Une semaine sur les marchés : le recap du 9 au 13 février
information fournie par Boursorama 12/02/2026 à 16:25

recap (Crédits: Boursorama - A. Morris)

Lundi 9 février

CAC 40 : +0,6% à 8.323,28 points et 3,5 milliards d'euros échangés

La séance

La Bourse de Paris débute la semaine en légère hausse, à l'issue d'une séance plutôt calme dans l'attente d'indicateurs économiques de l'autre côté de l'Atlantique plus tard dans la semaine.

Valeurs en vue

STMicroelectronics finit en tête du CAC 40 avec une progression de plus de 9%. Le géant franco-italien des semi-conducteurs a annoncé une collaboration stratégique élargie avec Amazon Web Services (AWS) via un engagement commercial pluriannuel de plusieurs milliards de dollars pour fournir des solutions en semi-conducteurs. Selon un communiqué du groupe français, il fournira des fonctionnalités spécialisées pour la connectivité à haut débit, incluant le traitement du signal mixte à haute performance et des microcontrôleurs avancés pour la gestion intelligente de l'infrastructure. "Compte tenu de l'intérêt des investisseurs pour l'IA et les centres de données (qui constituent le marché final à la plus forte croissance dans le domaine des semi-conducteurs), cette transaction devrait être considérée comme positive", saluent dans une note les analystes de JP Morgan.

Mardi 10 février

CAC 40 : +0,06% à 8.327,88 points et 4 milliards d'euros échangés

La séance

De justesse ! Le CAC 40 signe une hausse toute symbolique, porté par la forte prgression de l'action de Kering (lire ci-dessous) Sur le marché obligataire, le taux français à échéance dix ans a baissé mardi, à 3,40%, contre 3,44% la veille.

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé : le Dow Jones (+0,10%) a une nouvelle fois grappillé un record en clôture, terminant à 50.188,14 points. L'indice élargi S&P 500 a perdu 0,33% et l'indice Nasdaq a reculé de 0,59%. Les investisseurs ont accueilli des ventes au détail plus faibles qu'attendu au mois de décembre en dépit des fêtes de fin d'année. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se détendait, à 4,14% vers 21H15 GMT, contre 4,20% à la clôture vendredi. Côté entreprises, la saison des résultats est toujours en cours. A noter : l'entreprise suédoise de musique en ligne Spotify a brillé (+14,73% à 475,96 dollars) après avoir enregistré une hausse de 11% sur un an du nombre de ses utilisateurs actifs au quatrième trimestre 2025 à 751 millions, un chiffre au-dessus de ses prévisions (745 millions).

Valeur en vue

L'action Kering a brillé (+10%) entrainant tout le secteur du luxe. Le géant français du luxe a fait état d'une baisse légèrement inférieure aux prévisions de son chiffre d'affaires trimestriel, alors que le nouveau directeur général Luca de Meo s'efforce de stabiliser la maison-mère de Gucci. "Nous connaîtrons une croissance en 2026, nous verrons une augmentation des marges sur toutes les marques", a déclaré Luca de Meo aux analystes lors d'une conférence téléphonique. Les flux de trésorerie disponibles provenant des activités d'exploitation ont chuté de 35% l'année dernière, hors paiements exceptionnels liés à la vente de biens immobiliers, pour atteindre 2,3 milliards d'euros, a déclaré Kering. Le chiffre d'affaires du quatrième trimestre a atteint 3,9 milliards d'euros, en baisse de 3% en comparable mais au-dessus des attentes des analystes, qui tablaient sur -5% dans un consensus Visible Alpha. Les ventes de Gucci, principal moteur du bénéfice, affichent une baisse de 10% alors que les analystes tablaient sur -12%, marquant un dixième repli trimestriel consécutif. "Avec des tendances de chiffre d'affaires qui s'améliorent trimestre après trimestre, la dynamique est réelle - précoce, fragile, mais réelle. Je peux vous garantir que nous allons nous appuyer dessus", a dit Luca de Meo.

Mercredi 11 février

CAC 40 : -0,18% à 8.313,24 points et 4,6 milliards d'euros échangés

La séance

Retour en baisse pour le CAC 40, plombé par la chute historique de Dassault Systemes (lire ci-dessous). Les poids lourds français de la tech et des services aux entreprises ont par ailleurs nettement reculé : Publicis, numéro 3 mondial de la communication, a chuté de 8,69% à 72,88 euros, le spécialiste de l'informatique Capgemini a fortement baissé aussi, de 8,19% à 104,30 euros et Atos de 4,35% à 46,58 euros. Le géant mondial des centres d'appels Teleperformance a quant à lui abandonné 6,05% à 50,90 euros.

