SAN FRANCISCO/BANGALORE, 30 mai (Reuters) - Uber
Technologies UBER.N a publié jeudi une perte d'un milliard de
dollars et une hausse de 20% de son chiffre d'affaires à
l'occasion de sa première publication de résultats trimestriels
depuis son introduction en Bourse au début du mois, des chiffres
qui s'avèrent en ligne avec les prévisions données par le groupe
de services de transport.
Le chiffre d'affaires du premier trimestre clos fin mars
s'élève à 3,1 milliards de dollars, en haut de la fourchette de
prévision d'Uber pour le trimestre, et la perte d'un milliard de
dollars est conforme à l'estimation de la firme (entre 1,0 et
1,1 milliard).
Le directeur financier d'Uber, Nelson Chain, a indiqué que
le groupe avait commencé à voir "des prix moins agressifs" de la
part de ses concurrents.
L'action Uber gagnait 2,6% dans les transactions
électroniques après la clôture.
Alors que la valeur a perdu plus de 10% par rapport à son
cours d'introduction en Bourse de 45 dollars, le PDG d'Uber,
Dara Khosrowshahi, doit convaincre les investisseurs que son
groupe peut être rentable sur toutes ses activités - des
services de conduite à la livraison de repas - dans un contexte
concurrentiel accru.
Les résultats publiés jeudi par Uber sont conformes aux
objectifs de la société nouvellement cotée, ce qui devrait
rassurer certains investisseurs.
Les coûts ont augmenté de 35% sur le trimestre, le groupe
ayant investi massivement pour son lancement en Bourse le 10
mai. Les réservations brutes - une mesure de la valeur totale
des trajets avant les frais de chauffeur et autres dépenses -
ont progressé de 34 % sur un an, pour atteindre 14,6 milliards
de dollars.
Les réservations ressortent en hausse de 3,4 % par rapport
au trimestre précédent, ce qui témoigne de la difficulté de
recruter de nouveaux passagers sur des marchés saturés.
"Nous n'hésiterons pas à investir pour défendre notre
position de marché mondiale", a indiqué Nelson Chai.
Uber est la plus importante société de la Silicon Valley à
s'être introduit en Bourse cette année dans un contexte de
marché perturbé par un regain de tensions commerciales entre les
Etats-Unis et la Chine.
Le groupe fait aussi face à un durcissement de la
réglementation dans plusieurs pays et à un conflit social avec
ses chauffeurs sur les salaires.
(Alexandria Sage à San Francisco et Arjun Panchadar à
Bangalore, Blandine Hénault pour le service français)