Une semaine sur les marchés : le recap du 26 au 30 octobre
information fournie par Boursorama 30/10/2026 à 17:50

recap (Crédits: Boursorama - A. Morris)

Lundi 26 octobre

CAC 40 : +0,83%, à 7.847,32 points, et 3,9 milliards d'euros échangés

La séance du jour

La Bourse de Paris a terminé en hausse la première séance de la semaine, soutenue par un net recul du taux d'emprunt de la France après le maintien de la note du pays par l'agence Moody's. Malgré ce gain, le CAC 40 recule encore de 1,47% depuis le début du mois et de 3,71% depuis janvier.

Sur le marché de la dette, l'OAT à 10 ans est repassé sous la barre des 5%, à 4,90%, contre 5,02% vendredi. L'écart avec le taux allemand de même échéance s'est nettement resserré, à environ 1,54 point de pourcentage contre près de 1,67 vendredi, au plus haut depuis 2011.Les banques ont profité de cette accalmie : Société Générale a gagné 2,03% à 60,87 euros, BNP Paribas 2,43% à 85,55 euros et Crédit Agricole 1,17% à 15,10 euros.

Les investisseurs attendent une semaine chargée, avec les décisions de la banque centrale américaine (Fed) mercredi et de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, ainsi que les résultats trimestriels des géants américains de la tech Alphabet, Microsoft et Amazon.

A New York, l'indice Dow Jones .DJI a gagné 0,28%, à 52.361,58 points. Le S&P 500 a pris 0,70% à 7.676,77 points. Le Nasdaq Composite .IXIC a avancé de son côté de 0,83% à 26.169,381 points. La star du jour, c'est Anthropic, qui a dévoilé son prospectus d'introduction en Bourse et exposé ses ambitions de développer des systèmes d'IA capables de transformer l'économie mondiale.

Valeur en vue

GTT a lourdement décroché après la publication de son chiffre d'affaires pour le 3e trimestre, vendredi soir. Ce dernier s'élève à 183 millions d'euros contre un consensus de 193 millions et même196 millions anticipés par Jefferies. Cet écart s'explique principalement par des revenus de nouvelles constructions plus faibles que prévu. En outre, GTT précise que le conflit en cours au Moyen-Orient et la persistance des incertitudes sur le détroit d'Ormuz continuent de perturber les marchés de l'énergie et du transport maritime. A court terme, le groupe estime que ces perturbations ont un impact limité sur son activité. A long terme, si ces perturbations venaient à se prolonger, leurs effets défavorables devraient rester limités compte tenu de la solidité structurelle du marché du GNL. Ces perturbations expliquent notamment pourquoi les livraisons s'ajustent désormais sur les jalons contractuels initiaux au lieu d'être accélérées comme ces derniers mois. En parallèle du déploiement de son offre digitale et du renforcement de ses activités de services, GTT a toutefois confirmé l'ensemble de ses objectifs annuels pour 2026 et n'observe "aucun signe d'essoufflement de la demande et mène des discussions extrêmement actives avec de nombreux clients", malgré un contexte géopolitique incertain.

Mardi 27 octobre

CAC 40 : +0,51%, à 7.887,14 points et 4 milliards d'euros échangés

La séance du jour

Les Bourses européennes ont terminé en progrès, à l'exception de Londres, le recul des cours pétroliers rassurant avant la série de décisions de politique monétaire et de l'apogée de la saison des résultats d'entreprises. À Paris, le CAC 40 .FCHI a gagné 0,51% à 7.887,14 points. À Francfort, le Dax .GDAXI a avancé de 0,77% tandis qu'à Londres, le FTSE 100 .FTSE a cédé 0,75%. L'indice EuroStoxx 50 .STOXX50E a progressé de 0,86%, le FTSEurofirst 300 .FTEU3 de 0,47% et le Stoxx 600 .STOXX de 0,51%.

À la veille de la décision de la Fed, les cours pétroliers reculent d'environ 1,8% à la faveur des pourparlers de paix en cours au Moyen-Orient, ce qui contribue à rassurer les marchés.

Les rendements obligataires français repartent à la hausse après une brève accalmie observée la veille, la poursuite de la mobilisation sociale et de l'examen par les parlementaires du budget 2027 interrogeant sur le champ d'action pour assainir les finances françaises.

