(Actualisé avec réaction de Google §7)
WASHINGTON, 6 août (Reuters) - Donald Trump a déclaré mardi,
sans fournir de preuves, que Google GOOGL.O s'était efforcé de
ternir sa campagne électorale en 2016 et il a prévenu qu'il
surveillait "de très près" le géant de la technologie en
prévision du prochain scrutin présidentiel aux Etats-Unis en
2020.
Dans une série de messages sur Twitter, le président
américain renouvelle ses attaques contre Google et son patron
Sundar Pichai, qu'il a reçu le mois dernier à la Maison blanche,
évoquant ses interrogations sur les liens du moteur de
recherches avec l'armée chinoise malgré les déclarations de sa
propre administration selon lesquelles cette activité aurait été
limitée.
Donald Trump, qui va tenter de se faire réélire en 2020,
laisse entendre que Google a tenté de favoriser Hillary Clinton
en 2016 en supprimant les articles négatifs à l'encontre de son
adversaire démocrate tout en mettant en avant ceux susceptibles
de lui causer du tort.
"Très illégal tout ça", écrit-il. "Nous surveillons Google
de très près."
Il ne fournit aucune preuve et aucune procédure officielle
n'a été engagée contre Google.
Des représentants de la Maison blanche n'ont pas répondu
dans l'immédiat aux demandes d'explications sur les mesures que
pourrait prendre l'administration contre le groupe californien.
Dans une déclaration transmise par courriel, Google se
défend de céder à toute "orientation politique". "Déformer les
résultats à des fins politiques nuirait à notre activité et
irait à l'encontre de notre mission de fournir des contenus
utiles à l'ensemble de nos utilisateurs", ajoute le groupe.
Donald Trump s'en est pris régulièrement à Google et à
d'autres géants du numérique en se faisant l'écho des critiques
du camp conservateur, les accusant de partialité.
Les parlementaires américains ont pour leur part évoqué des
mesures de régulation du secteur numérique et des réseaux
sociaux après la découverte d'éléments indiquant une tentative
d'ingérence russe via ces outils technologiques dans l'élection
présidentielle américaine de 2016.
(Susan Heavey
Bertrand Boucey pour le service français)