Une semaine sur les marchés : le recap du 18 au 22 mai information fournie par Boursorama 22/05/2026 à 09:10
Lundi 18 mai
CAC 40 : +0,44%, à 7.987,49 points et 4,1 milliards d'euros
La séance
Après un départ à la baisse, le CAC 40 finit la journée en territoire positif, tiraillé entre risques d'inflation, taux élevés et annonces géopolitiques. Les marchés ont rebondi quand l'Iran a répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis pour mettre fin durablement à guerre au Moyen-Orient et pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
En fin de journée, le Brent semblait toutefois s'installer durablement au-dessus des 110 dollars.Or la hausse du pétrole commence à infuser dans le niveau général des prix des principales économies mondiales, où des indicateurs publiés ces dernières semaines montrent une progression de l'inflation, de l'Asie à l'Amérique du Nord en passant par l'Europe.
Sensible aux risques d'inflation, le marché de la dette des Etats est sous pression. Vendredi, le taux d'intérêt de la dette française à échéance dix ans a bondi à près de 3,82%, contre 3,66% jeudi à la clôture. Lundi, le mouvement se poursuit dans un rythme toutefois moins soutenu, avec un rendement proche des 3,78% à la clôture, un niveau inédit depuis mars.
La Bourse de New York a fini en ordre dispersé : l'indice Dow Jones .DJI a progressé de 0,32%, à 49.686,12 points. Le Standard & Poor's 500 .SPX a fini presque stable à -0,07% à 7.403,05 points. Enfin, le Nasdaq Composite .IXIC a reculé de son côté de 134,41 points, soit une baisse de 0,51% à 26.090,73 points. Le compartiment de la technologie a cédé 0,97%, plus fort repli des 11 secteurs industriels du S&P 500.
Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à dix ans a grimpé jusqu'à 4,631%, son plus haut niveau depuis février 2025.
Valeurs en vue
Publicis a terminé la journée en progression d'un peu plus de 6%. Le géant français de la communication a annoncé avoir conclu un accord pour l'acquisition du spécialiste américain des données LiveRamp, un investissement majeur dans la technologie d'une valeur de 2,2 milliards de dollars. "Avec cette acquisition, valorisée 2,2 milliards de dollars en valeur d'entreprise, le groupe (Publicis) poursuit ses investissements dans la technologie, la data et les services d'IA (intelligence artificielle)", souligne Publicis dans un communiqué.
Mardi 19 mai
CAC 40 : -0,07% à 7.981,76 points et 3,7 milliards d'euros échangés
La séance
Le CAC 40 finit la journée en légère baisse alors que les autres places européennes ont terminé dans le désordre : le Footsie britannique a grignoté 0,05% et le Dax allemand a progressé de 0,49%. Les investisseurs ont salué dans un premier temps la perspective d'un accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran avant de se montrer plus prudents par la suite.
Les marchés actions tournent au ralenti depuis vendredi après une vague de ventes dans l'obligataire, ravivée par les craintes d'un resserrement de la politique monétaire des grandes banques centrales pour contenir une envolée de l'inflation due à la flambée des cours pétroliers sur fond de guerre au Moyen-Orient.
Le mouvement de repli a été plus prononcé outre-Atlantique. Le Dow Jones .DJI a cédé 0,65%, à 49.363,88 points, le S&P 500 .SPX a perdu 0,67% à 7.353,61 points et le Nasdaq Composite .IXIC a reculé de son côté de 0,84% à 25.870,71 points. Le rendement des Treasuries à dix ans US10YT=RR grimpait pour le troisième jour d'affilée à 4,687% soit un sommet depuis février 2025.
Les marchés estiment de plus en plus probable que la Réserve fédérale (Fed) procède à une hausse des taux d'intérêt dans un contexte inflationniste. Les investisseurs observeront attentivement mercredi la réunion de l'institution financière pour des indices sur sa politique monétaire.
