Un groupe d'experts mexicains recommande le recours exclusif à l'eau de mer pour la fracturation hydraulique et son interdiction à Tampico-Misantla information fournie par Reuters 06/08/2026 à 20:35
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Un groupe d'experts nommé jeudi par la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a recommandé d'interdire la fracturation hydraulique dans le bassin de Tampico-Misantla et de n'utiliser que de l'eau salée pour les projets menés ailleurs dans le pays.
Ces recommandations, présentées lors de la conférence de presse quotidienne de Mme Sheinbaum, visent à protéger la biodiversité et les populations locales. Le groupe d’experts a également appelé à poursuivre l’évaluation de deux bassins situés au nord du pays en tant que sites potentiels pour l’extraction de gaz non conventionnel.
* Le groupe d’experts a recommandé d’interdire l’extraction de gaz non conventionnel dans le bassin de Tampico-Misantla, qui s’étend sur l’État de Veracruz, au bord du golfe du Mexique, en invoquant la biodiversité et la forte densité de population.
* Un seul puits de fracturation hydraulique consomme entre 50.000 et 70.000 mètres cubes d’eau, selon José Antonio Hernández, chercheur à la faculté d’ingénierie de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM).
* L’eau salée présente à des profondeurs comprises entre 1.000 et 1.500 mètres (3 280 et 4 920 pieds) a été identifiée comme la source idéale pour ces opérations, car sa salinité et ses propriétés chimiques la rendent impropre à la consommation humaine.
* Le groupe d’experts a recommandé une évaluation plus approfondie des bassins de Sabinas-Burro-Picachos et de Burgos, dans le nord du Mexique. Parmi les trois bassins évalués, celui de Sabinas-Burro-Picachos présente le plus grand potentiel en gaz non conventionnel.
* Reuters a rapporté mercredi que les experts s’apprêtaient à exclure le bassin de Tampico-Misantla de la fracturation hydraulique malgré son potentiel pétrolier et gazier, en raison des risques d’opposition des populations déjà observés lors de projets menés par la compagnie pétrolière d’État Pemex dans des zones densément peuplées de Veracruz.
* Mme Sheinbaum a nommé ce groupe d'experts en avril afin d'évaluer la viabilité de l'exploitation du gaz non conventionnel au Mexique.