Outre-Atlantique, l'indice Dow Jones .DJI a gagné 0,03%, à 52.377,57 points. Le Standard & Poor's 500 .SPX a pris 0,60% à 7.722,60 points. Le Nasdaq Composite .IXIC a avancé de son côté de 308,43 points, soit 1,18% à 26.477,811 points.

Côté valeurs, l'avionneur américain Boeing BA.N a chuté de 10,7% après avoir fait état d'une perte plus importante que prévu au troisième trimestre.

Valeur en vue

Exosens EXENS.PA recule de près de 5% malgré un bond de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, les investisseurs s'étant concentrés sur la marge brute du fabricant français d'instruments d'optique, lestée par des effets de mix et les coûts de personnel. Le chiffre d'affaires trimestriel du groupe bondit de 23,5% sur un an à 133,8 millions d'euros, porté par une croissance de 15,5% dans le segment "Amplification" et de 23,7% pour "Détection & Imagerie". Exosens confirme également ses perspectives relevées en septembre, le directeur général Jérôme Cerisier saluant dans un communiqué "les avancées dans les projets nucléaires de nouvelle génération, notamment les SMR", qui renforcent les perspectives de croissance à long terme.

Mercredi 28 octobre

CAC 40 : stable à 7.886,96 points et 3,5 milliards d'euros échangés

La séance

Les Bourses européennes ont terminé sur de faibles variations, les investisseurs se préparant aux annonces de la Réserve fédérale (Fed), qui devrait maintenir ses taux ‌inchangés dans la soirée, malgré un contexte toujours marqué par les craintes inflationnistes. À Paris, le CAC 40 a fini inchangé. À Francfort, le Dax a pris 0,42% et à Londres, le FTSE 100 a grappillé 0,07%. L'indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,06%, le FTSEurofirst 300 de 0,09% et ​le Stoxx 600 de 0,06%.

Dans un contexte d'impasse prolongée au Moyen-Orient, les prix du pétrole restent en effet une source de grande ⁠préoccupation. Une nouvelle attaque des Houthis yéménites contre une raffinerie en Arabie saoudite, mardi, a ravivé les inquiétudes concernant les risques liés à l'approvisionnement, tandis qu'un haut responsable iranien a déclaré mercredi à Reuters que l'Iran rejetait les propositions des médiateurs qataris visant à trouver une solution ‌diplomatique au conflit qui l'oppose aux États-Unis.

Valeur en vue

Stellantis a passé la seconde en Bourse avec une progression de +15,4% !  Les investisseurs voulent voir dans les chiffres du trimestre et les propos qui les ont accompagnés la preuve que la ​stratégie du directeur général Antonio Filosa commence à porter ses ⁠fruits. "Nous dépasserons les 6 milliards d'euros de réductions de coûts en rythme annuel d'ici 2028 et au-delà", a dit ‌le directeur financier, Joal Laranjo, au cours d'une téléconférence avec les analystes. Sur les trois mois écoulés, le constructeur automobile a ‌réalisé un bénéfice opérationnel ajusté de 256 millions d'euros, donnant une marge de 0,7%, contre ​0,2% un an plus tôt. L'amélioration de la marge opérationnelle est attribuable ‌à toutes les régions du groupe, notamment l'Amérique du Nord (+340 points de base), à l'exception de l'Europe élargie où la guerre des prix fait rage ​et où la marge de Stellantis (-340 points de base), est négative. Stellantis a également fait état d'un chiffre d'affaires en hausse de 1% à 37,6 milliards mais d'une perte nette de 453 millions sur la période.

Jeudi 29 octobre

CAC 40 : +1,05% à 7.970 points et 3,96 milliards d'euros échangés

La séance

Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse, portées par les très nombeux résultats trimestriels des entreprises, tandis que les annonces ‌de la Banque centrale européenne (BCE) semblent avoir conforté les espoirs des opérateurs quant à une approche modérée de la part de Francfort, visant à freiner l'inflation sans nuire à la croissance. L'institution a, comme prévu, laissé son taux de dépôt inchangé à 2,5% après deux hausses plus tôt cette année, sans exclure un nouveau relèvement des coûts d'emprunt en décembre mais se montrant prudente quant aux risques pesant sur la croissance. Mais avant cela la BCE avait annoncé en fin de matinée que sa présidente Christine Lagarde quitterait ses fonctions en février, avant la fin de son mandat en ⁠octobre, ce qui permettra à Emmanuel Macron d'influencer le choix de son successeur avant de quitter lui-même l'Élysée.

