Trump ravive les tensions, les marchés européens fléchissent information fournie par Zonebourse 20/01/2026 à 12:16
Les marchés européens continuent de nettement reculer dans un contexte géopolitique très pesant et face aux menaces de taxes douanières brandies par Donald Trump. Les tensions sont toujours palpables entre les Etats-Unis et l'Europe autour de la question du Groenland. Vers 12h, le CAC 40 perd 1,27%, repassant sous la barre des 8 100 points : 8 009,02. L'indice phare parisien se dirige vers une septième séance de suite dans le rouge. L'Eurostoxx 50 cède 1,29% à 5 849,12 points.
Hier, Donald Trump a menacé d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français, en réponse au refus d'Emmanuel Macron de rejoindre son Conseil de paix. "A-t-il vraiment dit ça ? Personne ne veut [d'Emmanuel Macron], car il ne sera très bientôt plus au pouvoir. Ce n'est pas grave", a-t-il ironisé en réponse à des journalistes depuis un aéroport en Floride, avant son départ pour le Forum économique mondial à Davos (Suisse). Suite à ces menaces de taxe sur ce secteur, LVMH et Rémy Cointreau chutent à Paris tout comme Diageo à Londres.
Samedi, le président américain avait confirmé qu'il imposera des droits de douane supplémentaires de 10% à partir du 1er février sur les marchandises en provenance du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Finlande et de la Grande-Bretagne. Ce taux augmentera à 25% le 1er juin si aucun accord n'était conclu sur le Groenland, territoire convoité par les Etats-Unis.
Sur ce sujet, Trump a affirmé que les dirigeants européens ne vont pas "résister beaucoup" à son projet de s'emparer du Groenland.
"La réaction sidérée des Européens a été unanime : éviter toute escalade et privilégier la négociation avec les États-Unis. Néanmoins, les commentaires des dirigeants européens ont également convergé vers la défense de l'indépendance du Groenland au sein du Royaume du Danemark, de l'Union européenne et de l'OTAN, ainsi que vers le refus du chantage américain", a souligné Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBP AM.
"L'issue de cette nouvelle crise provoquée par les États-Unis reste difficile à déterminer à ce stade. Néanmoins, il apparaît clairement qu'elle génère une forte incertitude et freine l'expansion économique des deux côtés de l'Atlantique", a-t-il ajouté.
Renault en forme
Du côté de la cote, Renault ( 0,39% à 31,27 euros) enregistre une des plus fortes hausses du CAC 40 à la faveur d'une solide performance commerciale 2025. Les ventes du constructeur automobile sont en progression de 3,2%, à près de 2,337 millions d'unités, dans un marché en hausse de seulement 1,6%.En outre, TotalEnergies ( 0,32% à 56,29 euros) progresse légèrement après avoir fait état ce mardi d'une hausse de sa marge de raffinage en Europe au quatrième trimestre, une dynamique favorable qui s'est accompagnée d'une nette augmentation de sa production. Capgemini se replie de près de 3% en revanche. Dans un communiqué destiné à l'AFP, l'entreprise de services du numérique a indiqué envisager jusqu'à 2400 suppressions de postes via des reclassements et des départs volontaires. Cette décision doit permettre de faire au ralentissement de l'activité en France.
En Europe, le groupe allemand de produits de consommation courante Henkel recule légèrement à Francfort après avoir confirmé des discussions avec Wendel pour racheter l'entreprise néerlandaise Stahl (spécialiste des produits chimiques destinés au traitement de surface et au revêtement qui fait partie du portefeuille de Wendel).
Ce mardi, Wall Street va reprendre du service après un week-end prolongé dû au Martin Luther King Day.
Hier, Donald Trump a menacé d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français, en réponse au refus d'Emmanuel Macron de rejoindre son Conseil de paix. "A-t-il vraiment dit ça ? Personne ne veut [d'Emmanuel Macron], car il ne sera très bientôt plus au pouvoir. Ce n'est pas grave", a-t-il ironisé en réponse à des journalistes depuis un aéroport en Floride, avant son départ pour le Forum économique mondial à Davos (Suisse). Suite à ces menaces de taxe sur ce secteur, LVMH et Rémy Cointreau chutent à Paris tout comme Diageo à Londres.
Samedi, le président américain avait confirmé qu'il imposera des droits de douane supplémentaires de 10% à partir du 1er février sur les marchandises en provenance du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Finlande et de la Grande-Bretagne. Ce taux augmentera à 25% le 1er juin si aucun accord n'était conclu sur le Groenland, territoire convoité par les Etats-Unis.
Sur ce sujet, Trump a affirmé que les dirigeants européens ne vont pas "résister beaucoup" à son projet de s'emparer du Groenland.
"La réaction sidérée des Européens a été unanime : éviter toute escalade et privilégier la négociation avec les États-Unis. Néanmoins, les commentaires des dirigeants européens ont également convergé vers la défense de l'indépendance du Groenland au sein du Royaume du Danemark, de l'Union européenne et de l'OTAN, ainsi que vers le refus du chantage américain", a souligné Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBP AM.
"L'issue de cette nouvelle crise provoquée par les États-Unis reste difficile à déterminer à ce stade. Néanmoins, il apparaît clairement qu'elle génère une forte incertitude et freine l'expansion économique des deux côtés de l'Atlantique", a-t-il ajouté.
Renault en forme
Du côté de la cote, Renault ( 0,39% à 31,27 euros) enregistre une des plus fortes hausses du CAC 40 à la faveur d'une solide performance commerciale 2025. Les ventes du constructeur automobile sont en progression de 3,2%, à près de 2,337 millions d'unités, dans un marché en hausse de seulement 1,6%.En outre, TotalEnergies ( 0,32% à 56,29 euros) progresse légèrement après avoir fait état ce mardi d'une hausse de sa marge de raffinage en Europe au quatrième trimestre, une dynamique favorable qui s'est accompagnée d'une nette augmentation de sa production. Capgemini se replie de près de 3% en revanche. Dans un communiqué destiné à l'AFP, l'entreprise de services du numérique a indiqué envisager jusqu'à 2400 suppressions de postes via des reclassements et des départs volontaires. Cette décision doit permettre de faire au ralentissement de l'activité en France.
En Europe, le groupe allemand de produits de consommation courante Henkel recule légèrement à Francfort après avoir confirmé des discussions avec Wendel pour racheter l'entreprise néerlandaise Stahl (spécialiste des produits chimiques destinés au traitement de surface et au revêtement qui fait partie du portefeuille de Wendel).
Ce mardi, Wall Street va reprendre du service après un week-end prolongé dû au Martin Luther King Day.