Une semaine sur les marchés : le recap du 31 août au 4 septembre
information fournie par Boursorama 04/09/2026 à 09:10

recap (Crédits: Boursorama - A. Morris)

Lundi 31 août

CAC 40 : -0,79%, à 8.334,50 points et 6,9 milliards d'euros échangés

La séance

La Bourse de Paris a terminé dans le rouge cette fin de mois d'août, lestée par la hausse des coûts de l'energie après la reprise des hostilités au Moyen-Orient, avec des frappes échangées entre les Etats-Unis et l'Iran.

Le rendement de l'emprunt français à échéance 10 ans atteignait quasiment 4,18%, un plus haut niveau depuis 2008, contre 4,12% à la clôture vendredi, alors que le gouvernement français se réunit en séminaire pour préparer un budget sur fond de dette à 117% du PIB. Vendredi, l'agence Fitch Ratings avait maintenu la note de la dette souveraine de la France à A+ avec une perspective toujours stable.

La Bourse de New York a, elle aussi, fini en baisse. Le Dow Jones a cédé 0,70%, le S&P 500 a perdu 0,33% tandis que le Nasdaq (-0,12%) a limité ses pertes grâce à l'avancée de Nvidia (+1,36%). Le mois a toutefois été positif pour les principaux indices boursiers américains.

Les géants pétroliers comme Chevron (+2,11%), ExxonMobil (+2,72%) ou ConocoPhillips (+1,65%) ont profité du regain de tension avec l'Iran. Vers 20H25 GMT, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait à environ 4,76%, un plus haut depuis janvier 2025.

Côté entreprises, plusieurs fournisseurs d'énergie ont été en chute libre. Selon les médias américains, les législateurs de Californie ont rejeté un projet de loi qui aurait limité le montant des indemnités demandées aux fournisseurs d'énergie dont les équipements ont provoqué d'importants feux dans l'Etat. PG&E a dégringolé de 20,06%, Edison de 23,07% et Sempra a reculé de 3,10%.

Valeur en vue

Advicenne a cédé 36% en une séance... La Biotech a annoncé le retrait de la demande d'approbation aux Etats-Unis de ADV7103 dans  l'acidose tubulaire rénale distale (ATRd). Advicenne explique dans un communiqué que cette décision fait suite à des échanges avec la FDA. Cette décision intervient à seulement quelques jours de la date finale du 3 septembre qui avait été fixée lors de l'acceptation du dossier par l'autorité de santé américaine, en janvier dernier. Pour les analystes, cette décision soulève de nouvelles questions concernant la stratégie mise en place par le spécialiste de la néphrologie. "Le retrait volontaire évite formellement une décision négative de la FDA, mais repousse l'accès au marché américain et remet en cause l'un des principaux catalyseurs attendus en 2026", réagissent les équipes d'AllInvest Securities. Autre élément inquiétant, à en croire l'intermédiaire, la société dispose actuellement d'une visibilité financière limitée au 2e trimestre 2027, malgré le financement obligataire pouvant atteindre 3,8 millions d'euros obtenu en juin.

Mardi 1er septembre

CAC 40 : -0,39%, à 8.301,85 points et 3,7 milliards d'euros échangés

La séance

C'est rouge à nouveau à la Bourse de Paris, pénalisée par la remontée des taux d'intérêt, les craintes d'un regain d'inflation lié à la hausse des prix du pétrole et le contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient. Le Brent évolue actuellement autour des 92 dollars le baril.

L'inflation a d'ailleurs grimpé en août à son niveau le plus élevé depuis trois ans au sein de la zone euro, en raison de la remontée des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient, confortant les attentes d'un nouveau tour de vis de la BCE la semaine prochaine. Et les taux français augmentent plus fortement que ses homologues dans l'UE, notamment l'Allemagne. L'emprunt à 10 ans français s'affichait à près de 4,21% mardi soir contre 4,17% lundi à la clôture, et le Bund allemand évoluait à 3,34% environ contre 3,32% la veille.

Meme ambiance outre-Atlantique avec un Dow Jones qui a cédé 0,79%, l'indice Nasdaq a perdu 1,03% et le S&P 500 a lâché 0,71%. Le pétrolières profitent, elles, du regain de tension au Moyen-Orient, Chevron (+2,38%), ExxonMobil (+2,24%) et ConocoPhillips (+2,84%) s'affichant proches de leurs plus hauts historiques.

Mais plus généralement, l'heure est à l'inquiétude, notamment concernant la trajectoire de l'inflation, ce qui renchérit le coût de la dette car les prêteurs demandent une compensation plus élevée. Vers 20H25 GMT, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait à environ 4,79%, au plus haut depuis janvier 2025 et le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le marché mise sur un tour de vis monétaire de la Fed dès septembre et s'attend à deux hausses en tout d'ici la fin de l'année, selon l'outil de veille CME FedWatch.

Valeur en vue

Belle séance pour l'action Air Liquide qui progresse de 2,15% sur la journée. En cause, ‌des informations indiquant que le fonds activiste Elliott Management a pris une participation ​dans le spécialiste des gaz industriels, et l'exhorte à améliorer ses marges bénéficiaires. Elliott Management est en contact avec le ​groupe français depuis plusieurs mois et appelle ⁠sa direction à mettre en œuvre des améliorations afin de mieux rivaliser ‌avec ses concurrents, ont déclaré des sources à Reuters. Le montant exact de la participation d'Elliott n'a pu être déterminé dans l'immédiat. Elliott Management ​n'a pas souhaité s'exprimer. ‌Air Liquide n'a pas répondu à une demande de commentaires.

