Thales se désendette fortement grâce à des ventes en hausse
information fournie par Boursorama avec AFP 23/07/2026 à 08:19

( AFP / LIONEL BONAVENTURE )

Le groupe français de hautes technologies de défense et aéronautique Thales a indiqué jeudi s'être fortement désendetté depuis un an, profitant d'une conjoncture porteuse dans ces secteurs.

Le groupe a fait état d'un bénéfice net (part du groupe) en baisse de 27% à 485 millions d'euros lors de ce semestre.

Cette baisse s'explique entièrement par une provision pour pertes annoncée début juillet, après l'abandon par l'Allemagne d'une commande de frégates, les F126. Cela a pesé à hauteur de 331 millions d'euros sur le résultat net de Thales.

Le groupe a néanmoins confirmé ses prévisions pour l'ensemble de 2026, dont une marge opérationnelle (Ebit ajusté) comprise entre 12,6% et 12,8%, contre 12,4% en 2025 et 11,8% en 2024.

"Grâce à une dynamique commerciale favorable dans l’ensemble de ses activités, et à la hausse continue de ses capacités de production pour répondre à la demande de ses clients, le Groupe entame le second semestre 2026 avec confiance", a commenté Thales dans un communiqué.

La bonne tenue du chiffre d'affaires (+6,7% à 10,95 milliards d'euros) et des coûts a permis d'améliorer les finances.

La dette nette du groupe, qui était encore de 3,4 milliards d'euros fin juin 2025, a ainsi été réduite de 85% en un an, à 519 millions.

Le directeur général Patrice Caine a salué, lors d'une visioconférence avec la presse avant la publication des résultats, "une performance exceptionnelle", avec une amélioration de la trésorerie "très, très importante".

Interrogé sur la baisse du cours de Bourse après l'annonce en avril du chiffre d'affaires du premier trimestre, inférieur aux prévisions des analystes, M. Caine a souligné que Thales affichait régulièrement des résultats conformes à ses projections.

"C'est un peu la marque de fabrique de Thales: on dit ce qu'on fait, on fait ce qu'on dit. On est assez prévisible de ce point de vue-là", a-t-il considéré.

Les commandes reçues au premier semestre, en hausse de 20% à près de 12,5 milliards d'euros, dépassent ainsi la prévision moyenne des analystes publiée par le groupe, qui était aux alentours de 10,5 milliards.

La croissance des commandes est la plus forte dans la défense (+28%, dans un secteur qui représente 58% du chiffre d'affaires), légèrement devant l'aéronautique (+23%), tandis que dans la cybersécurité et le numérique elles ont baissé (-4%).