Ubisoft résiste au troisième trimestre, porté par "Assassin's Creed" et "Avatar" information fournie par Boursorama avec AFP 12/02/2026 à 17:57
Confronté cette semaine à une grève de ses salariés et en pleine réorganisation, le géant français des jeux vidéo Ubisoft a présenté jeudi un chiffre d'affaires stable au troisième trimestre, à 318 millions d'euros, notamment grâce au succès de ses principales franchises.
Porté par des partenariats plus importants qu'anticipés et les jeux "Assassin's Creed", le groupe signe, pour la période d'octobre à décembre de son exercice décalé 2025/2026, un trimestre "solide" et "au-delà de nos attentes", a indiqué son PDG Yves Guillemot dans un communiqué.
Les "réservations nettes" ("net bookings"), indice de référence du groupe qui désigne les ventes hors revenus différés, ont progressé de près de 12% sur un an, à 337,7 millions d'euros.
Sur les neuf premiers mois (avril-décembre), cet indicateur est en hausse de 17,6%, à 1,1 milliard d'euros, porté par le succès des jeux "Assassin's Creed", "The Division" et "Avatar".
Sorti en décembre 2023, "Avatar: Frontiers of Pandora" a connu un regain d'intérêt grâce à une nouvelle extension et la sortie au cinéma du troisième volet de la saga en décembre.
Comme annoncé en janvier lorsqu'il a dévoilé son projet de réorganisation, le groupe prévoit désormais une perte opérationnelle d'un milliard d'euros sur l'année, à cause de l'annulation et du décalage de plusieurs titres ainsi que le report de certains partenariats.
Il anticipe également un net bookings en baisse sur l'année, à environ 1,5 milliard d'euros.
En pleine réorganisation interne, Ubisoft a fait face cette semaine à un mouvement de grève de trois jours qui a mobilisé mardi plusieurs centaines d'employés parmi les 3.800 qu'il compte en France.
Ceux-ci dénonçaient notamment la récente décision de la direction de revenir à cinq jours de présentiel par semaine.
Empêtré dans des difficultés financières et confronté à un marché plus sélectif et concurrentiel, l'éditeur va adopter un nouveau modèle opérationnel pour se relancer. Cette réorganisation interne de ses studios s'accompagne également d'un nouveau plan de réduction des coûts d'au moins 200 millions d'euros sur deux ans.
Fin janvier, Ubisoft a également annoncé son intention de supprimer "jusqu'à 200 postes" au sein de son siège à Saint-Mandé (Ile-de-France), qui compte environ 1.100 employés.
Soumis à plusieurs plans d'économies depuis 2023, Ubisoft a fermé plusieurs de ses studios à l'étranger, notamment à San Francisco (États-Unis), Osaka (Japon), Leamington (Royaume-Uni) et Halifax (Canada), et mené des restructurations à Abu Dhabi, en Finlande ou en Suède.
Le numéro 1 français, qui compte environ 17.000 salariés dans le monde, s'est séparé de plus de 3.000 employés ces dernières années.