Mercredi 2 septembre

CAC 40 : -0,26%, à 8.280,63 points et 3,3 milliards d'euros échangés

La séance

Encore une séance de baisse à Paris, même si celle-ci est restée contenue. Le pétrole a poursuivi sa route vers la barre des 100 dollars avec la reprise des bombardements autour du détroit d'Ormuz. Vers 19H, le Brent s'échangeait à 95,58 dollars (+0,98%) sur la même tendance que le WTI américain (90,96 dollars, +0.82%). Les cours flambent également côté gaz naturel, la référence européenne ayant dépassé les 75 euros le mégawattheure, une première depuis janvier 2023, pour terminer à 73,50 euros en fin de journée.

Les taux, eux, se sont encore envolés. Les obligations françaises à 10 ans affichent désormais un rendement de 4,25% contre 4,21% mardi.

Wall Street, à l'inverse, s'en est mieux tiré. Les trois principaux indices ont clôturé en hausse. Parmi les 11 principaux secteurs d'activité du S&P 500, le seul à avoir reculé est celui de l'immobilier, qui a terminé en baisse de 0,8 %.

Valeurs en vue

+16% sur la séance, + 290% depuis le début de l'année ! Ca va bien pour Dell Technologies. Nouveau coup d'accélérateur hier grâce à une publication trimestrielle largement supérieure aux attentes, portée notamment par le dynamisme de ses serveurs optimisés pour l'IA. Accompagnée d'un relèvement vigoureux de ses objectifs, cette publication amène Bank of America et UBS à rehausser leurs objectifs de cours respectifs sur le titre. Sur son 2e trimestre comptable (clos fin juillet), le constructeur d'équipements informatiques a vu son BPA ajusté (non-GAAP) tripler en comparaison annuelle pour atteindre 7,04 dollars, battant ainsi largement les 4,92 dollars anticipés en moyenne par les analystes. Son chiffre d'affaires a progressé d'environ 58%, pour atteindre un niveau record de 46,97 milliards de dollars, contre 44,92 milliardf attendus par le marché, grâce en particulier à un bond de 89% de sa division Infrastructure Solutions Group. Dell anticipe désormais un BPA ajusté en croissance de 148%, à 25,50 dollars (contre 17,90 dollars en prévision antérieure), et des revenus en croissance de 69%, à 192 milliards (contre 167 milliards en estimation précédente).

Jeudi 3 septembre

CAC 40 : +0,07%, à 8.286,40 points et 3,6 milliards d'euros échangés

La séance

La Bourse de Paris a finalement terminé à l'équilibre tiraillée entre un répit sur le front des taux et la hausse continue du pétrole sur fond de nouveaux risques de tensions régionales au Moyen-Orient. La journée en dents de scie a été marquée par la pause dans l'envolée des taux d'intérêt, qui pesait sur le marché des actions depuis le début de la semaine. Les taux sur les emprunts français à dix ans sont retombés à 4,20%, contre 4,25% la veille, un recul plus fort qu'en Allemagne sur la même maturité (3,34% contre 3,37%).

Le mouvement de progression était plus net à la Bourse de New York. L'indice Dow Jones .DJI a gagné 1,18%, à 53.686,11 points. Le S&P 500 .SPX a pris 1,06%, à 7.747,71 points. Le Nasdaq Composite .IXIC a avancé de son côté de 1,40%, à 26.584,06 points.

Dans une interview à Reuters, l'un des gouverneurs de la Fed, Christopher Waller, s'est dit enclin à laisser inchangé le taux directeur de la banque centrale américaine à condition que les prochaines données sur l'inflation montrent une atténuation des pressions sur les prix. Il a ajouté qu'il serait favorable à une hausse des taux si l'inflation ne ralentissait pas. A la suite de ces commentaires, les marchés financiers ont revu à la baisse leurs prévisions sur la politique monétaire de la Fed. Selon des données FedWatch de CME, ils misent désormais à 50,4% sur la probabilité d'une hausse des taux lors de la réunion de septembre de la Fed, contre 63,2% mercredi. Coté valeurs, Snowflake SNOW.N a bondi de 16,6% après avoir communiqué des prévisions annuelles solides, ce qui a profité plus largement au secteur des logiciels informatiques. ServiceNow.

Valeur en vue

Carton plein pour Soitec qui a grimpé de 10,3% sur la journée. Le fabricant de matériaux de semi-conducteurs a relevé hier soir pour la deuxième fois en six semaines sa prévision de croissance du chiffre d'affaires au titre du deuxième trimestre de son exercice 2026/2027, à la faveur de la forte demande qui se manifeste pour ses substrats photoniques. Il s'attend à une croissance de ses ventes d'environ 50% sur un an, à périmètre et taux de change constants, par rapport à la même période de l'exercice précédent. Il visait jusqu'ici une croissance de plus de 30% de son activité. Emmanuel Mathot, chez Oddo BHF, salue ces bonnes nouvelles en repassant positif sur le titre, sur lequel il affiche dorénavant une opinion "surperformance", et non plus neutre comme jusqu'à présent.

Vendredi 4 septembre

CAC 40

La séance

Les principales Bourses européennes sont dans le rouge en début de séance, sauf Francfort, les investisseurs faisant preuve de prudence malgré la vague d'optimisme qui traverse les marchés mondiaux après que les déclarations de l'un des gouverneurs de la Fed ont laissé la porte ouverte à un maintien des taux de la banque centrale américaine.

Valeur en vue

GTT s'apprécie dan la foulée d'avis favorables d'analystes. Berenberg a en effet relevé sa recommandation à "acheter" contre "conserver". Par ailleurs, Barclays entame le suivi de la valeur avec une recommandation à "surpondérer".

Laurent Grassin, avec Reuters, AFP et ZoneBourse