Valeurs en vue
L'action Vallourec s'est repliée de près de 8% sur la séance après la cession par ArcelorMittal d'environ 23,9 millions d'actions du fabricant français de tubes en acier, représentant environ 1% de son capital social, pour près de 667 millions de dollars américains (573,02 millions d'euros). Selon un communiqué du sidérurgiste, le règlement devrait intervenir aux alentours du 21 mai et le produit de la vente sera redistribué aux actionnaires d'ArcelorMittal via le programme de rachat d'actions en cours. L'opération illustre la stratégie d'ArcelorMittal visant à investir dans des opportunités à fort rendement afin de renforcer sa résilience et sa capacité à "créer de la valeur durable pour ses actionnaires tout au long du cycle économique", a souligné dans le communiqué le directeur financier du groupe Genuino Christino. ArcelorMittal conservera environ 17,3% du capital social de Vallourec et un siège au conseil d'administration, précise le communiqué.
Mercredi 20 mai
CAC 40 : +1,7%, à 8.117,42 points et 4,3 milliards d'euros échangés
La séance
La Bourse de Paris a terminé en nette hausse, profitant des espoirs de résolution du conflit au Moyen-Orient qui ont provoqué un fort repli des prix du pétrole. Les investisseurs ont retrouvé leur optimisme et leur appétit pour le risque après des déclarations du président américain Donald Trump assurant que les négociations avec Téhéran pour trouver une solution au conflit au Moyen-Orient sont entrées dans leur "dernière phase".
Côté US, l'indice Dow Jones .DJI a gagné 1,31%, à 50.009,35 points. Le Standard & Poor's 500 .SPX a pris 1,08% à 7.432,97 points. Le Nasdaq Composite .IXIC a avancé de son côté de 399,65 points, soit 1,55% à 26.270,359 points.
Après avoir clôturé la séance régulière en hausse de 1,3 %, l'action Nvidia NVDA.O a connu une forte volatilité en fin de séance, après que l'entreprise a annoncé un chiffre d'affaires pour le deuxième trimestre supérieur aux prévisions de Wall Street et dévoilé un programme de rachat d'actions de 80 milliards de dollars.
Valeurs en vue
Euronext signe la plus forte hausse du CAC 40 après des résultats appréciés. Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe boursier paneuropéen a engrangé un bénéfice net ajusté en hausse de 17,7%, à 216,1 millions d'euros, et un Ebitda ajusté en progression de 16,7%, à 343,2 millions faisant ressortir une marge de 64,9%, en amélioration de 80 points de base. Son chiffre d'affaires et ses revenus sous-jacents ont progressé de 15,3% pour s'établir à 528,5 millions, les activités non liées aux volumes ayant représenté 56% des revenus totaux et couvert près de 159% des charges opérationnelles hors amortissements. Les services de conservation et de règlement-livraison ont continué de soutenir la croissance des activités post-marché, tandis que les revenus des marchés de capitaux et des solutions de données ont bénéficié du développement commercial, de l'intégration d'Admincontrol et d'Euronext Athènes, ainsi que de la résilience des marchés primaires. Les activités liées aux volumes ont profité d'une forte volatilité des marchés. Les revenus des marchés actions ont bondi de 28,1%, soutenus par la progression des ETF et la dynamique du marché grec, tandis que les activités FICC ont été portées par la hausse des échanges sur les matières premières, les devises et les métaux précieux.
Jeudi 21 mai
CAC 40 : -0,39%, à 8.086 points et 3,9 milliards d'euros
La séance
Léger recul pour l'indice emporté notamment par la guerre au Moyen-Orient, l'annonce de réduction des capacités de production de Stellantis et la condamnation d'Airbus dans l'affaire du crash du vol Air France Rio-Paris en 2009.
