Un milliardaire tchèque proposerait 30 milliards d'euros pour Delfin
information fournie par Zonebourse 30/10/2026 à 08:26

Michal Strnad, dirigeant du groupe coté de défense Czechoslovak Group (CSG), aurait fait une offre pour racheter la société d'investissement de la famille Del Vecchio, actionnaire d'EssilorLuxottica, selon Il Domani. La proposition survient alors que les huit héritiers, qui se partagent à parts égales le capital de Delfin, sont de plus en plus divisés.

Le milliardaire tchèque Michal Strnad a proposé 30 milliards d'euros pour racheter Delfin, la société d'investissement de la famille Del Vecchio et actionnaire clé d'EssilorLuxottica. L'offre, révélée par le quotidien italien Il Domani, survient alors que les tensions montent entre les héritiers de Delfin.

Il Domani a publié une lettre datée du 20 octobre détaillant la proposition. "Je recherche des investissements à long terme dans des entreprises actives dans des secteurs situés au sommet de leur chaîne de valeur. Delfin correspond parfaitement à ma stratégie d'investissement", écrit Strnad. Jan Osuch, porte-parole d'AKIPIA, qui supervise une partie des activités d'investissement de Strnad hors défense, a indiqué à Reuters que le groupe ne commentait pas les spéculations de marché.

Strnad, 34 ans, dirige l'entreprise familiale de défense Czechoslovak Group (CSG N.V), cotée à Amsterdam depuis le début de l'année. Leonardo Maria Del Vecchio, l'un des six enfants du défunt fondateur de Luxottica, a confirmé avoir été informé d'une offre d'un investisseur étranger. "L'oeuvre d'une vie de mon père doit rester une partie du patrimoine italien", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le capital de Delfin est réparti à parts égales entre les huit héritiers : les six enfants Del Vecchio, sa veuve Nicoletta Zampillo et le fils de celle-ci issu d'un précédent mariage. Une cession nécessiterait une décision quasi-unanime de ces héritiers, de plus en plus en désaccord. Basée au Luxembourg, Delfin détient, outre sa participation dans EssilorLuxottica, des parts dans l'assureur Generali et les banques italiennes Banca Monte dei Paschi di Siena et UniCredit, pour une valeur de marché totale estimée à 43 milliards d'euros. Delfin a refusé de commenter l'offre.