Une semaine sur les marchés : le recap du 7 au 11 septembre information fournie par Boursorama 11/09/2026 à 11:54
Lundi 7 septembre
CAC 40 : +0,33%, à 8.306,15 points
La séance
La Bourse de Paris démarre la semaine en progression, en l'absence de Wall Street fermée pour un jour férié, au terme d'une séance ballotée entre prix élevés de l'énergie et regain d'enthousiasme pour la tech. L'Iran a menacé dimanche les États-Unis d'une réponse "plus rapide, plus intense et plus douloureuse". Sur le plan diplomatique, les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient restent, elles, dans l'impasse. Vers 18H, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, gagnait encore 1,52% à 97,74 dollars. Sur la cote parisienne, TotalEnergies (+1,58% à 77,30 euros) a profité de cette hausse des prix du brut.
Valeur en vue
+500% de hause depuis le début de l'année pour Soitec, qui ajoute un +11,73% aujourd'hui. En plus du regain d'enthousiasme sur les valeurs liées à l'IA, le titre a bénéficié d'une recommandation positive de Jefferies, qui y croit encore malgré l'envolée du titre relève son objectif de cours à 98 euros contre 85 euros.
Mardi 8 septembre
CAC 40 : +0,14%, à 8.317,98 points
La séance
Même si elle est limitée, c'est une nouvelle séance de progression pour l'indice français alors que le contexte global reste inchangé. Les investisseurs gardent les yeux rivés sur les cours du pétrole. Le Brent, référence mondiale du brut, s'est fortement rapproché du seuil symbolique de 100 dollars le baril. Et le gaz naturel européen n'est pas en reste, évoluant à son plus haut niveau depuis janvier 2023. Avec la flambée des prix de l'énergie, les préoccupations persistantes liées à l'inflation restent dans les esprits, en particulier à l'approche de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.
Pour une fois, c'est Wall Street qui s'en tire moins bien que Paris. L'indice Dow Jones .DJI a cédé 1,18% à 52.786,07 points. Le S&P 500 .SPX a perdu 0,58% à 7.673,52 points e le Nasdaq Composite .IXIC a reculé de son côté de 0,32% à 26.421,41 points. Le fait qu'OpenAI lance vendredi dernier son nouveau modèle, le GPT-6 Astra, a relancé les préoccupations à l'égard de la perspective que l'IA vienne concurrencer des services actuellement offerts par des éditeurs de logiciels spécialisés, faisant baisser les titres de ces derniers.
Valeur en vue
Rubis RUBF.PA a relevé son objectif annuel de résultat opérationnel, porté par la performance du premier semestre, bien que la hausse des prix du pétrole ait contribué au déclin du flux de trésorerie sur les six premiers de l'année.Citant une performance solide dans un environnement de prix pétroliers volatils et élevés, le groupe table désormais sur un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) annuel compris entre 775 et 825 millions d'euros, contre une fourchette précédente de 740 à 790 millions.
Mercredi 9 septembre
CAC 40 : -1,94% à 8.156,67 points
La séance
Sévère recul à la Bourse de Paris aujoud'hui, le CAC 40 étant pénalisé par le prix du baril de pétrole qui a dépassé les 100 dollars, ravivant ainsi les craintes inflationnistes et de resserrement monétaire. L'indice a été plombé par le recul de valeurs industrielles (Saint-Gobain, -3,90%) ou du luxe (Kering, -4,97%). Même son de cloche ailleurs en Europe : Francfort (-1,66%) a encaissé le recul de Rheinmetall (-3,75%). Londres (-1,31%) a suivi la tendance malgré la remontée des prix du pétrole (BP, +0,67%). Milan a emprunté la même voie en limitant les dégâts (-0,58%).
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont dit mercredi avoir attaqué une base militaire des Etats-Unis en Jordanie ainsi qu'une vingtaine de bateaux dans le Golfe, en réponse aux frappes américaines.