Les nouvelles du conflit au Moyen-Orient sont toujours contradictoires. La situation est "sur le fil", entre un accord ou une reprise des hostilités, a déclaré le président américain Donald Trump. En l'absence d'avancée vers la réouverture du détroit d'Ormuz, le prix du pétrole se stabilisait à des niveaux élevés (107,20 dollars le baril de Brent de mer du Nord, +2,08%).
Face à l'inflation, la Banque centrale européenne (BCE) pourrait relever son taux de dépôt lors de sa prochaine réunion mi-juin. En attendant, les taux d'emprunt des Etats sur les marchés obligataires se stabilisent également à un niveau élevé. Le rendement français sur dix ans terminait la journée à 3,73% contre 3,71% la veille.
Côté US, après une ouverture dans le rouge, le Dow Jones a finalement clôturé sur un nouveau record - le premier depuis février - s'établissant à 50.285,66 points en clôture (+0,55%). L'indice Nasdaq a avancé de 0,09% et l'indice élargi S&P 500 a gagné 0,17%. Les espoirs d'une résolution du conflit ont fait chuter les cours du pétrole, à l'issue d'une séance en dents de scie.
En parallèle, les investisseurs n'ont pas été chamboulés jeudi par les résultats publiés mercredi après la clôture par le géant des puces Nvidia (-1,77% à 219,51 dollars), figure de proue de l'engouement du marché pour l'intelligence artificielle (IA). La première capitalisation mondiale a généré un bénéfice net de 58,3 milliards de dollars pour le premier trimestre de son exercice décalé, plus que triplé par rapport à la même période l'an passé, et meilleur qu'anticipé.
Valeur en vue
L'action Elior a violemment décroché au lendemain de la publication des résultats au premier semestre. Le groupe français de restauration collective a abaissé ses perspectives annuelles pour refléter le déploiement décalé des nouveaux contrats et les pressions inflationnistes. Elior, qui tablait précédemment pour 2026 sur une croissance organique de 3% à 4% et marge d'Ebita ajusté hors élément exceptionnel de 3,5% à 3,7%, a abaissé ses prévisions à 1-2% et "environ 3%" respectivement. "(Pour le second semestre), le groupe vise donc une contribution commerciale nette légèrement positive, de sorte que cette dernière soit neutre sur l'exercice 2026", souligne Julien Thomas, analyste chez TP Icap Midcap dans une note. Selon le courtier, les éléments liés au décalage de contrats et à l'intensification de l'inflation sont "largement limités à 2026" et Elior devrait enregistrer un "important redressement" en 2027, citant la contribution de contrats majeurs décalés et "une normalisation de la génération de cash".
Vendredi 22 mai
La séance
Le CAC 40 démarre la dernière séance de la semaine en légère progression, soutenu par le reflux des prix du pétrole et des rendements obligataires en dépit des inquiétudes de plus en plus vives qui entourent la santé de l'économie sur le Vieux Continent.
Valeur en vue
OSE Immunotherapeutics grimpe alors que la biotech annonce les résultats positifs de Topline de l'étude de Phase 2 TEDOVA qui évalue Tedopi (OSE2101), seul ou en combinaison avec pembrolizumab, en traitement d'entretien chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire en rechute platine sensible (PSOC), le critère principal d'évaluation ayant été atteint. Les résultats ont ainsi montré une amélioration statistiquement significative de la survie sans progression pour la combinaison Tedopi-pembrolizumab par rapport à la prise en charge standard (4,1 mois contre 2,8 mois). En comparant les deux groupes d'étude, l'ajout de pembrolizumab à Tedopi a permis de réduire de 28% le risque de progression ou de décès. La société biopharmaceutique précise cependant que la combinaison du pembrolizumab et de Tedopi a été associée à une augmentation de la fréquence des effets indésirables, notamment des événements d'origine immunitaire, cohérente avec le mécanisme d'action de l'immunothérapie.
Laurent Grassin, avec Reuters, AFP et ZoneBourse