UBS étudie des options à l'étranger au cas la réglementation suisse devient insupportable à ses yeux selon des sources
information fournie par Reuters 16/10/2026 à 10:39

Le logo de la banque suisse UBS à Zurich

UBS étudie différents scénarios, dont ‌un déménagement de son siège social ou une fusion avec une autre banque, ​au cas où la Suisse adopterait de nouvelles règles bancaires que le groupe jugerait excessivement strictes, selon trois sources proches du dossier.

La Suisse élabore un projet de ​loi visant à instaurer des règles plus strictes afin d'éviter qu'un cas tel que la faillite de ​Credit Suisse ne se reproduise, en exigeant ⁠qu'UBS couvre l'intégralité de la valeur comptable de ses filiales étrangères en Suisse ‌en fonds propres de première catégorie (CET1).

Une commission de la chambre basse de l'Assemblée fédérale entamera, dans le courant du mois, l'examen ​des dispositions adoptées en septembre ‌par la chambre haute, UBS ayant déjà laissé entendre qu'elle ⁠les jugeait intolérables.

Un groupe au sein de la banque examine actuellement différentes options, parmi lesquelles figure l'établissement d'une liste de petites banques américaines qu'UBS pourrait éventuellement racheter, ⁠ainsi que la ‌perspective d'un rachat de la banque elle-même, selon les sources.

Aucune discussion ⁠n'est en cours à ce stade, ont précisé ces sources.

UBS a déclaré ‌ne pas commenter "les spéculations ni les opinions exprimées sur ces questions".

Le ⁠quotidien Financial Times a rapporté vendredi que le gouvernement britannique avait ⁠discuté cette année ‌avec UBS d'un possible déménagement à Londres si le groupe devait changer de siège ​social.

UBS a obtenu en mars une ‌licence bancaire américaine et souhaite développer ses activités dans le pays, mais les règles élaborées par Zurich ​visent notamment à réduire le risque auquel les contribuables suisses pourraient être exposés si la banque subissait des pertes aux États-Unis.

La banque d'investissement américaine Morgan ⁠Stanley serait, en théorie, le partenaire idéal pour UBS, d'après des personnes proches de la réflexion.

La banque suisse a déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'envisageait pas de déménager et qu'elle accordait une grande importance à son ancrage en Suisse.

(Oliver Hirt, avec la contribution de Dave Graham et Ariane Luthi; version française Augustin Turpin, édité ​par Benoit Van Overstraeten)