Outre-Atlantique, le Dow Jones a perdu 0,77%, le Nasdaq a lui reculé de 0,64% alors que l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,48%. Le diesel va de record en record ces derniers jours, atteignant 5,94 dollars le gallon (3,78 litres) mercredi, selon les données publiées par l'association automobile américaine (AAA). Le président américain Donald Trump a assuré que les prix dégringoleraient début novembre, juste après les élections législatives aux Etats-Unis. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain poursuivait sa hausse, à 4,84% vers 20H30 GMT, contre 3,94% à la veille des premières frappes menées par les Etats-Unis et Israël en Iran.
Valeurs en vue
Meta a progressé de 6,55%, à 653,69 dollars, alors que le géant numérique a officiellement lancé son assistant dopé à l'intelligence artificielle (IA), Muse, venant concurrencer les offres similaires d'OpenAI, avec ChatGPT, et Anthropic, avec Claude. “Muse” estcapable d'accéder à d'autres applications pour envoyer des e-mails et effectuer des paiements. Meta a indiqué que le produit ne serait dans un premier temps disponible qu'aux États-Unis, via une application Muse dédiée ou le service de messagerie WhatsApp de la société
Jeudi 10 septembre
CAC 40 : -0,49% à 8.116,76 points
La séance
Encore une séance dans le rouge, à Paris avec une vraie cassure au moment de la décision de la BCE. Comme prévu, l'institution européenne a relevé de 25 points de base son taux de dépôt, à 2,5%, soulignant que la poursuite du conflit au Moyen-Orient menaçait de maintenir l'inflation au-dessus de l'objectif pendant une période plus longue. Cette décision, largement anticipée par les économistes et les marchés, s'est accompagnée d'une révision à la hausse des prévisions d'inflation pour 2027, ce qui laisse en effet penser que l'impact de la flambée des coûts énergétiques sur les prix pourrait se prolonger. Les opérateurs ont ensuite renforcé leurs paris sur de nouvelles hausses des taux et tablent désormais en moyenne sur une augmentation supplémentaire d'environ 80 points de base d'ici fin 2027, contre un peu moins de 70 points de base avant l'annonce.
Les cours du Brent ont bondi de plus de 30% par rapport à leurs récents plus bas niveaux atteints début août, et ceux du gaz évoluent à un pic depuis 2022, à environ 82 euros par mégawattheure (MWh). La situation géopolitique accentue la pression sur les rendements obligataires des deux côtés de l'Atlantique et les risques de nouvelles hausses ne semblent pas près de se dissiper. Le "spread", ou l'écart entre les rendements des obligations françaises et allemandes à 10 ans, évolue d'ailleurs à son plus haut niveau depuis 2012, à plus de 92 points de base. Aux Etats-Unis, le taux d'intérêt de la dette publique des Etats-Unis à 30 ans a bondi à un nouveau plus haut depuis 2007, à 5,37%. L'échéance à dix ans, la plus suivie, évolue elle autour de 4,96%, contre 4,84% à la clôture la veille.
Wall Street aussi fait grise mine. Le Dow Jones a reculé de 0,60%, l'indice Nasdaq a cédé 0,65% et l'indice élargi S&P 500 a lâché 0,58%. Les cours des hydrocarbures semblent bien partis pour s'installer durablement au-delà de 100 dollars le baril, le Brent clôturant jeudi à plus de 107 dollars. La prime de risque qui s'applique sur les prix grimpe fortement en raison d'un conflit qui s'éternise, entraînant avec lui de nouvelles perturbations pour le commerce.
Valeur en vue
Macy's a reculé de 4,8%. Les prévisions de perte plus importantes que prévu pour le trimestre en cours, dues à une augmentation des investissements en magasin liés aux plans de redressement, éclipsent la révision à la hausse des objectifs annuels de la chaîne de grands magasins. Macy's prévoit une perte ajustée de 19 à 23 cents par action au troisième trimestre , alors que les analystes tablaient sur une perte de 6 cents – selon les données compilées par LSEG
Vendredi 11 septembre
CAC 40 :
La séance
Après deux séances de repli, un rebond se dessine sur la place parisienne, qui s'adjuge 0,55%, à 8 160 points vers midi, épaulée par Safran (2,1%) et Airbus (1,6%). Francfort (0,5%) et Londres (0,4%) sont dans la même dynamique.
Valeur en vue
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Laurent Grassin, avec Reuters, AFP et ZoneBourse