Sur le plan macroéconomique, les investisseurs se sont tournés vers la publication du rapport sur l'emploi des Etats-Unis en janvier, qui a surpris positivement le marché. L'économie américaine a connu 130.000 créations d'emplois sur la période, nettement plus que les 55.000 sur lesquelles tablaient les analystes, selon le consensus publié par MarketWatch. Le taux de chômage est en recul, à 4,3%, contre 4,4% anticipé par le marché.

La Bourse de ‌New York a fini en baisse : l'indice Dow Jones a ​cédé 0,13%, à 50.121,40 points et le Nasdaq Composite ​a reculé de 0,16%, ⁠à 23.066,47 points. En nette hausse en début de séance, avec des pics de plus d'une ‌semaine pour le S&P 500 et le Nasdaq, les trois ‌principaux indices de Wall Street ont marqué un repli à mesure ⁠que les traders revoyaient leurs perspectives de baisses des taux.

Valeurs en vue

Une sanction très violente : Dassault Systèmes a perdu près de 20% sur la séance dans la foulée de ses résultats 2025 et de ses perspectives 2026. Le chiffre d'affaires 2025 est ressorti à 6,24 milliards d'euros, alors que les analystes ⁠tablaient sur 6,30 milliards selon un consensus LSEG. Au quatrième trimestre, il affiche une hausse de 1% à 1,68 milliard, dans le bas de sa fourchette ⁠de prévisions et, ‌selon les analystes de Jefferies, en-dessous du consensus. Surtout, ce sont les objectifs dévoilés par l'éditeur de logiciels qui ont déçu le marché. Il table sur une ​croissance de 3 à 5% de son ⁠chiffre d'affaires 2026, portée par l'accélération de l'adoption de la souscription et du ‌Cloud, et vise également une marge opérationnelle comprise entre 32,2 et 32,6%, et un BNPA dilué non‑IFRS compris entre 1,30 et 1,34 ​euro. Clairement pas assez pour les ⁠analystes de JP Morgan qui expliquaient : "Ce type de déception en matière de croissance - pire que ce à quoi s'attendaient même ​les investisseurs les plus pessimistes (...) - dans le contexte impitoyable du secteur logiciel devrait probablement entraîner une réaction négative du cours de l'action." Dont acte. Le directeur général ⁠du groupe Pascal Daloz a cependant réaffirmé l'ambition du groupe de se concentrer sur la transformation de l'IA industrielle, tout en se concentrant sur une "exécution rigoureuse" en 2025 et en 2026 pour "générer un impact mesurable et différenciant".

Jeudi 12 février

CAC 40 : +0,33% à 8.340,56 points et 5,1 milliards d'euros échangés

La séance

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Valeur en vue

Legrand s'est distingué dans la foulée de ses résultats 2025. Le fabricant de matériels et d'équipements électriques français a publié un chiffre d'affaires en hausse de 9,6% à 9,5 milliards d'euros. Cette croissance s'établit à 13% hors effets de change. Le bénéfice net qui a progressé de 6,7% à 1,2 milliard, grâce au dynamisme des centres de données, que le groupe a placés au cœur de sa stratégie de croissance, et aux acquisitions.

Pour 2026, Legrand vise à nouveau une croissance de 10% à 15% de son activité, toujours hors effets de change. Le groupe basé à Limoges maintient par ailleurs son objectif d'un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros en 2030. Le conseil d'administration de Legrand proposera le versement d'un dividende de 2,38 euros par action au titre de 2025, en hausse de 8,2% par rapport à celui de 2024.

Vendredi 13 février

CAC 40 : actualisation à venir

La séance

Le CAC 40 est resté en territoire négatif malgré l'inflation américaine qui a ralenti plus que prévu.

Valeur en vue

Safran a dit s'attendre vendredi à ‌une meilleure performance en 2026, le groupe ayant renforcé sa rentabilité l'année dernière grâce à ​la forte demande du marché secondaire pour ses moteurs d'avions civils. Le groupe aéronautique et de défense français a fait état d'une hausse de 26% de son résultat opérationnel courant en 2025, ​à 5,2 milliards d'euros. Le titre s'offre une hausse de presque 10%.

Laurent Grassin, avec Reuters, AFP, ZoneBourse et AOF