Un optimisme modéré souffle en Europe avant les résultats de Nvidia
information fournie par Zonebourse 25/02/2026 à 08:37

La Bourse de Paris devrait poursuivre sa petite progression de la veille ce mercredi dans un contexte d'optimisme à l'approche des résultats trimestriels de Nvidia prévus ce soir, même si les investisseurs continuent de surveiller d'un oeil le bras de fer que se livrent les Etats-Unis et l'Iran, sans que cela ne semble trop affecter la tendance. Vers 8h15, le contrat à terme sur l'indice CAC 40 prend 18,5 points à 8 552 points, une dynamique positive également observée du côté de Francfort qui avance de 0,1% en préouverture.

Après son petit accès de faiblesse de lundi (-0,2%) dû aux turbulences rencontrées à Wall Street en raison des préoccupations sur l'IA, le marché parisien s'était repris hier pour finir sur un gain de près de 0,3% à 8 519,21 points, signant au passage un nouveau record en clôture après avoir établi en cours de séance un plus haut intraday à près de 8 548,3 points.

Les autres places européennes sont restées un peu plus en retrait, à l'image du DAX 40 à Francfort qui avançait plus timidement de 0,1% à 25 021,6 points ou du FTSE 100 de Londres qui était quasiment inchangé à la clôture.

Plus important, Wall Street est parvenue à se remettre dans le bon sens hier soir en effaçant l'essentiel de son lourd repli subi la veille, soutenue par un retour en grâce de plusieurs valeurs technologiques comme IBM, qui avait été massacré lundi (-13%) et en particulier par l'envolée de plus de 8% d'AMD dans le sillage de son contrat historique conclu avec Meta.

Au final, le Dow Jones et le S&P 500 progressaient tous deux d'environ 0,7%, tandis que le Nasdaq 100 s'adjugeait 1,1%.

Elément peut-être plus encourageant, l'indice de volatilité CBOE, considéré comme un indicateur du niveau de peur à New York, s'est replié de près de 7% pour repasser sous le seuil jugé critique des 20 points, tandis que tous les secteurs majeurs du S&P, à l'exception de l'énergie et de la santé, finissaient dans le vert.

A en croire l'orientation des "futures", les marchés d'actions américains devraient rester orientés à la hausse mercredi, le rebond entamé la veille à la faveur de la bonne tenue de la "tech" se poursuivant dans l'espoir d'une publication rassurante de Nvidia, qui dévoilera ses comptes trimestriels dans la soirée.

Un optimisme modéré souffle sur les marchés avant la publication de la première capitalisation boursière mondiale, qui verra les investisseurs examiner chaque chiffre à la loupe, avec l'objectif de détecter le moindre signe de ralentissement ou, au contraire, confirmer la solidité de la dynamique qui porte le secteur du matériel informatique.

Les spécialistes s'attendent à ce que le fabricant de processeurs publie des résultats au-dessus des attentes et relève ses prévisions annuelles, mais surtout qu'il se montre rassurant sur son carnet de commandes.

"Nvidia va être le vrai juge de paix", préviennent les analystes de Saxo Banque. "Ses résultats vont permettre de savoir si la frénésie autour de l'IA repose sur de vrais budgets ou sur du vent", rappelle la banque danoise.

"Au fond, ses comptes constituent l'indicateur le plus fiable du secteur, parce qu'une puce ne sort de l'usine que si quelqu'un a réellement sorti son carnet de chèques pour financer la construction de son infrastructure", insiste Saxo.

Une certaine prudence pourrait cependant rester de mise au lendemain du discours sur l'état de l'Union prononcé mardi par Donald Trump, le plus long dans l'histoire du pays (1h47) au cours duquel le président américain a accusé l'Iran de reprendre la construction de son arsenal nucléaire et sembler vouloir préparer l'opinion publique à une opération militaire dans le pays.

Côté statistiques, la séance s'annonce particulièrement calme, même si les investisseurs prendront connaissance dans le courant de la matinée des chiffres définitifs de l'inflation en zone euro, dont le ralentissement de 2% à 1,7% sur un an en janvier devrait être confirmé.

Pas de changement attendu non plus au niveau de la deuxième estimation de la croissance allemande au quatrième trimestre, qui devrait encore ressortir en hausse de 0,3% sur les trois derniers mois de l'année sous l'effet de la vigueur des dépenses des ménages et des administrations publiques, à rebours d'un commerce extérieur plus fragile.