiétude croissante concernant l'inflation déclenchée par le conflit au Moyen-Orient.

(Reportage Lucia Mutikani ; version française Diana Mandia, édité par Benoit Van Overstraeten)