La Bourse de New York a clôturé en baisse jeudi, plombée par les résultats jugés décevants d'Alphabet (Google), qui ravivent les craintes autour de la rentabilité de l'intelligence artificielle (IA). L'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a perdu 1,38 %, l'indice élargi S&P 500 a lâché 0,30 % et le Dow Jones a reculé de 0,25 %.

Pénalisé notamment par un ralentissement de la publicité, Alphabet a plongé de 12,64 % à 283,82 dollars, soit près de 480 milliards de dollars de capitalisation boursière partis en fumée en l'espace d'une séance. Compte tenu de son poids au sein des indices, la chute d'Alphabet a "pesé sur le sentiment des investisseurs à l'égard des valeurs technologiques, en particulier celles les plus exposées à l'univers de l'IA", expliquent les analystes de Briefing.com.

Valeur en vue

Renault a terminé en tête du CAC 40 dans la foulée de sa publication trimestrielle. Sur la période, le chiffre d'affaires a progressé de 1,5% sur un an, à 11,6 milliards d'euros, alors même que les ventes des trois marques (Renault, Dacia et Alpine), en unités, ont baissé de 6%. Pour parvenir à augmenter son chiffre d'affaires, Renault Group peut compter sur les véhicules qu'il construit pour ou avec d'autres, comme le chinois Geely au Brésil.

Vendredi 23 octobre

CAC 40 : -0,01% à 7.969,42 points et 5,2 milliards échangés

La séance

Les Bourses européennes ont terminé stables ou en baisse, affectés par une recrudescence de l'aversion au risque dans le secteur technologique, particulièrement perceptible à ‌New York, tandis que la dette souveraine française est restée sous pression après une contraction inattendue du PIB de la deuxième économie de la zone euro. À Paris, le CAC 40 a fini quasi inchangé (-0,01%) à 7.969,42 points. À Francfort, le Dax a reculé de 0,85% et à Londres, le FTSE 100 grappillé 0,07%. L'indice Euro Stoxx ​50 a abandonné 1,23%, le FTSEurofirst 300 0,40% et le Stoxx 600 0,38%. Sur la semaine, le CAC 40 gagne 2,40% et le Stoxx 600 1,71%.

La dernière séance du mois s'achève sur une recrudescence des inquiétudes concernant l'IA, les résultats des grandes entreprises américaines ayant conduit les investisseurs à constater, une fois de plus et avec méfiance, que la course à cette technologie pèse sur les flux de trésorerie et fait gonfler les dépenses d'investissement.

Peu après la clôture des places européennes, le Nasdaq Composite reculait de 3% à Wall Street et Intel plongeait de près de 30%, faisant reculer dans son sillage les actions du reste ​des fabricants de puces, tels que Nvidia (-4,3%), AMD (-11%), Qualcomm (-11%) ou encore Broadcom (-5,7%). L'indice des semi-conducteurs de Philadelphie perdait quant à lui 8%.

Valeurs en vue

Sanofi a relevé pour la deuxième fois consécutive ses perspectives pour l'ensemble de l'année compte tenu d'un troisième trimestre marqué par un chiffre d'affaires supérieur aux attentes, tiré par la vigueur persistante de son médicament vedette Dupixent. Le groupe pharmaceutique français , qui avait déjà rehaussé ses prévisions pour l'année au deuxième trimestre anticipe désormais un taux de croissance des ventes dans une fourchette indicative à deux chiffres en pourcentage, situé "dans le bas de la dizaine", à taux de change constants, soit généralement de l'ordre de 10 à 13%. Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires a progressé de 16,2 % à 14,44 milliards d'euros, tiré par le Dupixent, la vache à lait du groupe, et les nouveaux lancements de médicaments. Le consensus de Factset tablait sur 13,66 milliards d'euros. Côté rentabilité, le bénéfice net trimestriel a augmenté de 7,8% à plus de 3 milliards d'euros.

Laurent Grassin, avec Reuters, AFP et ZoneBourse