Un projet de loi canadien obligerait les entreprises de médias sociaux à supprimer rapidement les contenus préjudiciables
information fournie par Reuters 26/02/2024 à 21:34

((Traduction automatisée par Reuters, veuillez consulter la clause de non-responsabilité https://bit.ly/rtrsauto)) par David Ljunggren

Le Canada a dévoilé lundi un projet de loi visant à lutter contre la haine en ligne, qui obligerait les grandes entreprises à supprimer rapidement les contenus préjudiciables et qui porterait à la prison à vie la peine encourue pour incitation au génocide.

Le gouvernement libéral du Premier ministre Justin Trudeau a présenté ce projet de loi dans le but déclaré de protéger les enfants des prédateurs en ligne.

Le projet de loi prévoit que les grandes entreprises de médias sociaux doivent rapidement supprimer les contenus qui victimisent sexuellement un enfant et les contenus intimes qui sont communiqués sans le consentement de l'intéressé. Dans les deux cas, le contenu devra être supprimé dans les 24 heures, sous réserve d'une procédure de contrôle et d'examen.

Lors d'une conférence de presse, les représentants du gouvernement ont évoqué un "manque de responsabilité et de transparence sur la manière dont les plateformes protègent les utilisateurs des contenus préjudiciables"

Les fournisseurs de contenu devront également mettre en place des protections spéciales pour les enfants, notamment des contrôles parentaux, des paramètres de recherche sécurisés et des étiquettes d'avertissement sur le contenu.

Le projet de loi couvre les médias sociaux, les contenus pour adultes téléchargés par les utilisateurs et les services de diffusion en direct, mais pas les services de messagerie privée et cryptée.

À l'heure où les tensions s'exacerbent en raison de la guerre menée par Israël contre le Hamas à Gaza, le projet de loi prévoit également d'alourdir considérablement les peines encourues par les personnes reconnues coupables d'avoir préconisé ou encouragé un génocide. La peine maximale proposée serait la prison à vie, contre cinq ans actuellement.

Il n'est pas certain que toutes ces dispositions soient intégrées dans la version finale du projet de loi. Le projet de loi doit d'abord être étudié par une commission parlementaire, puis par la chambre haute du Sénat, qui peuvent toutes deux exiger des modifications.

D'autres pays prennent des mesures pour protéger les enfants des dangers de l'internet. En octobre dernier, la loi britannique sur la sécurité en ligne est entrée en vigueur, fixant des normes plus strictes pour les plateformes de médias sociaux.

Le gouvernement canadien a présenté ce projet de loi à un moment où les liens avec les grandes entreprises de l'internet sont tendus en raison de l'exigence d'Ottawa qu'elles paient les éditeurs de presse canadiens pour leur contenu.

Google, la société d'Alphabet, a accepté en novembre dernier de verser 100 millions de dollars canadiens par an aux éditeurs, tandis que Meta a décidé de bloquer les actualités sur Facebook et Instagram au Canada pour éviter les paiements.