par Sudip Kar-Gupta
PARIS, 27 mai (Reuters) - La présence de Benoît d'Angelin,
banquier d'affaires français installé à Londres, parmi les
conseils de Fiat Chrysler Automobiles FCHA.MI pour son projet
de fusion avec Renault RENA.PA pourrait faciliter un mariage
entre les deux constructeurs en raison de ses liens avec
Emmanuel Macron.
FCA a proposé lundi une fusion entre égaux à Renault, qui va
l'étudier avec intérêt, et a cité la banque D'Angelin&Co parmi
ses conseils aux côtés de Goldman Sachs GS.N et Nomura
9716.T .
Benoît d'Angelin, âgé de 57 ans, fait partie des banquiers
français installés à Londres ayant contribué financièrement à la
campagne victorieuse d'Emmanuel Macron à l'élection
présidentielle de 2017 en France.
Cette relation pourrait s'avérer précieuse dans le dossier
Renault-Fiat alors que l'Etat français est actionnaire à hauteur
de 15% du groupe au losange.
"La présence de D'Angelin&Co aux côtés de Fiat Chrysler est
intéressante car elle pourrait faciliter les discussions avec le
gouvernement français, qui est le premier actionnaire de
Renault", souligne Grégoire Laverne, gérant de fonds chez
Roche-Brune Asset Management.
Le mandat confié par Fiat Chrysler illustre l'importance
croissante de D'Angelin&Co dans le monde des
fusions-acquisitions. La banque a récemment conseillé Kering
PRTP.PA sur la scission de Puma et Atos ATOS.PA sur la
séparation de Worldline WLN.PA .
Benoît d'Angelin a créé cet établissement en 2016 après
avoir travaillé au cours de sa carrière chez Crédit Lyonnais,
UBS UBSG.S , BNP Paribas BNPP.PA et Lehman Brothers.
D'après un avis auprès de la Companies House, l'équivalent
britannique du registre du commerce, D'Angelin&Co a réalisé en
2017 un chiffre d'affaires de 10,2 millions de livres (11,55
millions d'euros) et un bénéfice net de 3,7 millions.
(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc
Joanny)